Affluence "très dangereuse" à cause de la grève : quelles mesures de sécurité dans les gares ?

Affluence "très dangereuse" à cause de la grève : quelles mesures de sécurité dans les gares ?
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SECURITE - En Ile-de-France, la semaine de mobilisation va se traduire par de très fortes perturbations dans les transports en commun. Transilien SNCF alerte sur une affluence potentielle "très dangereuse" pour la sécurité des voyageurs dans certaines gares. Son directeur général, Alain Krakovitch, indique à LCI que 1000 personnes seront déployées en renfort.

Les entreprises de transport sonnent l'alarme. Alors que la mobilisation contre la réforme des retraites s'annonce particulièrement forte cette semaine dans les transports d'Ile-de-France, les deux opérateurs, SNCF Transilien et RATP, veulent dissuader les voyageurs de se rendre dans les gares. "Tous ceux qui peuvent éviter de se déplacer sont invités à le faire", a demandé Elisabeth Borne lors du Grand Jury sur LCI.

Même demande à la RATP qui invite ainsi "tous les voyageurs qui en ont la possibilité à différer leurs déplacements" en raison d'un "fort risque de saturation du réseau" - dix lignes de métro seront totalement fermées lundi. 

Chez SNCF Transilien, on alerte sur un risque d'affluence exceptionnelle dans les gares, qui pourrait s'avérer "très dangereuse" pour la sécurité des voyageurs. Un message relayé par le gouvernement, via son site dédié, qui évoque le mouvement social sous forme de questions-réponses. "Y a-t-il une prise en compte du risque spécifique ?" interroge-t-il ainsi. Réponse : "La sûreté dans les gares et dans les trains fera l'objet d'une attention toute particulière via notamment les agents de la sûreté ferroviaire présents sur le terrain, les caméras de vidéosurveillance et du travail 7j/7 et 24h/24 du poste de supervision sûreté de la SNCF".

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Sollicité par LCI, le directeur général de Transilien SNCF, Alain Krakovitch, confirme que des mesures de sûreté complémentaires vont être prises cette semaine. "Nous avons mis en place un plan en trois points", détaille le patron de la SNCF en Ile-de-France. "Le premier consiste à essayer de dissuader les voyageurs de se rendre dans les gares, à travers l'information voyageurs et des messages adressés aux entreprises."

"L'objectif est de filtrer, voire d'empêcher les voyageurs de se rendre sur les quais"

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Deuxièmement, "nous avons prévu une organisation spécifique dans les gares où la gestion de l'affluence peut s'avérer difficile", indique Alain Krakovitch. "Il y aura un renfort de volontaires et d'agents de sûreté, soit 1000 personnes en plus. Nous travaillons en lien avec la préfecture de police. L'objectif est de filtrer, voire d'empêcher les voyageurs de se rendre sur les quais." L'entreprise a "l'habitude de gérer les flux de personnes", sur le modèle des grands événements organisés au Stade de France, qui nécessitent de "filtrer les personnes en amont pour éviter les risques". La SNCF a déjà fait face à ce type de situation, notamment lors des perturbations en 2016, précise le directeur général. En cas de trafic nul, l'entreprise peut également prendre la décision de fermer une gare. 

Enfin, Transilien SNCF tentera de renforcer l'offre de transports sur les lignes stratégiques, notamment les RER B, C et D. Mais, prévient Alain Krakovitch, cette offre "ne suffira pas" à prendre en charge l'ensemble des voyageurs. 

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