Coronavirus : les associations d'aide aux sans-abri demandent le maintien de la trêve hivernale

Coronavirus : les associations d'aide aux sans-abri demandent le maintien de la trêve hivernale
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TRÊVE HIVERNALE - Les associations qui viennent en aide aux SDF ont appelé le gouvernement à prolonger la durée de la trêve hivernale en réponse à la crises sanitaire causée par l'épidémie de coronavirus.

Face à l'épidémie de coronavirus, les associations en aide aux sans-abri appellent à des mesures inédites. La Fédération des acteurs de la solidarité (FAS) a demandé à ce que la trêve hivernale soit prolongée, pour ne pas que les SDF retournent dans la rue dès le 31 mars prochain, comme c'est habituellement le cas. "Il serait inconcevable que l'Etat ferme des places d'hébergement dans ce contexte de crise sanitaire", explique Florent Gueguen, directeur général de la FAS, qui regroupe 800 associations.     

Avec d'autres organisations d'aide aux plus démunis, dont la Fondation Abbé Pierre, Emmaüs ou encore l'Armée du Salut, la fédération a adressé lundi une lettre au ministre du Logement Julien Denormandie, demandant que les plus de 11.000 places d'hébergement hivernales soient maintenues et qu'aucun sans-abri ne soit remis à la rue sans solution d'hébergement après le 31 mars.     

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Chaque année, des milliers de personnes retournent dans la rue à la fin de la trêve hivernale, qui court du 1er novembre au 31 mars. Car elle signe la fin de l'interdiction des expulsions locatives, mais aussi la fermeture des places supplémentaires dans les centres d'hébergement d'urgence pendant les périodes de froid. "Le problème est que le public SDF fait partie des plus à risque face aux virus, car souvent atteint de maladies chroniques et parfois vieillissant", explique  Gueguen.

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Apparu en Chine fin 2019, le coronavirus a fait plus de 4000 morts dans le monde, dont 25 en France. Des instructions ont été données aux centres d'hébergement par la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS), mais selon les associations, elles sont "très difficiles à mettre en oeuvre" sur le terrain.

Quasiment aucune structure ne dispose par exemple de chambre individuelle pour appliquer des mesures de confinement en cas de personnes infectées. "Et il n'y a pas ou peu de point d'eau accessible pour l'hygiène des personnes à la rue ou en campement", souligne Florent Gueguen. L'Insee recensait 150.000 personnes sans domicile dans sa dernière enquête datant de 2012. Mais selon les associations, ce chiffre est largement sous-évalué et avoisinerait en réalité les 250.000. 

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