"Des papiers pour tous" : plusieurs centaines de migrants tentent d'entrer dans la Comédie-Française pour réclamer leur régularisation

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FRANCE - Entre 200 et 300 demandeurs d'asile ou sans-papiers ont tenté dimanche soir d'entrer dans la Comédie-Française, à Paris. Ils souhaitaient interpeller l'administrateur du théâtre pour tenter d'obtenir leurs régularisations.

Un petit groupe de migrants a tenté de pénétrer dimanche 16 décembre aux alentours de 21 heures dans l'enceinte 

de la Comédie-Française, avant d'être repoussés une première fois par les gardiens. Plus de 200 autres migrants, originaires en majorité d'Afrique subsaharienne, les ont ensuite rejoints et ont à nouveau essayé de forcer l'entrée de cette institution du théâtre. 

Arrivées très rapidement sur place, les forces de l'ordre ont tiré une grenade lacrymogène et les migrants se sont ensuite assis, encerclés, dans le calme. Peu avant minuit, les manifestants ont été orientés vers la station de métro la plus proche qu'ils ont regagnée aux cris de "des papiers pour tous !".

Une action à l'initiative de deux collectifs d'aide aux migrants

Cette action était à l'initiative du collectif d'aide aux migrants "La Chapelle debout" et du collectif "Sans-papiers 75". Le but était d'interpeller l'administrateur général de la Comédie-Française, Éric Ruf, pour qu'il puisse leur obtenir un rendez-vous avec le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, afin de discuter de leur régularisation.

"Ce n'est pas l'homme de théâtre que nous sommes venus chercher mais l'administrateur général nommé directement par ceux-là mêmes qui donnent l'ordre de nous chasser", pouvait-on lire sur un tract distribué sur place. "J'en ai assez. Je suis venu ici pour la régularisation", a déclaré à l'AFP, Abdoulaye, un cuisinier malien sans-papiers de 35 ans, qui travaille en France depuis 2011. 

"Je voudrais des papiers, un endroit où dormir et une prise en charge", a expliqué de son côté Abdallah, un Soudanais de 32 ans, arrivé en France il y a deux ans et qui dort "à la rue, sous un pont".

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