1er mai à la Pitié-Salpêtrière : l'IGPN saisie après la publication d'une vidéo montrant des policiers frappant un étudiant

1er mai à la Pitié-Salpêtrière : l'IGPN saisie après la publication d'une vidéo montrant des policiers frappant un étudiant

VIOLENCES - La préfecture de police a saisi l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) après la publication d'une vidéo montrant des policiers frappant un étudiant dans la résidence universitaire de la Pitié-Salpêtrière, le 1er mai 2019.

Après la publication par Mediapart du récit d'un étudiant du Crous de la Pitié-Salpêtrière, affirmant, vidéo à l'appui, avoir été frappé par des membres des policiers, l'IGPN a été saisie, a annoncé le parquet de Paris à l'AFP. La vidéo qui circule date du 1er mai 2019, jour de la Fête du travail. On y voit des policiers à moto, souvent comparés aux "voltigeurs" interdits depuis 1986 et la mort de l'étudiant Malik Oussekine, asséner au moins un coup de matraque à cet étudiant, à l'intérieur de la résidence universitaire du 13e arrondissement de la capitale. Des violences qui, racontent des témoins et la victime des coups à Mediapart, ont eu lieu alors que l'étudiant, qui observait la manifestation déborder, de loin, serait retourné en courant dans sa résidence, craignant de subir une charge de la part des CRS.

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Un repli qui aurait décidé les agents à le prendre en chasse. "Je leur ai dit à plusieurs reprises : 'J'habite ici.' J'avais mes papiers, les clés de ma chambre et j’étais prêt à tout leur montrer", a-t-il expliqué à Mediapart, ajoutant que ni lui ni son frère, également présent et blessé, n'avaient l'intention de porter plainte. 

Pendant ce temps-là, une trentaine de manifestants, cherchant à échapper aux gaz lacrymogènes, faisait irruption dans le célèbre hôpital du 13e arrondissement. Un événement qui avait poussé le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner à s'indigner d'une "attaque" de l'établissement, croyant également voir dans cette tentative d'intrusion une volonté de s'en prendre à un CRS hospitalisé... arrivé en réalité plus tard. Une version depuis battue en brèche par les témoignages des soignants et les vidéos prises lors cette après-midi, entre autres sur LCI, qui appuyaient tous l'hypothèse d'un mouvement de panique de la part des manifestants, qui ont tout de même été placés en garde à vue avant d'être relâchés.

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