Centenaire de l'armistice- Après la guerre (2/4) : le big bang de la chirurgie réparatrice

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BOND EN AVANT - La Première guerre mondiale, dont la France s'apprête à commémorer le centenaire de l'armistice le 11 novembre prochain, a fait près de 20 millions de blessés et 9 millions de morts. De cette catastrophe sont nées des avancées considérables, notamment dans le domaine de la médecine.

Des millions d'obus échangés de chaque côté de la ligne de front. Et des blessures de guerre jamais vues auparavant et qui n'ont que peu à voir avec les "traditionnels impacts de balle". Des blessés par millions. "Cet afflux massif de victimes a obligé le corps médical à se surpasser, à trouver des solutions et des techniques permettant de traiter plus efficacement un certain nombre de pathologies",  explique le Capitaine Xavier Tabbagh, conservateur du musée du Service de santé des armées. 

C'est alors qu'émerge un nouveau nom pour désigner ceux qui portent leurs stigmates sur le visage : les fameuses gueules cassées. Les chirurgiens n'ont jamais vu ça. Alors ils doivent inventer. Prélever des morceaux de peau, de chair et parfois d'os, ailleurs pour réparer. 


"Les blessés du visage de la Grande Guerre, l'expérience de nos aînés chirurgiens conduisent la chirurgie maxillo-faciale à prendre en charge les patients et nous permettent des prouesses chirurgicales d'aujourd'hui", témoigne le docteur Blandine Ruhin, chirurgienne maxillo-faciale à l'hôpital La Pitié-Salpêtrière à Paris. 

La chirurgie n'est pas la seule à avoir dû se réinventer pendant la première guerre mondiale. Les premiers soins apportés aux blessés aussi. On se rend vite compte que beaucoup de soldats meurent avant même d'avoir pu atteindre un hôpital. On crée donc des postes de secours avancés, à quelques centaines de mètres des zones de combat. Souvent des abris sous terre où l'on prodigue les premiers soins aux blessés. Et la mortalité baisse. 


Un triage des blessés qui pratique encore les secouristes et les équipes du Samu pour savoir s'il faut évacuer les victimes ou les soigner sur place.  Ce sont les débuts des radios ou encore des prothèses. Des pratiques toujours améliorées depuis mais qui trouvent toutes leurs origines dans la Première guerre mondiale. 

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Centenaire de l'armistice de la Première guerre mondiale

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