Drame de la rue d'Aubagne : des milliers de Marseillais crient leur colère contre l'habitat "indigne"

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Immeubles effondrés rue d'Aubagne à Marseille, un an après

MANIFESTATION - Plus d'un an après le drame de la rue d'Aubagne, qui avait causé la mort de huit personnes à Marseille, des milliers de personnes ont défilé ce samedi dans la cité phocéenne pour crier leur colère concernant l'habitat indigne touchant des milliers de Marseillais.

Le 5 novembre 2018, l'effondrement d'immeubles vétustes dans la rue d'Aubagne, dans le quartier populaire de Noailles à Marseille, avait provoqué la mort de huit personnes et délogé près de 3000 personnes dans tous les quartiers de la ville par mesure de précaution. Ce samedi, plus d'un an après le drame, des milliers de personnes ont manifesté dans la cité phocéenne en soutien aux familles des victimes mais également pour exprimer leur colère contre "l'habitat indigne" qui touche des milliers de Marseillais. 

Selon les organisateurs, le "Collectif 5 Novembre" et le "Pacte démocratique pour Marseille", entre 15 et 20.000 personnes étaient dans la rue, contre 6.700 selon la police. "Il est nécessaire d’imposer une politique radicalement différente, qui réponde aux besoins en logements des habitants, notamment ceux qui subissent de plein fouet la pauvreté et la précarité dans les quartiers populaires. Il faut un plan d'urgence pour éradiquer l'indignité de l'habitat comme celle des élus de la majorité actuelle" indique le "Pacte démocratique pour Marseille" dans un communiqué sur sa page Facebook ce samedi.

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Les collectifs dénoncent des "pratiques politiques mortifères"

"Le Pacte démocratique pour Marseille va poursuivre sans relâche son engagement pour construire ce nouvel avenir pour Marseille avec les mobilisations sociales. Le mouvement populaire n’a jamais été aussi solidaire et aussi fort. Le moment est venu pour l’ensemble des forces humanistes de s’unir pour renverser ces pratiques politiques mortifères. Dans et hors du conseil municipal, il faut accompagner et imposer ce pouvoir citoyen, sans attendre" ajoute le mouvement. 

Avant le départ du cortège, le député La France insoumise de Marseille, Jean-Luc Mélenchon, a déclaré : "Le pays n'a pas réglé son problème du mal-logement." Les slogans "Gaudin assassin", "On n'oublie pas, on ne pardonne pas" étaient visibles sur une banderole portée par des proches des huit personnes décédées dans la catastrophe. Selon l'AFP, l'ambiance du rassemblement s'est tendue à l'approche de l'hôtel de ville.

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