EN DIRECT - Enquêtes après des violences policières sur des Gilets jaunes : "Je ne minimise en rien", assure Griveaux

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GILETS JAUNES - 84 000 personnes ont manifesté ce samedi à travers la France pour l'"Acte X" du mouvement des Gilets jaunes. Pour cette nouvelle journée de mobilisation, c'est en région que les plus gros rassemblements ont été observés et notamment à Toulouse où 10 000 personnes ont manifesté, un record pour la ville rose. Suivez les dernières infos
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LE RÉSUMÉ DE LA JOURNÉE EN VIDÉO

CE QU'IL FAUT RETENIR DE L'ACTE 10 : 


- Selon le ministère de l'Intérieur, 84.000 personnes ont participé à cette nouvelle journée de mobilisation. Un chiffre similaire à l'acte 9. A Toulouse, les manifestants étaient 10.000, un record. En revanche à Paris, ils étaient 1000 de moins que samedi dernier (7000 contre 8000).


- Au moins 108 personnes ont été interpellées dans toute la France, selon des chiffres diffusés à 19 heures. 42 l'ont été à Paris (dont 36 gardes à vue), 49 à Bordeaux, 24 à Toulouse.


- Si les manifestations se sont globalement déroulées dans le calme, quelques incidents et échauffourées ont émaillés les cortèges, comme à Nancy, Angers, Toulon ou Rennes. 

A Bordeaux, des heurts ont éclaté dans le centre-ville à la tombée de la nuit, où 200 "individus radicaux" ont été recensés. 

A Toulon, des affrontements ont ainsi éclaté aux abords du stade Mayol, où le RC Toulon affrontait les Écossais d'Edimbourg en coupe d'Europe de rugby. Quatre personnes ont été interpellées et un manifestant blessé à l’œil par un lanceur de balles de défense. 

A Angers, où des barricades ont été érigées, la préfecture a fait état d'une tentative d'incendie contre la Banque de France et des dégradations sur le chantier du tramway.

CHIFFRES DE LA MOBILISATION


Les Gilets jaunes accusent régulièrement le gouvernement de maquiller les chiffres de la mobilisation, allant même parfois jusqu'à donner les estimations d'un syndicat de police, très minoritaire dans la profession et proche de l'extrême droite. 


Alors, pour répondre à la "guerre des chiffres", les manifestants ont leur propre décompte. Diffusé sur la page Facebook "Le Nombre Jaune", il est calculé grâce à un quadrillage du territoire par des référents locaux chargés de recouper vidéos, photos et articles de presse. 


Selon ce décompte, il y avait 86.100 manifestants dans les rues samedi. Des chiffres proches de ceux donnés par le ministère de l'Intérieur qui estimait à 84.000 le nombre de Gilets jaunes dans tout le pays. Pour le neuvième "acte" la différence avait été plus frappante. Le Nombre jaune donnait 109.9000 manifestants contre 84.000 pour la place Beauveau. 

"PRIVILÈGE DES ÉLUS"


Jean-Pierre Raffarin a été interrogé dans Le Grand jury sur l'une des revendications des Gilets jaunes : la baisse des salaires et privilèges des élus et hauts fonctionnaires, en se disant ouvert au débat. 


"Très franchement, moi, j‘accepterai la règle du Parlement sur ce sujet. Qu'on en discute." L'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy, qui touche donc une retraie à vie et dispose de plusieurs autres privilèges tels qu'une protection policière ou une voiture avec chauffeur, a cependant ajouté que " sur les questions de sécurité, le fait d’être reconnu peut provoquer certains comportements."

DÉCENTRALISATION ET RIC


Pour Jean-Pierre Raffarin, il faut une "grande réforme de la décentralisation". "Il faut commencer par dégager l'État", a considéré l'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy sur LCI.


L'homme d'État s'est clairement montré favorable à l'une des revendications des Gilets jaunes : le RIC. Ajoutant que, selon lui, les référendums devraient être possibles, mais au niveau régional. "Des questions sont à poser au niveau local, au niveau du territoire. Tout n'est pas dépendant de la responsabilité du président."


