Des caméras thermiques installées pour détecter les porteurs du Covid-19 à l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle

Des caméras thermiques installées pour détecter les porteurs du Covid-19 à l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle
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CONTRÔLE - Un dispositif permettant d'identifier dans le flot de voyageurs transitant à l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle (CDG), ceux présentant une température supérieure à 38 degrés, a été déployé pour rassurer les usagers.

L'objectif est de "convaincre chacun que le transport aérien est un transport sûr". Douze caméras thermiques ont été déployées à l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle (CDG) pour détecter à leur arrivée d'éventuels porteurs du Covid-19, a annoncé mercredi ADP, le gestionnaire de l'aéroport.

La dispositif, déployé dans un cadre fixé par la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil), permet d'identifier dans le flot de voyageurs, après récupération de leurs bagages, les passagers présentant une température supérieure à 38 degrés, en marquant le contour du visage, flouté, d'un cadre rouge. La température est ensuite confirmée avec un thermomètre sans contact et le voyageur conduit au service médical d'urgence de l'aéroport où son éventuelle contamination pourra être testée.

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"Succession de mesures de contrôle"

"La sécurité sanitaire c'est la succession de mesures de contrôle, de vigilance qui permet de créer un environnement contrôlé et de confiance", a expliqué le secrétaire d'Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari au cours d'une visite de l'aéroport.

Quarante distributeurs sans contact de gel hydroalcoolique ont notamment été installés dans l'aéroport, où le port du masque est obligatoire. Partout des marquages au sol invitent les voyageurs à garder les distances entre eux. Aux postes d'inspection filtrage, les palpations sont limitées au strict minimum et les bacs, réservés aux effets des voyageurs, sont systématiquement désinfectés.

Vigilance sur le taux de remplissage des avions

"J'ai demandé à Air France d'être extrêmement vigilant" sur le taux de remplissage des avions, aujourd'hui de 45 à 50% sur le court et le moyen-courrier et d'à peu près 30% sur le long-courrier, a expliqué Jean-Baptiste Djebbari, alors que la question de la distanciation entre passagers aériens fait polémique. "Ca, c'est aujourd'hui la protection sanitaire dans le contexte fragile qu'on connaît. Demain il faudra qu'on s'accorde sur les éléments sanitaires pour la reprise" du trafic, a-t-il poursuivi.

Pour rappel, à Paris, ADP a fermé l'aéroport du sud de la capitale Orly pour éviter la propagation du virus et a regroupé toute l'activité à CDG où le trafic reste extrêmement faible. Les terminaux 1, 3, 2C, 2D et 2G y ont été fermés et les vols transférés vers les terminaux 2E, 2F et 2A. A titre d'illustration, mercredi, 8.000 passagers ont été accueillis à CDG contre 200.000 d'ordinaire.

Vers "un écosystème qui permette de voyager en confiance"

La Commission européenne a publié jeudi une série de mesures qui permettent "de converger vers un socle de mesures sanitaires pour ne pas avoir de dissymétries dans la protection des voyageurs", a-t-il ajouté, insistant sur deux phases de mise en oeuvre des mesures.

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"Aujourd'hui, on est dans le moment où on met un peu de trafic aérien, et demain on s'accorde sur les bonnes mesures coordonnées au niveau européen --et d'ailleurs aussi avec nos voisins méditerranéens-- pour avoir un écosystème qui permette de voyager en confiance", a poursuivi le secrétaire d'Etat.

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