EN DIRECT - Gilets jaunes : 5000 policiers et gendarmes déployés à Paris pour la journée du 19 janvier

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GILETS JAUNES - Alors que la mobilisation des Gilets jaunes repart à la hausse, 84 000 manifestants ont défilé samedi en France selon le ministère de l'Intérieur, le trio historique du mouvement se divise. Parallèlement, la question des violences policières se fait jour, notamment autour du lanceur de balles de défense.
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DISPOSITIF

Une réunion doit avoir lieu à 11h au ministère de l'Intérieur pour déterminer plus précisément le dispositif policier pour encadrer la manifestation des Gilets jaunes de Paris, samedi 19 janvier.

DISPOSITIF

Deux manifestations ont été déclarées à Paris pour la 10e journée de manifestation des Gilets jaunes. L'une se déroulera rive gauche, sur un parcours d'environ 14 kilomètres, qui formera une boucle au départ des Invalides. Le dispositif policier sera le même que la semaine passée, selon nos informations, soient 5000 policiers mobilisés.

CASTANER

Invité d'Europe 1, le ministre de l'Intérieur, reprenant l'argument des principaux syndicats de police, a défendu le LBD comme un moindre mal : "Si vous supprimez les moyens de défense de nos forces de l'ordre, il leur reste quoi ? Le contact physique, et il y aura certainement beaucoup plus de blessés. Ou il reste les armes de poing, qui est la solution ultime".

LBD

Christophe Castaner ne souhaite pas interdire le LBD, contrairement au souhait formulé par le défenseur des droits Jacques Toubon. "Nous avons besoin de pouvoir utiliser des lacrymogènes, des outils comme des LBD", dont l'usage est largement remis en question à la vue des infirmités et blessures graves qu'il a généré depuis le mouvement des Gilets jaunes.

JUSTICE


Des drapeaux nazis et une photo d'Hitler ont notamment été retrouvés à son domicile.

Saccage de l’Arc de Triomphe le 1er décembre : un membre de l'ultra-droite incarcéré

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EFFETS SECONDAIRES 


Si le tourisme est loin de la catastrophe annoncée, les conséquences sont très variables selon les secteurs 

Tourisme, commerce... Quel a été l'impact du mouvement des Gilets jaunes ?

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TOUBON

Sur RTL, le Défenseur des droits Jacques Toubon appelait le gouvernement à prendre une décision concernant l'usage des armes dites "de force intermédiaire" - dont le LBD - par les forces de l'ordre, rappelant avoir plusieurs alerté sur leur "dangerosité". Dans le cadre de la présentation d'un rapport sur un autre sujet, l'ancien ministre a même appelé à la "suspension" de cette arme en raison de sa "dangerosité" : "Annulons le risque qui existe de dangerosité de ces armes. Il vaut mieux prévenir plutôt que soigner."

DIJON


Quatre hommes ont été interpellés mercredi à Dijon, suspectés d'avoir commis des violences sur des gendarmes et, pour certains, de s'être introduits dans une caserne lors de la manifestation des "gilets jaunes" du 5 janvier, a indiqué le parquet.


Ils ont été placés en garde à vue "pour violences aggravées et, pour certains d'entre eux, introduction frauduleuse sur terrain militaire et dégradations aggravées", a précisé le procureur de la République Eric Mathais.

DOLÉANCES


Près de 500 communes d'Île-de-France (sur près de 1.300) ont déjà ouvert des cahiers de doléances à la suite du mouvement des "gilets jaunes", a indiqué mercredi l'Association des maires d'Île-de-France (AMIF).


Le président de l'AMIF, Stéphane Beaudet (LR), a invité les maires qui le souhaitent "à participer au grand débat, pas en étant organisateurs, mais pour relayer et recréer un lien de confiance", a-t-il dit lors de ses voeux aux élus, dans les salons de la mairie de Paris. 