"Je suis pour le RIC régionalisé, sur beaucoup de sujets comme l'emploi et les routes."

"NOUS PASSONS D'UNE CRISE SOCIALE À UNE CRISE POLITIQUE"


Interrogé sur la responsabilité d'Emmanuel Macron dans la crise des Gilets jaunes, Jean-Pierre Raffarin a déclaré : "Évidemment, quand le cheval trébuche, le cavalier est responsable. Mais qu’il soit seul responsable? Non."


L'ancien Premier ministre a ainsi estimé que la responsabilité du président de la République, "surexposé", est le "sujet le plus difficile de cette crise". Il estime ainsi que la crise sociale est devenue une crise politique. "Au départ, c'était une crise sociale avec une revendication fédérée par les voitures. Mais comme on était dans une situation où il y avait une dispersion des thèmes, la fédération s’est faite sur la politique."


Jean-Pierre Raffarin a aussi indiqué sur LCI qu'il pensait que le problème d'Emmanuel Macron était sa "solitude". "Trop de forces politiques, qui participent à l’équilibre de notre pays, je pense aux territoires et aux syndicats, n'ont pas leur place."

FEMMES GILETS JAUNES


Quelques dizaines de femmes ont répondu à l'événement "Citoyennes Gilets jaunes remobilisons-nous!", lancé sur Facebook. Réunies devant la Tour Eiffel, à Paris, elles veulent "prouver au peuple que les femmes existent aussi". Et de rappeler qu'elles ne sont pas "que femmes à la maison", et travaillent elles aussi.

TACLE


Sur Europe 1, Benjamin Griveaux a vivement critiqué deux figures populaires au sein des groupes Facebook de Gilets jaunes. Le porte-parole du gouvernement a ainsi décrit Éric Drouet et Maxime Nicolle comme des "leaders revendiqués", ce que les deux hommes ont toujours contredit, s'estimant être de simples "messagers". 


L'léu LaRem a aussi indiqué que, selon lui, leurs idéaux s'apparentaient "plus volontiers au champ politique de l'extrême droite qu'à d'autres champs". 


"Monsieur Nicolle et Monsieur Drouet ont un objectif : renverser par la violence. (...) Pour ceux qui veulent faire du beurre politique sur l’affaire, qui ne condamnent pas la violence, qui ont des théories conspirationnistes, antisémites ou xénophobes, je n’ai aucun été d’âme." 

RIC


Le porte-parole du gouvernement a estimé que le référendum n'est pas une "finalité". Interrogé sur Europe 1, Benjamin Griveaux a expliqué que selon lui "le référendum est un outil, pas un horizon politique ou une finalité." 


L'élu LaRem a même considéré que cette revendication des Gilets jaunes créerait dans le pays de "l'instabilité".  "Je ne crois pas qu'un bon gouvernement soit un pays dans lequel on fait des référendums tous les six mois sur tous les sujets parce que je pense que cela créé de l'instabilité."

VIOLENCES POLICIÈRES


Benjamin Griveaux a incité tous les Français "qui souhaitent signaler un comportement qui n'est pas légitime", à le signaler sur le site de l'IGPN. Invité sur Europe 1, le porte-parole du gouvernement a assuré : "Nous n'aurons pas la main qui tremble". 


"Ce sont des victimes, je ne minimise en rien. L’exemplarité est à faire dans les deux sens. On ne peut pas demander à des manifestants d’être exemplaires si on ne l’est pas aussi."

CHANGEMENT DE TACTIQUE ?

QUE FAIRE ?


Depuis le début du Grand débat national mardi, les Gilets s'interrogent. Doivent-ils continuer à manifester ou participer au débat ?

VIDÉO - JOURNÉE CALME À PARIS

LE RÉSUMÉ DE LA JOURNÉE EN VIDÉO

CE QU'IL FAUT RETENIR DE L'ACTE 10 : 


- Selon le ministère de l'Intérieur, 84.000 personnes ont participé à cette nouvelle journée de mobilisation. Un chiffre similaire à l'acte 9. A Toulouse, les manifestants étaient 10.000, un record. En revanche à Paris, ils étaient 1000 de moins que samedi dernier (7000 contre 8000).


