Carrefour va ouvrir des "drive piétons" à la place des magasins Dia fermés à Paris

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REMPLACEMENT - Carrefour a présenté un projet de transformation de dix magasins de proximité parisiens en "drives piétons", dont neuf magasins ex-Dia fermés en juillet. La CGT y voit les prémices d'un plan de plus grande envergure.

Malgré sa dénomination étrange, le concept du "drive piétons" semble avoir de beaux jours devant lui. L’enseigne Carrefour a ouvert ses premiers points de vente de ce type, présentés comme un complément des "drive" classiques et de la livraison à domicile, à Lyon et Saint-Etienne en avril. Nous apprenons ce dimanche qu’elle en ouvrira dix de plus début décembre à Paris. 


Neuf d’entre eux seront des anciens magasins Dia fermés en juillet. La CGT, en conflit ouvert avec la direction depuis la fermeture de 243 magasins Dia employant plus de 1700 salariés, y voit le signe que Carrefour a "volontairement" freiné la recherche de repreneurs pour ces points de vente de proximité.

Une "pratique déloyale" ?

Un "drive piéton" permet au consommateur de récupérer gratuitement ses courses, commandées sur internet au préalable, dans un magasin de centre-ville, au prix d'un hypermarché. Le syndicat considère désormais que la plupart des magasins Dia fermés par l’enseigne seront ainsi transformés. "Carrefour ne voulait pas céder ses emplacements à des concurrents car l’enseigne a la possibilité de bien les distancer dans le développement de ce nouveau concept. Elle savait avant même la fermeture des magasins qu'elle rouvrirait sous un autre format", réagit la CGT auprès de l’AFP, après s’être vu présenter ce projet parisien par la direction vendredi.

De son côté, Carrefour n’a pas officiellement communiqué sur le sujet, se contentant de faire savoir aux instances représentatives du personnel que "l’atout du groupe est le maillage du territoire" et que les ex-salariés licenciés des neuf magasins ex-Dia concernés "sont prioritaires à l'embauche". Pour mémoire, Carrefour avait rachetés ces magasins Dia en 2014. 


Depuis la fermeture de 243 d’entre eux en juillet, la CGT conteste en justice l'homologation par l'administration du travail du plan de sauvegarde de l'emploi (PSE). Le syndicat voit à présent dans la transformation de ces points de vente en "drive piétons" une "pratique déloyale" dans la négociation pour les salariés.

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