INTERPELLATIONS


Quatre hommes ont été interpellés mercredi à Dijon, suspectés d'avoir commis des violences sur des gendarmes et, pour certains, de s'être introduits dans une caserne lors de la manifestation des "gilets jaunes" du 5 janvier, a indiqué le parquet.


Ils ont été placés en garde à vue "pour violences aggravées et, pour certains d'entre eux, introduction frauduleuse sur terrain militaire et dégradations aggravées", a indiqué à l'AFP le procureur de la République Eric Mathais.

INTERPELLATIONS

L'incendie était intervenu dans un contexte particulièrement tendu, qui avait vu notamment des Gilets jaunes entrer dans une confrontation violente avec la police, puis envahir et taguer l'Arc de Triomphe, comme LCI s'en était fait l'écho le 1er décembre. Des scènes particulièrement marquantes, qui avaient convaincu les autorités de renforcer considérablement le dispositif policier le samedi suivant.

INTERPELLATIONS

Cet hôtel particulier appartenait au cabinet d'avocats Hughes Hubbard & Reend LLP, dans le 16e arrondissement. Selon les informations de France 3 Ile de France, les manifestants pensaient que l'immeuble appartenait au Qatar.

Info tf1/lci

INTERPELLATIONS

Selon nos informations, deux personnes ont été interpellées ce mercredi matin par la police judiciaire, soupçonnées d’être impliquées dans l’incendie volontaire d’un hôtel particulier, rue de Presbourg, le samedi 1er décembre, au cours de la manifestation des Gilets jaunes.

VIOLENCES ENVERS LES JOURNALISTES


Une trentaine de rédactions, de syndicats et d'associations de journalistes ont condamné dans un communiqué les violences dont la profession est victime depuis le mouvement des Gilets jaunes, estimant que la presse ne devait pas être "un bouc émissaire".


La tribune, partagée notamment par le Syndicat National des Journalistes (SNJ), regrette que les médias soient victimes de violences de la part des manifestants et des forces de l'ordre, mais aussi d'insultes et d'intimidations sur les réseaux sociaux. 


"Empêcher les journalistes de faire leur travail, c’est empêcher les citoyens d’être informés, c’est tout simplement menacer la démocratie."

MAXIME NICOLLE


Dans un direct sur Facebook au cours de la nuit, Maxime Nicolle (alias Fly Rider), est revenu sur l'imbroglio entre les deux autres figures appréciées du mouvement, Éric Drouet et Priscillia Ludosky. Il a expliqué qu'il ne fallait pas se diviser à cause de désaccords sur la forme, car "la seule chose importante, c’est le fond du mouvement". 


"Vous ne vous battez pas pour trois personnes qui passent à la télé. Vous vous battez pour remplir votre frigo, pour que vos gosses aient une éducation et que vos anciens ne crèvent pas dans des Ephad." Dans sa vidéo visionnée plus de 112.000 fois, il a également rappelé qu'il ne voulait pas être un leader : "Nous on permet juste de transférer plus vite un message, le reste on n’en a rien à cirer."

DROUET 


Dans un message sur Facebook, largement commenté au cours de la nuit, Éric Drouet, figure du mouvement des Gilets jaunes, a partagé son blues ("le moral n'est pas là) et s'est excusé auprès des autres leaders du mouvement avec qui il est en froid depuis plusieurs jours. "Je tiens à m'excuser envers Priscillia, Fly (Maxime Nicolle, ndlr) et les autres du groupe original si mes propos ont pu choquer quand je voulais protéger moi et ma famille", a-t-il écrit.

DARMANIN 


Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, a rejeté mardi les appels à la dissolution de l'Assemblée et à la démission d'Emmanuel Macron formulés par certains Gilets jaunes, appelant à "ne pas jouer aux apprentis sorciers" avec les institutions. "Qu'il faille moderniser, réformer, plus écouter plus en amont, c'est vrai", a-t-il déclaré sur Radio Classique. "Mais dissoudre l'Assemblée nationale, faire démissionner le président de la République (...), c'est le contraire de l'esprit même de ce qu'est la République française", a-t-il insisté.