- Au moins 108 personnes ont été interpellées dans toute la France, selon des chiffres diffusés à 19 heures. 42 l'ont été à Paris (dont 36 gardes à vue), 49 à Bordeaux, 24 à Toulouse.


- Si les manifestations se sont globalement déroulées dans le calme, quelques incidents et échauffourées ont émaillés les cortèges, comme à Nancy, Angers, Toulon ou Rennes. 

A Bordeaux, des heurts ont éclaté dans le centre-ville à la tombée de la nuit, où 200 "individus radicaux" ont été recensés. 

A Toulon, des affrontements ont ainsi éclaté aux abords du stade Mayol, où le RC Toulon affrontait les Écossais d'Edimbourg en coupe d'Europe de rugby. Quatre personnes ont été interpellées et un manifestant blessé à l’œil par un lanceur de balles de défense. 

A Angers, où des barricades ont été érigées, la préfecture a fait état d'une tentative d'incendie contre la Banque de France et des dégradations sur le chantier du tramway.

RÉACTION


Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a tweeté en cette fin de journée pour saluer le travail de la police et condamner les débordements en régions après l'Acte X.

MOBILISATION : 84.000 PERSONNES ONT MANIFESTÉ CE SAMEDI


Selon le ministère de l'Intérieur, 84.000 personnes ont pris part aux manifestations dans toute la France ce samedi, dont 7000 à Paris. Il s'agit du même chiffre que la semaine dernière.

En revanche il y avait 7000 personnes à Paris, contre 8000 samedi dernier.

16 INTERPELLATIONS À LILLE


La préfecture du Nord a indiqué que 16 personnes avaient été interpellées à Lille, notamment pour "outrage", "jets de projectiles" et "maintien dans un attroupement malgré les sommations d'usage". Sept sont actuellement en garde à vue.

42 INTERPELLATIONS À PARIS


Selon la préfecture de police de Paris, 42 personnes ont été interpellées à Paris ce samedi.

LYON : 3 PERSONNES INTERPELLÉES


Trois personnes ont été interpellées à Lyon ce samedi, où selon un journaliste de l'AFP, les manifestants étaient aussi nombreux que samedi dernier où les pouvoirs publics avaient avancé le chiffre de 1800 personnes. 

Tout au long de l'après-midi, les forces de l'ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes pour empêcher les Gilets jaunes d'accéder à l'hypercentre commerçant de la ville.

DIJON : DES GILETS JAUNES DANS LE PÉRIMÈTRE DE LA PRISON


Une cinquantaine de Gilets jaunes ont pénétré dans le périmètre de la prison de Dijon pour demander la "libération de leurs camarades" avant de repartir d'eux-mêmes. "Ils ont passé le grand portail, ont scandé 'libérez nos camarades' et sont repartis spontanément après un moment" a précisé à l'AFP la préfecture. Vendredi soir, quatre Gilets jaunes avaient été condamnés à de la prison ferme pour des violences contre des gendarmes dans leur caserne.

NANCY


Environ 2000 Gilets jaunes ont manifesté à Nancy ce samedi, a indiqué la préfecture. La manifestation a été marquée par quelques heurts avec les forces de l'ordre, notamment à proximité de l'Hôtel de ville. 

Regroupés derrière des grilles anti-émeutes, enfoncées de quelques mètres par les manifestants, des gendarmes mobiles ont répondu aux jets de projectiles par du gaz lacrymogène pour disperser la foule. Gendarmes mobiles, policiers en civil et CRS ont avancé en chargeant à plusieurs reprises pour repousser le rassemblement à l'extérieur du centre-ville. Plusieurs interpellations ont eu lieu, ont constaté des journalistes de l'AFP.

TOULOUSE

10.000 MANIFESTANTS À TOULOUSE, UN RECORD


Le cortège toulousain a rassemblé 10.000 personnes, dont Maxime Nicolle, a indiqué la préfecture à 17 heures. Il s'agit d'un record ; ils étaient 6000 la semaine dernière.

10 personnes y ont été interpellées. 

