Dijon : retour au calme après plusieurs nuits de violences

Dijon : retour au calme après plusieurs nuits de violences
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TENSIONS - Après plusieurs nuits d'affrontements entre membres de la communauté tchétchène et habitants du quartier des Grésilles à Dijon, la situation est sous contrôle ce mardi matin. De nombreuses forces de l'ordre avaient été déployées.

"Ces quatre derniers jours ont été extrêmement difficiles sur la banlieue dijonnaise", admet sans détour Stéphane Ragonneau, secrétaire régional Alliance Police nationale sur LCI. Après des derniers échauffourées lundi soir, le calme est revenu vers 22h, grâce à l'intervention des forces de l'ordre. La mobilisation de 60 gendarmes mobiles, une quarantaine de CRS et des renforts de la BAC ainsi que du RAID, a été nécessaire pour mettre fin aux violences. Quatre personnes ont été interpellées, selon la préfecture. Ce mardi matin, Dijon observe un timide retour à la normale, qui devrait perdurer, selon M. Ragonneau : "Je suis optimiste, les choses vont s'arrêter d'elles-mêmes", assure-t-il. 

"Guérilla civile"

Lundi soir, des images des violences ont beaucoup circulé sur les réseaux sociaux, montrant une centaine d'individus cagoulés et armés s'affrontant tandis que des voitures et poubelles étaient incendiées. Une voiture a également foncé dans un groupe avant de faire plusieurs tonneaux au milieu des cris.

"On a dépassé le cadre des violences urbaines, là c'était une guérilla civile", explique Stéphane Ragonneau. L'agent dépeint un problème de longue date avec ce quartier des Grésilles où "des kalachnikovs se trimbalent de cages d'escaliers en cage d'escaliers". Il regrette que le manque d'effectifs, le manque de moyens et le manque de soutien du gouvernement, ait conduit la police régionale a "abandonner ce territoire" au nord de la ville. Lundi soir, le ministre de l'intérieur Christophe Castaner avait toutefois fermement condamné ces violences.

Maintenant que la situation est sous contrôle, une enquête est en cours pour déterminer l'origine de ces tensions. Selon les premiers faits connus, l'agression "très violente" par arme de point d'un mineur de moins de 15 ans, aurait déclenché les affrontements. Des membres de la communauté tchétchène, dont la victime fait partie, seraient venus par centaines du département et des pays voisins pour réclamer vengeance. Face à ces attaques, des groupes armés se sont organisés et sont venus au contact pour défendre leur quartier. "C'est la loi du Talion", explique le représentant syndical. "Il se font justice eux-mêmes".

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