Le Maire regrette que Ford ait "fermé la porte" pour l'offre de reprise de son usine de Blanquefort et fustige une attitude "indigne"

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FERMETURE D'USINE - Ford a confirmé, quatre jours après l'annonce des syndicats, qu'il refusait la dernière offre de reprise par Punch Powerglide pour son usine de Blanquefort, qui emploie plus de 800 salariés près de Bordeaux. Le constructeur automobile a dit préférer se concentrer sur une nouvelle version de plan social, plus avantageux pour les salariés.

La décision avait été annoncée jeudi 21 février par les syndicats. Ford a confirmé ce lundi qu'il refusait la dernière offre de reprise du strasbourgeois Punch Powerglide pour son usine de Blanquefort, près de Bordeaux. "Ce matin, Ford a confirmé à ses salariés ne pas accepter la dernière proposition du repreneur potentiel" a déclaré un porte-parole de l'entreprise à l'AFP. Il a ajouté que le constructeur américain a préféré "rester concentré sur l'approbation du plan social, permettant aux salariés d'avoir le plus de visibilité sur leurs options à venir".

Une réunion prévue à Bercy pour entériner la fermeture

Ford avait déjà rejeté une première proposition de Punch à la mi-décembre en expliquant qu'elle ne lui paraissait pas assez solide, et affirmant qu'un plan social serait plus avantageux pour les salariés. La seconde offre de reprise, jamais détaillée, avait été annoncée par Bercy lundi dernier. Une semaine plus tard, cette annonce de rejet rend la fermeture prochaine de l'usine de Blanquefort, qui emploie près de 850 personnes, de plus en plus probable.

Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, a regretté que Ford ait rejeté la dernière offre de reprise de son site de Blanquefort, fustigeant l'attitude "indigne" du constructeur américain et entérinant la fermeture de l'usine. "Nous regrettons que cette offre, une nouvelle fois, n'ait pas été acceptée par Ford et que la porte soit restée fermée", a expliqué le ministre lors d'une conférence de presse. 

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Les syndicats prêts à se battre pour qu'une nouvelle activité soit attribuée au site

Les syndicats s'étaient montrés très inquiets de la potentielle reprise du site de Blanquefort par Punch, qui maintenait la moitié des emplois mais ne disposait d'aucune lettre d'intention de clients, faisant redouter un carnet de commandes insuffisant pour faire tourner l'usine. La CGT, qui se rendra à la réunion, a assuré qu'elle "bataillerait pour une véritable solution 'originale', pour que l'Etat et les collectivités territoriales travaillent sur une stratégie industrielle, pour qu'une activité soit trouvée rapidement et soit installée dans les mois qui viennent sur le site". 

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