Déçus par l'offre "ridicule" d'Olivier Véran, les médecins hospitaliers retournent dans la rue

Déçus par l'offre "ridicule" d'Olivier Véran, les médecins hospitaliers retournent dans la rue
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SANTÉ - Les syndicats de médecins hospitaliers ont rejeté l'enveloppe de 300 millions d'euros de revalorisation des salaires des médecins hospitaliers. Annoncée par Olivier Veran ce lundi, cette mesure est largement inférieure aux 7 milliards d'euros revendiqués par les partenaires sociaux, qui ont appelé à manifester ce mardi.

Le personnel hospitalier de retour dans la rue ce mardi, afin de demander une augmentation des moyens au sein de l'hôpital. Le ministre de la santé avait proposé lundi 29 juin aux syndicats une enveloppe de 300 millions d'euros pour revaloriser les salaires des médecins hospitaliers. Annoncée par le ministre dans le cadre du "Ségur de la santé", lancé fin mai, elle se révèle être nettement en-deçà des sept milliards revendiqués par les syndicats. Elle est loin également de la somme proposée aux personnels non médicaux, qui se sont vu promettre six milliards d'euros. Ces derniers sont toutefois beaucoup plus nombreux, à savoir 1,2 million de salariés dans la fonction publique hospitalière, contre moins de 100.000 pour les praticiens hospitaliers. 

Selon des sources concordantes, les 300 millions proposés par Olivier Véran comprendraient des hausses de salaires ciblées sur le début et la fin de carrière des praticiens hospitaliers, ainsi qu'une revalorisation de plusieurs primes (engagement de service public exclusif, garde des weekends et jours fériés).

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Le gouvernement promet la revalorisation des salaires des soignants

Le temps de travail additionnel (heures supplémentaires des praticiens hospitaliers) serait lui aussi revalorisé. Pour réduire la place de l'intérim, une prime territoriale renforcée serait enfin accordée aux praticiens faisant des remplacements dans un même groupement hospitalier. Ces mesures ne concernent pas les internes et les étudiants en médecine, dont la situation sera traitée à part, ont précisé ces sources.

Des manifestations dans toute la France

A l'issue de la réunion, plusieurs syndicats de médecins hospitaliers ont fait part de leur déception, jugeant l'enveloppe promise par le ministre "très insuffisante" et "ridicule par rapport aux besoins". Et ont donc appelé à un mouvement de grève. De Lorient à Nancy, de Toulon à Mont-de-Marsan, des dizaines de rassemblements sont prévus, le plus souvent devant l'hôpital local ou l'agence régionale de santé (ARS). A Paris, le cortège s'élancera à 14h de l'ancien hôpital militaire du  Val-de-Grâce, dans le Ve arrondissement, en direction du ministère de la Santé.

L'objectif affiché est de "peser sur les décisions politiques", a prévenu Mireille Stivala lors d'une conférence de presse, lundi 29 juin. La secrétaire générale de la CGT-Santé assure être prête à "continuer de se mobiliser tant qu"on n'aura pas réussi à faire plier le gouvernement" sur (leurs) revendications". "On veut la création de 100.000 postes pour les hôpitaux publics et une revalorisation immédiate de 300 euros nets par mois pour tous", résume pour LCI Olivier Youinou, anesthésiste à Créteil.

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"On nous a annoncé ça comme une grande avancée sociale. Mais nous, on est stupéfaits : ce n'est pas une douche froide, c'est une douche glaciale", a réagi Jean-François Cibien, vice-président d'Action praticiens hôpital (APH). "L'hôpital public a un gros problème d'attractivité et n'arrive pas à  retenir les jeunes. Si on ne fait rien, le taux de fuite va devenir énorme, et on n'y arrivera pas", a-t-il prévenu.

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Pour un autre responsable syndical, le montant proposé est "nul" au regard des "100.000 médecins, pharmaciens, odontologistes" concernés. "C'est inadmissible", s'emporte un troisième, qui compte sur une "prochaine réunion jeudi matin" avec le ministre pour corriger le tir. "D'ici là on appelle tous à la grève pour [mardi]", ajoute-t-il, en référence à la journée d'action nationale organisée par la plupart des syndicats (CGT, FO, SUD, Unsa) et collectifs hospitaliers (Inter-Hôpitaux, Inter-Urgences, Inter-Blocs). Ces organisations réclament une augmentation générale de 300 euros net mensuels pour tous les soignants.

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