ANGERS ET NANTES


Dans l'Ouest, ils étaient 2500 à Angers ce samedi en début d'après-midi selon la préfecture ; et entre 800 et 900 à Nantes.

A Angers, en fin de journée, les forces de l'ordre ont dispersé aux grenades lacrymogènes et au canon à eau des Gilets jaunes qui cherchaient à s'approcher de la préfecture, a constaté un photographe de l'AFP.

BORDEAUX


Des tensions ont lieu actuellement à Bordeaux, l'un des bastions du mouvement. Selon les journalistes de l'AFP, de très jeunes hommes très bien organisés, casqués, masqués, en tenue de camouflage, ont utilisé des disqueuses et des marteaux pour déterrer et transporter des pavés, se relayant pour les amener face aux forces de l'ordre, qui ont fait usage de gaz lacrymogènes et de canons à eau.

30 INTERPELLATIONS À PARIS


30 personnes ont été interpellées ce samedi à Paris lors de l'acte X des Gilets jaunes.

ANGERS

TOULON

TOULOUSE

ROUEN

TOULOUSE ET BORDEAUX


Les images tournées par nos journalistes présents à Toulouse et Bordeaux montrent que les forces de l'ordre font actuellement usage de gaz lacrymogènes.

TENSIONS À PARIS

BORDEAUX


A Bordeaux, ils étaient 4000 selon la préfecture, alors que samedi dernier les autorités avaient recensé un record de 6000 personnes.  La manifestation s'est tendue sur la place Pey Berland, entre la cathédrale et la mairie, où les affrontement ont traditionnellement lieu et où les forces de l'ordre usent généralement de canons à eau.

ÉRIC DROUET


Sur son groupe Facebook "La France en colère!!!", le Gilet jaune Éric Drouet appelle les manifestants parisiens à se disperser à 17h, comme prévu dans la déclaration de manifestation déposée en préfecture. 


Dans les commentaires, certains internautes critiquent ce choix. "Tu appelles ça une révolution, toi? Beh bravo, je me tire ailleurs", écrit l'un d'eux sous la publication. 

RENNES


La situation continue à sérieusement se dégrader à Rennes, où un gendarme et un policier ont été blessés. Les CRS ont chargé plusieurs fois les manifestants selon un journaliste de Ouest France sur place. 

LILLE


Selon la préfecture du Nord, environ 1500 Gilets jaunes ont manifesté samedi après-midi à Lille. Selon les responsables de la manifestation, ils étaient 3000. 

Ailleurs dans les hauts-de-France, quelques 50 personnes ont manifesté à Amiens, 300 à Noyon, environ 180 à Boulogne-sur-Mer et une centaine à Calais, selon les préfectures des départements.

HEURTS DANS LE 7E ARRONDISSEMENT DE PARIS


Des tensions entre manifestants et forces de l'ordre ont lieu dans le 7e arrondissement de Paris, avenue de Tourville. Les premiers ont notamment descellé un feu tricolore et vandalisé une voiture.

HEURTS À RENNES ET ROUEN

MARSEILLE


Des affrontements ont eu lieu à Marseille, près de la préfecture, selon La Provence. Plus d’un millier de Gilets jaunes manifestaient lorsqu’ils ont été bloqués par un barrage des forces de l’ordre selon le journal local. 


Quelques heurts ont également été observés près du domicile de Christophe Castaner, à Forcalquier. 

RENNES


À Rennes, où 2000 personnes ont manifesté selon l'AFP, une manifestante a fait un malaise après une charge des CRS. Âgée de 48 ans, elle a fait une crise respiratoire notamment à cause des gaz lacrymogènes, selon une source proche du dossier à LCI. 


La femme Gilet jaune été prise en charge par les pompiers et le SAMU. Son pronostic vital n'est pas engagé. 

27.000 MANIFESTANTS À 14H SELON L'INTÉRIEUR


A 14 heures, 27.000 personnes s'étaient mobilisées pour le dixième "acte" des Gilets jaunes, dont 7.000 à Paris, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur. En comparaison, la semaine dernière à la même heure, 32.000 manifestants étaient recensés d'après la même source. 