VIOLENCES POLICIÈRES


Un homme, pompier volontaire de 47 ans, a été blessé par un flashball alors qu'il manifestait à Bordeaux ce samedi.


Libération via CheckNews a recensé 93 blessés graves chez les Gilets jaunes depuis le début du mouvement, dont 13 qui ont perdu un œil. Le journaliste David Dufrêne a de son côté signalé 260 blessés sur son compte Twitter.

Bordeaux : un pompier volontaire Gilet jaune dans le coma, l'IGPN saisie

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PÉTITION


Priscilla Ludosky a lancé une nouvelle pétition, elle souhaite un référendum autour de trois revendications :

JUSTICE


Huit mois de prison avec sursis ont été requis lundi à Bordeaux contre un "gilet jaune" dont l'interpellation musclée a été filmée et partagée sur les réseaux sociaux, pour participation à une manifestation illégale et "détention" d'un pavé.


Le prévenu, un homme de 55 ans marié et père de deux enfants, avait participé samedi à la manifestation non autorisée de l'acte 9 du mouvement des "gilets jaunes" à Bordeaux. Il avait été interpellé après l'ordre de dispersion. 


Le quinquagénaire résident en Gironde était jugé en comparution immédiate au tribunal de grande instance pour "détention d'arme par intention", en l’occurrence un pavé, après avoir vu sa garde à vue prolongée de 48 heures.

"ACTE X"


Un dixième "acte" est organisé sur Facebook par la page "La france enervée", d'Éric Drouet. Intitulé : "Acte 10 : Le Million A Paris !!!!", l'événement est un brin ambitieux. En comparaison, le groupe de celui qui est à l'initiative du premier samedi de manifestation comptabilise 350 000 membres. 

LETTRE MAL REÇUE


Nous sommes allés sur les groupes Facebook de Gilets jaunes pour savoir ce qu'ils pensaient de la lettre aux Français d'Emmanuel Macron.

"Blabla", "enfumage", "diarrhée verbale" : sur les pages Facebook des Gilets jaunes, la lettre de Macron peine à convaincre

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IMBROGLIO


Priscillia Ludosky, figure du mouvement des Gilets jaunes et initiatrice de la pétition contre le hausse des taxes sur le carburant affirme sur Facebook la division au sein du trio historique des "messagers", en mettant fin à sa collaboration avec Éric Drouet, créateur du premier "acte", qui ternit "l'image du mouvement" selon ses mots.


"Je suis enfin libre de pouvoir dire que je ne travaille plus avec Éric Drouet depuis des semaines en raison de son comportement."


Tout est né le 2 janvier, lorsqu'Éric Drouet avoue dans un "live" que Maxime Nicolle et Priscillia Ludosky, qui ont manifesté à Bourges ce samedi, le "critiquent beaucoup parce que [il] veut toujours être sur Paris."

WAUQUIEZ


Laurent Wauquiez (LR) appelle à apporter d'urgence de "vraies réponses" aux colères et met en garde contre un grand débat qui "risque d'être un artifice grossier", dans une lettre aux Français diffusée dimanche, avant celle d'Emmanuel Macron.


Après deux mois de mobilisation des "gilets jaunes", "notre pays se déchire et s'enfonce semaine après semaine un peu plus dans la crise", écrit le président des Républicains, selon qui des voix doivent se lever "pour ramener calme et sérénité".

LECLERC

CRI D'ALARME


Le secrétaire général de l'ONG Reporters sans frontières, Christophe Deloire, a lancé dimanche "un cri d'alarme" après les menaces et agressions contre plusieurs journalistes lors de manifestations samedi de "gilets jaunes".

 

"Incontestablement, hier (samedi), un cap a été franchi", s'est inquiété Christophe Deloire sur le plateau de BFMTV. "On est devant une situation qui est très grave, qui menace d'empirer", a-t-il ajouté.


