Renault prévoit de supprimer 4600 emplois en France

Renault prévoit de supprimer 4600 emplois en France

AUTOMOBILE - Le constructeur automobile compte supprimer environ 15.000 emplois dans le monde, dont 4600 en France, dans le cadre d'un plan d'économies de 2 milliards d'euros sur trois ans.

Les salariés de Renault vont payer au prix fort les effets de la crise sociale provoquée par l'épidémie de coronavirus. Dans le cadre d'un plan d'économies de 2 milliards d'euros sur trois ans, le constructeur automobile envisage de supprimer environ 15.000 emplois dans le monde. Parmi eux : 4600 salariés français.

Le projet, qui doit être rendu public vendredi matin, a été annoncé jeudi soir aux organisations syndicales de l'entreprise. Il prévoit de réduire les effectifs "sans licenciement sec", via des départs volontaires, des mesures de mobilité interne ou de reconversion. Une procédure d'"information-consultation" des représentants du personnel commencera "à partir de la mi-juin" en France, selon une source syndicale. Un conseil d'administration du groupe a été convoqué jeudi soir.  

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Vers "une revue stratégique du système de fonderie-fonte en France"

Quels sites de production seront impactés dans l'Hexagone ? Selon les syndicats, l'activité de l'usine de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), qui emploie 260 personnes dans la réparation de moteurs et boîtes de vitesse utilisées comme pièces de réemploi, doit être transférée vers l'usine de Flins (Yvelines), à une soixantaine de kilomètres de là. A Flins, la production automobile cessera après la fin de la Zoe d'ici quelques années. La direction a déclaré devant le CCSE qu'il y aurait "une réflexion en vue de la création à Flins d'un écosystème sur l'économie circulaire qui intégrerait Choisy-le-Roi", a déclaré une source syndicale.

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Le projet prévoit également "une revue stratégique du système de fonderie-fonte en France", qui concerne l'avenir de la Fonderie de Bretagne à Caudan (Morbihan), a indiqué cette source. Le site emploie près de 400 salariés. 

Le plan annonce aussi une réflexion "pour imaginer un projet de reconversion à Dieppe à la fin de la production de l'Alpine 110", a ajouté cette source.

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