Colère et déception des militants de la marche pour le climat après les violences dans le cortège

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VIOLENCES - La marche pour le climat qui se tenait dans la capitale samedi 21 septembre a été perturbée par la présence de black blocs. Les participants ont affiché leur déception de voir leur message occulté par des violences.

De la confusion et de la déception. Voilà ce qui ressort de la marche pour le climat qui s'est tenue hier samedi 21 septembre, à Paris. Car si d'autres rassemblements ont été organisés en France - avec des rassemblements organisés avec succès à Bordeaux, Grenoble ou encore Rennes -  dans la capitale, la manifestation a été émaillée par des violence.

Tirs de gaz lacrymogène, vitrines brisées, scooters et poubelles incendiés... Ces débordements ont été provoqués par la présence d'environ 1 000 black blocs -activistes souvent anarchistes et libertaires appelés ainsi pour leur tenue entièrement noire-, dans le cortège qui réunissait près de 16 000 personnes pour l'occasion. Et les manifestants écologistes ont affiché leur colère et déception face à la tournure des événements. "J’aimerais parler de climat plus que de manif mais j’ai bien peur que ce ne sera pas le courant qui sera pris", a témoigné un jeune participant au micro de LCI. 

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 "Ce qui est très décevant, c’est de se dire que pour un objectif qui est si louable qui est la défense de la planète, on arrive quand même à se foutre sur la gueule avec les forces de l’ordre -qui vivent dans la même planète que nous", a raconté un autre manifestant, traduisant la frustration latente dans cette marche, plus immobilisée qu'en mouvement. Très rapidement, le cortège a connu des tensions, à peine un kilomètre après son départ et a été complètement arrêté pendant une vingtaine de minutes. Les organisateurs, Youth for Climate France notamment, ont appelé à la plus grande prudence et Greenpeace a préféré inviter les manifestants à quitter les lieux. Un message entendu, puisque beaucoup d'entre-eux manquaient à l'appel à la reprise de la marche.  

"Nous sommes abasourdis. Nous devions marcher pour le climat et contre l'inaction", a écrit l'ONG samedi soir sur Twitter. Dans le même temps, son directeur Jean-François Julliard s'est confié à nos confrères du Monde : "J'éprouve un sentiment de gâchis au moment où on avait envie et besoin de relancer la mobilisation". Quand bien même, certains manifestants étaient toujours ‘plus chauds que le climat’ et ont poursuivi la marche jusqu’à Bercy (12e). 

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