"Le gouvernement met en danger personnels et élèves" : un préavis de grève déposé pour la rentrée

"Le gouvernement met en danger personnels et élèves" : un préavis de grève déposé pour la rentrée

UNE RENTRÉE INCERTAINE ? - Des syndicats enseignants ont déposé un préavis de grève du 2 au 7 novembre afin de dénoncer les risques du protocole sanitaire mis en place dans les établissements scolaires face au Covid-19.

Lundi 2 novembre marquera une rentrée des classes chamboulée. Une rentrée sous le signe des hommages, avec une minute de silence observée en la mémoire du professeur Samuel Paty, et du confinement. Si le pays est quasi-paralysé par cette mesure mise en place vendredi 30 octobre par le gouvernement, les écoles, collèges et lycées restent toutefois ouverts. Alors que les enfants reprennent le chemin de l’école dès 8 heures, la situation épidémique en France inquiète les enseignants.

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Un préavis de grève a ainsi été déposé pour "défendre la santé des personnels et des élèves". L'intersyndicale, composée de la CGT, FO, FSU, SNALC et Sud estiment que les équipes éducatives n’ont pas eu assez de temps pour préparer cette rentrée automnale. Si les syndicats sont favorables à l’ouverture des écoles, ils soulignent le risque de voir émerger des "foyers de contamination" en dépit du port du masque imposé dès l'âge de 6 ans et du nouveau protocole sanitaire. 

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L'intersyndicale avait ainsi publié un communiqué au premier jour du reconfinement, où elle fustigeait des annonces ministérielles "dérisoires", "souvent inapplicables" : "Elles ne sont accompagnées d’aucun moyen supplémentaire ni ne correspondent à la gravité de la situation. Le gouvernement met en danger les personnels, les élèves et leurs familles. […] Nous appelons l’ensemble des personnels à faire valoir leurs droits et à exiger collectivement le respect de leur santé et de leur sécurité dès lundi".

La secrétaire générale adjointe du Snes-Fsu, Sophie Vénétitay, a dénoncé "une illusion de protocole sanitaire". "Le ministre de l’Education l’a dit lui-même : c’est un protocole renforcé, ‘si possible’, il n’y a donc rien d’obligatoire. En plus de ça, certaines mesures ne sont pas applicables parce qu’elles ne répondent pas à la réalité d’un établissement scolaire", a-t-elle dénoncé dans les pages du journal Libération.

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