Le diesel, carburant des plus pauvres ?

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INEGALITES - Une enquête publiée samedi par "L'Argus" établit une relation entre la consommation de diesel et les départements les moins riches, ruraux ou non.

Les moins riches carburent-ils davantage au diesel ? Alors que le gouvernement va aligner d'ici à 2021 la fiscalité du diesel sur celle de l'essence - une première en France -, et que la métropole de Paris envisage l'interdiction des plus vieux diesel dès 2019, L'Argus publie samedi une analyse établissant un lien entre ce type de motorisation, traditionnellement moins chère, et les territoires les plus défavorisés.

En croisant la carte de France des ménages non imposables et celle du parc automobile, le magazine spécialisé a observé une corrélation entre le pouvoir d'achat et le recours au diesel. 

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D'après cette analyse, les zones urbaines "dynamiques" ou denses (Ile-de-France, Lyonnais, Nantes, Bordeaux, Toulouse, Nice, Alsace...) sont marquées par un faible taux de "dieselisation" du parc automobile. 

Inversement, des zones denses mais en reconversion (Nord, Pas-de-Calais, Moselle) "affichent des proportions importantes de diesel dans leur parc", note L'Argus

De la même manière, les territoires ruraux sont divisés entre la Côte d'Or, la Marne et le Loiret, départements moins friands en diesel où la proportion de ménages non imposable est plus faible, et le Massif Central, le Limousin, la Bretagne et d'autres départements où le parc est "dieselisé" à plus de 72% et où le nombre de ménages non imposables est supérieur. 

Tout en notant que le recours au diesel peut avoir des motivations très diverses au niveau des ménages, L'Argus en déduit qu'à l'échelle départementale, "preuve est faite que les plus fragiles seront les plus impactés par les mesures anti-diesel". 

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