Défilés du 1er mai : les syndicats craignent que les violences "brouillent" leur message

Défilés du 1er mai : les syndicats craignent que les violences "brouillent" leur message

MANIFESTATIONS - Laurent Berger (CFDT) et Yves Veyrier (FO) craignent que les éventuelles violences ne viennent brouiller leurs revendications syndicales. Si Force Ouvrière défilera quand même cet après-midi avec la CGT dans le cortège principal, la CFDT, CFTC et l'Unsa ont préféré organiser une mobilisation de leur côté ce matin.

"Je condamne par avance toutes les violences gratuites qui vont être opérées par les uns et les autres, les black blocs, etc. Ceux là n'ont rien à voir avec la journée internationale du travail", a prévenu Laurent Berger, secrétaire générale de la CFDT sur BFMTV/RMC. Ce mercredi 1er mai, il partage ses inquiétudes avec plusieurs autres chefs de file de syndicats, qui craignent que les violences promises par des militants radicaux ne brouillent leurs messages en cette fête du travail. Pour éviter de voir leurs revendications noyées par les dérapages, la CFDT, CFTC et l'Unsa manifesteront d'ailleurs de leur côté, avant le défilé principal de 14h30.

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1er Mai : Gilets jaunes, syndicats et Blacks blocs ensemble ?

"La violence, c'est l'arme du faible"- Yves Veyrier, secrétaire général de Force Ouvrière, sur RTL

Laurent Berger a assuré que les violences dans les manifestations de ces dernières années découragent de plus en plus les militants à manifester : "C'est une évidence (...) Depuis que je suis tout petit, avec mes parents nous étions emmenés aux manifestations. Les 1er-Mai étaient pacifiques, conviviaux". Le numéro un de la CFDT a ainsi demandé de "distinguer ceux qui viennent casser sans motivation - et même s'il y en avait une, la violence est inacceptable - et de l'autre côté, des gens sincères, quelle que soit leur étiquette syndicale".

Le plus important sont les revendications et "la solidarité entre les travailleurs, au niveau national et dans le monde entier", a assuré Yves Veyrier sur RTL. Le secrétaire général de Force ouvrière participera d'ailleurs à un meeting à Marseille aujourd'hui, loin du tumulte attendu dans la capitale. "La violence, c'est l'arme du faible" a-t-il insisté. Le reste de son syndicat défilera malgré tout au côté de la CGT entre Montparnasse et place d'Italie cet après-midi.

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Plus de 7.400 policiers et gendarmes doivent être déployés pour sécuriser les manifestations dans la capitale, où "1 000 à 2 000 activistes radicaux" sont attendus. Le principal cortège syndical parisien - à l'appel de la CGT, FSU, Solidaires, l'Unef, l'UNL et FO - partira à 14h30 de Montparnasse et défilera jusqu'à la place d'Italie. Pour se différencier du cortège principal, la CFDT, la CFTC et Force Ouvrière se mobiliseront place de l'Odéon à Paris dans la matinée.

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