"Je me battrai jusqu'au bout" : Christelle licenciée pour avoir refusé de travailler le dimanche

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LICENCIEMENT - Christelle Lorant, 18 ans d'ancienneté dans le groupe Cora, a été licenciée fin avril par l'enseigne de grande distribution pour "faute grave", après avoir refusé de travailler le dimanche matin. Prête à aller aux prud'hommes, elle livre son témoignage à TF1 et LCI.

"Je ne lâcherai pas l'affaire, je me battrai jusqu'au bout", prévient Christelle Lorant. Elle et un autre employé du Cora de Saint-Malo ont été licenciés pour faute grave le 26 avril. Le motif : insubordination, pour refus de travailler le dimanche. A partir du 18 mars 2018, le nouveau directeur du magasin a mis en place les ouvertures tous les dimanches. "J’ai accepté de les faire en 2018, mais tout en étant réticente ! J’avais dit non, mais il nous avait bien fait comprendre que si on ne voulait pas, c’était la porte", témoigne Christelle Lorant. Après 18 ans d'ancienneté, elle n'a reçu aucun avertissement avant son courrier de licenciement

"Si vous n'êtes pas contents, c'est dehors"

"Le directeur a dit 'c’est comme ça, c’est la conjoncture actuelle. On ouvre le dimanche pour le bien être du magasin, il faut faire du chiffre. Si vous n'êtes pas contents, c’est dehors'", relate Mme Lorant. L'ancienne salariée du groupe assure n'avoir eu "aucun avenant dans mon contrat en 18 ans de boîte". Donc lorsqu'en en 2019, la direction lui demande de se positionner sur les dates des dimanches où elle travaillera, elle refuse. 

"Une faute grave parce que j’ai refusé de travailler un dimanche ? Bravo hein", ironise Christelle Lorant. Quand elle a confronté le directeur sur l'injustice du motif, elle explique avoir eu pour réponse "c’est moi qui juge si c’est grave ou pas de travailler un dimanche". Le défenseur syndical de la CFTC François Macqaire, qui soutient Mme Lorant dans la constitution de son dossier, nous assure pourtant qu'il est illégal de licencier quelqu'un pour refus de travail dominical. 

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Ayant été licenciée pour faute grave, Christelle n'a droit à aucune indemnité. "On essaye d'abord de faire une négociation à l’amiable avec Monsieur Jorge Paulo, mais cela va être difficile, parce que c'est un homme très dur", estime Mme Lorant. "Mais si ça ne marche pas, ça sera immédiatement les prud’hommes".

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