Routiers : les syndicats appellent à exercer le droit de retrait dès lundi

Routiers : les syndicats appellent à exercer le droit de retrait dès lundi
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MOUVEMENT – Face au manque d'équipements de protection à disposition des chauffeurs routiers, les syndicats les appellent à exercer "individuellement" leur droit de retrait à compter de lundi.

En dépit du risque, ils ne chôment pas et enchaînent depuis un mois les livraisons, notamment pour approvisionner les magasins d’alimentation ou les hôpitaux en matériel médical. Les chauffeurs routiers ne vivent cependant pas toujours bien la situation face à l’épidémie de coronavirus (Covid-19). 

"Nous ne pouvons malheureusement que constater que les conditions de travail des salariés en matière de sécurité sanitaire ne sont pas au rendez-vous", expliquent les syndicats CFDT, FO et CFTC dans un communiqué commun, samedi 28 mars. Face à ce constat, les trois organisations syndicales appellent les chauffeurs à exercer "individuellement" leur droit de retrait à compter de ce lundi, lorsque les mesures de protection sont insuffisantes.

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S’ils  conviennent que des efforts ont pu être consentis quant aux mesures de protection sanitaire à destination des routiers, les représentants syndicaux trouvent cela encore "bien maigre au regard des risques sanitaires." "Cela devient de plus en plus dangereux face à cette pandémie", soulignent les trois organisations.

Parmi leurs revendications, l’arrêt du transport de biens "non essentiels", la "réquisition des aires de repos, stations-services, restaurants routiers" et, pour les transports sanitaires, "les mêmes protections que les urgentistes".

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Pour Patrice Clos, secrétaire général de FO Transports, la situation n'est plus tenable : "Nous avons aujourd’hui 1.500 salariés du secteur du transport et de la logistique qui sont infectés par le virus. Et nous déplorons déjà 4 décès. Si ce n’est pas de la mise en danger d’autrui, je ne sais pas comment cela s’appelle", plaide-t-il. "Il faudrait que le gouvernement réquisitionne les stations-services pour les maintenir ouvertes avec des sanitaires et des douches propres", fait-il valoir, assurant que la livraison des denrées alimentaires et du matériel médical sera dans les cas maintenue.

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