Effondrement d'immeubles à Marseille : 1500 personnes évacuées toujours dans l'attente d'être relogées

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RUE D'AUBAGNE - 1500 personnes sont toujours dans l'attente d'être relogées, deux mois après les effondrements d'immeubles qui avaient fait huit morts en plein cœur de la cité phocéenne. La situation reste "préoccupante", affirme le ministre du Logement.

Deux mois après l'effondrement de plusieurs immeubles au cœur de Marseille, qui avait fait huit morts, la situation reste "préoccupante", a admis lundi le ministre du Logement en visite dans la ville. Ici, 500 personnes seulement ont été relogées sur les 2000 évacuées depuis le drame.


"La situation reste préoccupante et appelle la mobilisation de tous", a insisté Julien Denormandie, le ministre de la Ville et du Logement, à Marseille, après avoir rencontré une habitante qui s'apprête à prendre possession du petit 16m2 qui lui a été attribué, rue de la République, dans le centre-ville.

147 arrêtés de péril grave ou imminent pris

Cette dame d'une soixantaine d'années a été évacuée de son logement dans le XIVe arrondissement. Loin de la rue d'Aubagne, là où deux immeubles se sont effondrés le 5 novembre, à Noailles, à quelques encablures du Vieux Port. Ce sinistre a depuis provoqué l'une des plus graves crises traversées par le maire LR de Marseille, Jean-Claude Gaudin, en poste depuis 23 ans.


Au total, depuis ce drame, 147 arrêtés de péril grave ou imminent ont été pris par la municipalité, et 230 immeubles insalubres ou dangereux évacués à travers la ville, par précaution, a souligné Jean-Claude Gaudin lundi matin, lors de ses voeux à la presse.


Et ce sont 1973 personnes qui ont été évacuées de leurs domiciles, aux alentours de la rue d'Aubagne ou ailleurs, a précisé l'ancien ministre et sénateur, soulignant que 1371 avaient été hébergées aux frais de la municipalité, dans le cadre d'un plan d'action qui a déjà coûté 14 millions d'euros à la ville. 

33.000 logements vacants dans Marseille

Côté relogement, à peine plus de 500 personnes ont cependant retrouvé un logement fixe à ce jour : 399 qui ont pu regagner leurs logements d'origine, dans 68 immeubles désormais sécurisés, et 129 qui ont signé des baux ou des conventions d'occupation. Ce sont donc encore plus de 1400 personnes qui sont hébergées de façon temporaire, dans des hôtels ou des foyers.

Présente aux côtés du ministre, la sénatrice socialiste Samia Ghali, ex-maire de secteur dans la cité phocéenne, a dénoncé le manque d'implication de la ville et de la métropole Aix-Marseille-Provence pour trouver des logements aux sinistrés : "Et pourtant il y a 1100 logements vacants sur la seule rue de la République, et 33.000 dans Marseille", a-t-elle accusé.

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