20 INTERPELLATIONS


20 personnes ont été interpellées à Paris selon des informations de la préfecture à LCI. En comparaison, la semaine dernière à la même heure, les forces de l'ordre avaient procédé à 75  interpellations. 

TOULOUSE


Près de 5000 Gilets jaunes ont manifesté dans le centre de Toulouse selon la préfecture. Deux mots d'ordre pour cette mobilisation : le rejet du Grand débat national et la dénonciation des violences policières.


Interrogé par LCI, un Gilet jaune a expliqué que pour lui, la grande consultation nationale était un "écran de fumée pour calmer les Gilets jaunes"; tout en ajoutant cependant : "Mais le pauvre garçon, il ramasse les pots cassés. Il y aurait eu Hollande ou Sarkozy, ce serait pareil."


Le cortège, qui s'est réuni à 14H autour du centre historique de Toulouse, s'est ensuite dirigé dans le calme vers la place centrale du Capitole. 

PARIS


Après un court arrêt place d'Italie, dans le sud de la capitale, les Gilets jaunes repartent en direction de l'esplanade des Invalides, toujours dans le calme. Selon la déclaration de manifestation, il est prévu que le cortège se dissipe à 17h.

CAEN


Des affrontements ont lieu entre manifestants et forces de l'ordre à Caen, dans le Calvados. Les forces de l’ordre utilisent du gaz lacrymogène, selon les journalistes de Ouest France présents sur place et quelques feux de poubelle sont déclenchés. 


La préfecture rappelle sur Twitter que la manifestation n'a pas été déclarée et recommande d'éviter le secteur. 

RENNES


Le face à face entre les forces de l'ordre et les manifestants filmé par Ouest France. L'un de leurs journalistes indique qu'une manifestante a fait un malaise en marge du rassemblement et que le Samu est arrivé sur place. 

 BLESSÉS 


À Rennes, la situation commence à être particulièrement tendue. Un policier et un gendarme ont blessés par des projectiles lancés par des manifestants qui tentaient de pénétrer dans l'hypercentre de la ville, dont l'accès était interdit par arrêté préfectoral, selon les forces de l'ordre.


Une vidéo diffusée sur Twitter par une internaute montre également une femme portant un Gilet jaune blessée, à terre. 

LYON


Le cortège des Gilets jaunes a été empêché d'accéder au centre-ville commerçant de Lyon, très fréquenté pendant les soldes, par les forces de l'ordre qui ont fait usage de gaz lacrymogènes, selon un journaliste de l'AFP.


Les Gilets jaunes étaient plus plus d'un millier selon des journalistes sur place, à défiler dans le calme, repoussés par la police, à coups de grenades lacrymogènes et assourdissantes.

TOURS


À Tours, le rendez-vous a été donné à 14H pour la mobilisation des Gilets jaunes. Ils sont déjà nombreux à s’être rassemblés sur la place de la Résistance, selon notre envoyée spéciale.


Benoît, un Gilet jaune mobilisé depuis le mois de décembre explique qu'il veut continuer à "mettre la pression" sur le gouvernement, malgré le Grand débat national. "Je suis assez partagé. J’ai envie de poser des questions mais je me dis que le débat est déjà pipé dès le départ."

C'était le premier samedi de mobilisation depuis le lancement du Grand débat national et la mobilisation n'a pas faibli. 84.000 personnes ont manifesté samedi 20 janvier à Paris et dans plusieurs grandes villes de France. Le chiffre est identique au samedi précédent. Avec 7000 manifestants dans la capitale, Paris n'est pas la ville qui a mobilisé le plus en France. C'est à Toulouse que les manifestants ont été les plus nombreux : 10.000 personnes. 


Les rassemblements, encadrés par un service d'ordre dans plusieurs villes, se sont globalement déroulés dans le calme. Les précédents  samedis ont été émaillés de heurts, parfois violents.


 Plus de 80.000 personnes avaient été recensées samedi dernier, selon le  ministère de l'Intérieur. Bien plus que les 50.000 manifestants comptabilisés  la semaine précédente, sans toutefois atteindre les centaines de milliers  rassemblés en novembre ou décembre.

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