Aigle Azur placée en liquidation judiciaire avec poursuite d’activité

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AVIONS - Les candidats à la reprise de la compagnie aérienne Aigle Azur ont quarante-huit heures de plus pour améliorer leur offre, a décidé le tribunal de commerce d’Evry. Pour les salariés, cela représente "un sursis".

Lundi 16 septembre, le tribunal de commerce d’Evry a décidé de placer la compagnie aérienne Aigle Azur en liquidation judiciaire, avec toutefois une poursuite d’activité jusqu’au 27 septembre, et la possibilité de déposer de nouvelles offres de reprise jusqu’au mercredi 18 septembre minuit.

 "Aujourd'hui les offres n'ont pas été suffisamment satisfaisantes, le tribunal a demandé une amélioration des offres", a déclaré la présidente du tribunal de commerce Sonia Arrouas à l'issue d'une audience à huis clos lundi. La liquidation avec poursuite d'activité permet précisément de donner un délai supplémentaire aux candidats repreneurs, afin qu'ils puissent peaufiner leurs offres, a expliqué à l'AFP une source proche du dossier. Elle permet aussi de continuer à payer ses salariés, même si les avions de la compagnie française sont au sol depuis le 7 septembre.

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Ce lundi, le tribunal a entendu sept prétendants dont la compagnie Air France, le groupe Dubreuil, et Lu Azur (un des actionnaires d'Aigle Azur, à hauteur de 19%). Les nouvelles offres de reprise seront examinées le 23 septembre par le tribunal, a précisé celui-ci, ajoutant que le délibéré serait rendu "au plus tard le 27 septembre".

"Reprendre le plus de gens possibles"

Pour les salariés, cette décision de liquidation judiciaire avec poursuite d'activité "donne un espoir pour l'amélioration d'offres qui ont été faites", a réagi Loïc Philippot, vice-président du syndicat de pilotes SNPL Aigle Azur, non élu au Comité d'entreprise, qui parle de "sursis". Dans un communiqué, la CFDT a demandé  "que le groupe Air France et le groupe Dubreuil utilisent ce délai afin de négocier un accord de performance collectif avec les organisations syndicales de l'entreprise Aigle Azur".

Il pourrait y avoir vendredi une nouvelle consultation du comité d'entreprise, a indiqué Loïc Philippot, qui a affirmé ne pas avoir de "préférence" parmi les différentes offres présentées. Les salariés se positionneront en faveur de "l'offre qui fera en sorte de reprendre le plus de gens possibles". La compagnie emploie quelque 1.150 personnes, dont 800 en France et 350 en Algérie.

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