Gilets jaunes : un maire prend un arrêté "symbolique" interdisant l'usage des LBD sur sa commune

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SYMBOLE - C'est une mesure symbolique mais forte. Le maire de la commune de Phalsbourg (Moselle), Dany Kocher, a pris un arrêté municipal interdisant l'usage des lanceurs de balles de défense (LBD) sur sa commune, lors de la manifestation des Gilets jaunes ce samedi 9 mars.

L'usage des lanceurs de balles de défense (LBD) fait de plus en plus débat en France. De nombreux incidents ont eu lieu lors de manifestations de Gilets jaunes un peu partout en France, poussant le Conseil de l'Europe à demander la suspension de l'usage des LBD dans l'Hexagone. L'ONU, via son Haut commissariat aux Droits de l'Homme, a également mis son grain de sel en réclamant une enquête sur le sujet. Le maire de la commune de Phalsbourg, ville de 5000 habitants située en Moselle, a lui opté pour un choix plus radical : interdire tout simplement ces armes sur le territoire qu'il administre.


Pour ce faire, Dany Kocher, maire sans étiquette en poste depuis 1993, a pris un arrêté municipal. "Les lanceurs de balles de défense seront interdits sur le ban de Phalsbourg" ce samedi, peut-on lire dans ce document révélé par Le Républicain lorrain et le journaliste David Dufresne. Une erreur de frappe indique le samedi 9 mars 2018, mais la signature porte la bonne date.

"C'est un arrêté symbolique, légalement je n'ai pas d'autorité sur les gendarmes", a expliqué l'élu à nos confrères de l'AFP. "Mais en tant que citoyen et observateur, je trouve que les réactions du gouvernement sont disproportionnées face aux manifestants." L'arrêté a tout de même été adressé au commandant de la brigade de gendarmerie de Phalsbourg.

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Le LBD, c'est quoi ?

La décision finale reviendra à la Préfecture qui n'a pas demandé au maire de retirer cet arrêté pour le moment. Une manifestation de Gilets jaunes était prévue dans cette commune en début d'après-midi. 


Depuis le début du mouvement, plus de 13.000 tirs de LBD ont été enregistrés et 83 enquêtes concernant des tirs de cette arme controversée sont en cours, a indiqué ce jeudi le secrétaire d'Etat à l'Intérieur. Laurent Nuñez précise que 2.200 manifestants ont été blessés depuis le début du mouvement, et près de 1.500 côté forces de l'ordre.

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