Grève des urgences : les soignants en colère votent la poursuite du mouvement

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MOUVEMENT SOCIAL - Dans un communiqué publié dans ce lundi soir, le collectif InterUrgences a annoncé avoir voté la poursuite du mouvement de grève entamé mi-mars dans les urgences hospitalières. Les 70 millions d'euros débloqués par le gouvernement étant jugés "insatisfaisants".

Ils ne lâcheront pas. Le collectif InterUrgences qui regroupe les services d'urgences hospitalières en grève, a voté la poursuite du mouvement, ce lundi soir. Dans un communiqué, les grévistes expliquent que la somme de 70 millions d'euros mise sur la table par le gouvernement pour apaiser la colère, est "insatisfaisante au regard de nos revendications. A ce jour, ils estiment à 120 le nombre de services concernés par la grève.


Toujours dans ce communiqué, ils expliquent que les 70 millions d'euros représentent une augmentation de 0,08% du budget hospitalier global de 82 milliards d'euros : "Ce qui paraît bien peu pour répondre à la crise majeure que traversent les services d'urgences", ajoute le collectif.

L'enveloppe mise sur la table par le gouvernement ne satisfait pas

Après trois mois de grève, Agnès Buzyn avait tenté vendredi 14 juin d'apaiser la colère en promettant 70 millions d'euros de mesures immédiates, dont 55 millions consacrés à la généralisation et la revalorisation d'une prime de risque de 100 euros net mensuels, versée dès juillet à tous les professionnels des services d'urgence, hors médecins. Il s'agit là d'un "effort", mais qui "reste bien loin" des 300 euros d'augmentation de salaire réclamés, note le collectif. Et de rappeler qu'il réclame en outre 10.000 emplois supplémentaires. 

Le ministère avait également annoncé une enveloppe de 15 millions d'euros censée permettre "aux services d'urgences en tension" de "renforcer leurs effectifs paramédicaux durant la période estivale et de maintenir ainsi un maximum de lits ouverts". Mais ce coup de pouce qui n'en est qu'un très faible, finalement. Il ne représente qu'"une personne de plus pendant 60 jours" par service d'accueil des urgences - il y en a plus de 500 dans le secteur public -, relèvent les grévistes. Conséquence de quoi, le collectif appelle à une "action" devant les agences régionales de santé (ARS) jeudi et à une nouvelle "manifestation nationale" le 2 juillet prochain, a-t-il précisé.

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