"Il faut lancer un cri d'alarme aujourd'hui", a poursuivi le secrétaire général de RSF, demandant aux responsables politiques "qu'ils disent qu'ils réprouvent, qu'ils condamnent" ces actes, et que "ceux qui ont la parole au nom des gilets jaunes (...) s'en désolidarisent".


Samedi, plusieurs journalistes ont été pris à partie ou agressés lors de la couverture de manifestations de "gilets jaunes". 

Gilets jaunes : deux équipes de LCI agressées

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BAVURE ?


Il aurait reçu un tir de lanceur de balles de défenses pendant un rassemblement des Gilets jaunes à Strasbourg samedi.

Gilets jaunes : la mère de l'adolescent gravement blessé au visage à Strasbourg a porté plainte

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"VIOLENCES INTOLÉRABLES"


La Société des journalistes de TF1 (SDJ) a exprimé son soutien aux équipes de LCI agressées samedi et dénoncé des "violences intolérables". 


"Aucune colère, aucune revendication ne peuvent justifier qu’un journaliste soit blessé ou agressé parce qu'il fait son travail. Dans un climat de défiance envers les médias, les reporters ne doivent pas être les défouloirs de manifestants irresponsables et haineux. La critique est nécessaire mais la violence est inexcusable", déclare la SDJ dans ce communiqué.


 "Depuis des semaines, les violences, les intimidations et les blocages de parutions se multiplient à l’encontre de nombreux journalistes et publications, la société des journalistes de TF1 apporte son soutien à l’ensemble des rédactions et de ses confrères concernés et réaffirme que la liberté d’informer est fondamentale et indispensable à une démocratie saine."

AGRESSION D'UNE JOURNALISTE


Une journaliste pigiste de la Dépêche du Midi a porté plainte dimanche à Toulouse après avoir été prise à partie la veille par des "gilets jaunes", qui ont notamment menacé de la violer, a annoncé dimanche ce groupe de presse. 


La plainte a été déposée au commissariat central pour "dégradations volontaires", les agresseurs de la journaliste, âgée de 31 ans, ayant endommagé la voiture siglée "Dépêche du Midi" où elle se trouvait, précisait un article sur le site internet du groupe. 


La journaliste, qui y est citée, explique avoir été cernée par plusieurs individus cagoulés et certains vêtus d'un gilet jaune alors qu'elle sortait en voiture d'un parking souterrain après la manifestation de samedi, qui a réuni au moins 6.000 personnes dans le centre de Toulouse, selon la préfecture. 


"J'ai été bloquée par plusieurs individus qui m'ont menacée. +On va te niquer, tu es la catin de la préfecture...+ ", a-t-elle raconté. 

111 PERSONNES TOUJOURS EN GARDE À VUE


Au lendemain de l'acte 9, 111 personnes sont toujours en garde à vue ce dimanche. et 15 suspects ont été présentés à la justice en vue d'éventuelles poursuites, a annoncé le parquet.

Dans un bilan définitif communiqué dimanche, la préfecture de police de Paris a fait état d'un total de 167 interpellations samedi notamment "pour participation à un groupement en vue de commettre des violences, port d'arme prohibée, violences à agents de la force publique". Ces arrestations ont donné lieu à 155 placements en garde à vue samedi, dont 6 pour des mineurs, contre 35 lors de la mobilisation du weekend dernier. Sur les 149 majeurs concernés, 25 ont été libérés sans suite judiciaire, 2 vont faire l'objet d'une ordonnance pénale (procédure de jugement simplifiée) et 15 ont été présentés au tribunal de Paris en vue d'éventuelles poursuites, a détaillé le parquet. Deux mineurs ont également été déférés. 

NANCY


Un avocat a été interpellé et placé en garde à vue pour "incitation à la rébellion' lors d'un rassemblement dans le calme de près d'une centaine de Gilets jaunes à Nancy. Sa garde à vue a été levée samedi à 19 heures ; la procédure a été transmise au parquet qui prendra une décision sur les suites à donner aux faits après en avoir pris connaissance dans son intégralité, a précisé ce dernier.

