Plusieurs milliers de manifestants partout en France pour protester contre les suppressions d'emploi

COUP DE GUEULE - Les conséquences sociales et économiques de l'épidémie de coronavirus sont lourdes. A Marseille, la CGT  a défilé dans les rues ce jeudi pour faire entendre sa colère.

SOCIAL - Des milliers de personnes ont manifesté partout en France ce jeudi 17 septembre pour protester contre les suppressions d'emploi, au moment où les plans sociaux et les restructurations se multiplient dans les entreprises.

Ils ont marché avec un masque, mais pas toujours à bonne distance les uns des autres. Malgré l'épidémie de coronavirus, des milliers de personnes ont manifesté partout en France ce jeudi. A l'appel de la CGT, de Solidaires, de la FSU et d'organisations de jeunesse (Fidl, MNL, Unef et UNL), elles protestaient contre les licenciements et pour soutenir les salariés de "deuxième ligne". Elles ont aussi réclamé des hausses de salaires, l'abandon "définitif" des réformes des retraites et de l'assurance chômage, une réduction du temps de travail "sans perte de salaire" et une augmentation du Smic.

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"Il y a beaucoup de colère, et en même temps le climat est anxiogène", a déclaré à l'AFP le leader de la CGT Philippe Martinez depuis le cortège parisien. "Vous avez vu le nombre de groupes qui annoncent des suppressions d’emploi ? La crise sanitaire, elle a bon dos. Auchan, ils ont pas arrêté de travailler pendant le confinement, et là ils virent 1.500 personnes", a-t-il ajouté.

"Ce sont toujours les mêmes qui sont mis à contribution, les salariés et les retraités", a déclaré à l'AFP depuis le cortège marseillais Hélène, salariée de La Poste en dénonçant "le capitalisme". A ses côtés, son collègue Cyril Balaguer déplore "l'évasion fiscale" et l'argent distribué aux entreprises "censé servir à sauver les emplois", mais qui selon lui est dévoyé. 

Des milliers de manifestants également en province

Selon la préfecture de police, un millier de personnes se sont rassemblées à Marseille. Toujours selon les autorités, elles étaient 600 à Montpellier, 250 à Béziers, 800 à Bordeaux. A Toulouse, la police a recensé 1400 manifestants.

Au 13 septembre, 394 plans de sauvegarde de l'emploi (PSE) étaient recensés depuis mars, contre 249 sur la même période l'an dernier. Cela représente près de 57.000 emplois supprimés, soit trois fois plus que sur la même période en 2019.

La CGT avait lancé son appel à mobilisation le 9 juillet, près de deux mois avant l'annonce d'un plan de relance de 100 milliards d'euros, qui a déçu les syndicats, notamment parce qu'il n'impose aucune contrepartie aux bénéficiaires. 

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