Tapie soutient les Gilets jaunes et tacle Macron : "Tu sais pas tout, mon pote"

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La colère des Gilets jaunes

POLITIQUE - Bernard Tapie veut porter "assistance" aux Gilets jaunes et les aider à s'"organiser" politiquement. Interviewé sur France Inter ce mercredi 19 décembre, il leur a donc proposer de se réunir dans les rotatives du quotidien "La Provence", dont il est l'actionnaire majoritaire.

Bernard Tapie soutient les Gilets jaunes. Sur France Inter, l'homme d'affaires a dit comprendre leur souffrance. "Ils viennent de redécouvrir qu’ils sont importants et qu’ils existent, car c’est cette souffrance principale qui est à l’origine" a-t-il déclaré à Léa Salamé. Selon lui, si "75% des Français" soutiennent les Gilets jaunes, "ça veut dire que c’est un mouvement qui dit des choses que tout le monde pense ou a envie de penser."

Comment Bernard Tapie explique-t-il leur colère ? "Aujourd’hui, tout est payant. Moi j’ai vécu une jeunesse où on pouvait être pauvre et heureux, plus maintenant. Aujourd’hui, c’est quasiment impossible : internet, le téléphone portable, tout ça, si vous ne l’avez pas vous n’êtes plus dans la société. Or ça coûte." L'homme d'affaires d'ajouter : "Et quand tu es pauvre aujourd’hui tu ne peux pas être heureux. (…) Pour être actif dans une société qui vous rend heureux, il faut de l’argent."

Ça recommencera sous une autre forme encore plus violente."- Bernard Tapie

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Alors pour ne pas voir mourir le mouvement, l'ancien dirigeant de l'OM propose aux Gilets jaunes de se réunir, de s'organiser dans les locaux de son journal. "Ils ont besoin maintenant de s’organiser, de telle sorte qu’il y a des têtes qui incarnent la volonté collective, même s’ils ne pensent pas la même chose. (…) Il faut leur donner l’assistance. L’assistance c’est quoi ? C’est des lieux dans lesquels ils peuvent venir (...) Nous dans les rotatives on peut réunir 2000 personnes. Je leur ai dit ‘Venez’. On n’y sera pas, on parlera pas, La Provence n’est pas du tout engagée", a déclaré Bernard Tapie, estimant que cela ne poserait pas de problème aux journalistes du journal, car ils ne seraient pas présents sur les lieux. "Il faut les aider parce que si ça n’existe pas, ça recommencera sous une autre forme encore plus violente", prévient-il.

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Enfin, si l'ancien ministre estime que "supprimer l'ISF n'a sûrement pas été une erreur", il se montre sévère vis-à-vis du président de la République. "Il n’a pas été autre chose que ce à quoi je m’attendais. Quand vous voulez faire un métier, que vous avez l’aspiration de le faire au plus haut niveau, vous pouvez ne pas avoir eu d’expérience mais entourez-vous de ceux qui ont les expériences. (...) Non, tu ne sais pas tout mon pote. Ce que tu sais c’est utile, mais il faut aussi des mecs qui sont avocats, commerçants, des mecs qui ont vécu l’action. Il faut s’entourer des gens qui ont la compétence que vous n’avez pas, pas des mecs qui se ressemblent sinon ça ne sert à rien."

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