Vous rêvez d'être astronaute ? C'est le moment : la Nasa lance une campagne de recrutement

Vous rêvez d'être astronaute ? C'est le moment : la Nasa lance une campagne de recrutement
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ESPACE - La Nasa et l'Agence spatiale européenne recrutent des astronautes. Il est très facile de s'inscrire aux épreuves de sélection. Cependant, il y a très peu d'élus. L'ancien astronaute Jean-François Clervoy nous livre ses conseils d'expert.

Vous rêvez depuis toujours de devenir astronaute ? Sachez que l’Agence spatiale américaine s’apprête à lancer une nouvelle campagne de sélection. Sans surprise, il y aura très peu d’élus. Pour la dernière promotion, recrutée en 2017 et officiellement diplômée en janvier dernier, pas moins de 18.000 personnes s'étaient portées candidates. Douze avaient été retenues à l'issue des épreuves. Car, pour devenir astronaute, il faut remplir un certain nombre de critères.

Jean-François Clervoy, trois vols à bord de la "Navette spatiale américaine" au compteur et en charge du recrutement à l’Agence spatiale européenne (Esa), en sait quelque chose. Une équipe de TF1 l'a rencontré afin qu'il vous livre ses conseils d’expert : "D’abord, il faut avoir une tête bien remplie, être diplômé d’un master (Bac +5) ou d’un doctorat (Bac +7). Et il faut aussi un mental compatible avec le travail en équipe ainsi que de l’adresse gestuelle, car astronaute est d’abord un métier d’opérateur", souligne-t-il. 

Je sauve ma peau ou je sauve la peau de mon collègue en mettant la mienne en danger ? - Jean-François Clervoy, ancien astronaute.

Pour espérer rejoindre la Nasa en tant qu'astronaute, le candidat doit aussi être âgé de de 27 à 37 ans, avoir la citoyenneté américaine et mesurer entre 1m53 et 1m90. Et pour cause : plus petit, il flotterait dans sa combinaison ; et plus grand, il ne rentrerait plus dans la capsule. Le candidat doit en outre avoir une santé de fer et dix sur dix à chaque œil, avec ou sans lunette. Ses articulations doivent être parfaites. 

Mais c'est surtout son équilibre mental qui va être scruté à la loupe. En effet, lors des épreuves de sélection, l'aspirant astronaute va être bombardé de tests psychologiques. Il devra notamment participer à des jeux de rôle et faire face à des dilemmes cornéliens. "Je sauve ma peau ou je sauve la peau de mon collègue en mettant la mienne en danger ? Il n’y a pas forcément de bonne solution. Ce qui est intéressant, c’est de voir comment le candidat va réagir : est-ce qu’il rougit tout de suite ? Est-ce qu’il stresse ? Est-ce qu’on le voit hésiter ? Ou bien, est-ce que d’emblée il est à la recherche de la solution ?"

Plus globalement, pour embrasser la carrière de voyageur de l'espace, il faut aussi être polyvalent car dans l’espace il faudra être à la fois électricien, informaticien, ingénieur et même plombier. Car vous serez peut-être un jour amené, comme Thomas Pesquet, à réparer les toilettes de la Station spatiale internationale (ISS). Un bon sens de l’humour ne sera pas superflu pour supporter tout cela.

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L'Esa va aussi recruter de nouveaux astronautes

Parmi les recrues de la nouvelle promotion, déjà affublée du surnom de "génération Artémis" (du nom du programme américain pour retourner sur la Lune), pourrait bel et bien figurer le premier Homme à poser le pied sur le sol martien. "C'est un moment incroyable dans l'histoire des vols habités pour devenir astronaute", a déclaré Jim Bridenstine, l'administrateur de la Nasa.  Actuellement, quarante-huit astronautes appartiennent au corps actif, basé à Houston, au Texas. Depuis les années 1960, l'Agence spatiale américaine a recruté seulement 350 astronautes.

Pour ceux qui n’ont pas la nationalité américaine, rien n’est perdu toutefois. L’Esa devrait, elle aussi, lancer fin 2020 une campagne de recrutement. Ce sera la 4e promotion seulement après celles de 1978, 1992 et 2009 (celle de Thomas Pesquet). Cette décision a été confirmée lors de la conférence ministérielle triennale qui se déroulait en novembre dernier à Séville (Espagne) et pendant laquelle les pays membres de l’Esa ont pris la décision de consacrer un budget record de 14,4 milliards d’euros à l’agence.  Les critères de sélection n’ont pas encore été définis. Mais ils ne devraient pas être très différents de ceux présentés dans cette brochure il y a dix ans.

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