Alors que des Gilets jaunes étaient rassemblés, "un individu extérieur criait aux manifestants qu'il était avocat et (les) incitait à rompre le cordon de sécurité" mis en place par les forces de l'ordre. Il les appelait aussi à "quitter les lieux en prétendant que la manœuvre effectuée par la police, visant finalement à intimer aux manifestants de ne pas circuler sur la voie publique, était illégale". S'en est suivi un mouvement de foule, "certaines personnes entreprenant notamment d'enjamber les barrières mises en place et allant au contact des policiers qui les repoussaient sans difficulté" a ajouté le procureur.

En garde à vue, l'avocat a contesté "avoir exhorté les manifestants à rompre le dispositif de sécurité" mais a reconnu "s'être entretenu avec quelques manifestants et avec quelques membres des forces de l'ordre" et "avoir distribué des cartes (de visite) professionnelles". 

RSF


Christophe Deloire, secrétaire général de l'ONG Reporters sans frontières, a lancé "un cri d'alarme" après les menaces et les agressions survenues samedi contre plusieurs journalistes. Sur le plateau de BFMTV, il a déclaré : "Incontestablement, hier, un cap a été franchi. Il faut lancer un cri d'alarme". Il a demandé aux responsables politiques "qu'ils disent qu'ils réprouvent, qu'ils condamnent" ces actes et que "ceux qui ont pris la parole au nom des Gilets jaunes (...) s'en désolidarisent".

UN ADO BLESSÉ À STRASBOURG


Un adolescent âgé de 15 ans a été blessé au visage samedi en marge d'un rassemblement de Gilets jaunes à Strasbourg. Conduit à l'hôpital, il a été opéré, a expliqué la police, sans être en mesure de déterminer la nature et les circonstances de la blessure.

Sur des photos et une vidéo postées sur Twitter, on voit un adolescent, la joue ensanglantée sur les quais entourant la Grande-Ile. Selon un commentaire accompagnant la vidéo, il "a reçu un tir de flashball en plein visage".

Les faits ont été signalés au parquet de Strasbourg par une commissaire de  permanence, a-t-on précisé. "Soit la responsabilité (des policiers) est engagée et le parquet peut saisir l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) pour déterminer les circonstances des faits, soit la nature de la blessure n'est pas en lien avec (un tir de flashball) et une enquête sera ouverte pour en déterminer la cause, soit c'est accidentel", a développé la police.

LE MANS


Environ 300 femmes Gilets jaunes ont marché dimanche dans les rues du Mans pour dénoncer le gouvernement et appeler à la démission d'Emmanuel Macron et de son gouvernement.

FESNEAU


Le gouvernement a-t-il fait un erreur en supprimant l'ISF ? "Je ne crois pas" a déclaré Marc Fesneau. "Le Président et le Premier ministre ont dit qu'on évaluerait la mesure, on le fera. (...) C'est un impôt qui portait sa charge symbolique, mais au-delà de ça il portait la charge de la justice fiscale."

FESNEAU


"Je trouve que c'est élevé par rapport à la responsabilité" du poste a dit Marc Fesneau, commentant le salaire de Chantal Jouanna pour la présidence de la Commission nationale du débat public (14.666 euros mensuels, presque autant que le Premier ministre et le président de la République).

A propos de la nomination du remplaçant de Chantal Jouanno comme organisateur du grand débat, "les choses sont en cours de finalisation" et seront annoncées ce début de semaine, a annoncé le ministre. Il faudra une personnalité "garante du grand débat et de ses conclusions" a-t-il ajouté.

FESNEAU


"La politique c'est un travail d'équilibriste : prendre en compte ce que nous disent les Français mais garder un cap" a déclaré Marc Fesneau, laissant entendre que le gouvernement entendrait les revendications des Français à l'issue du grand débat, mais ne changerait pas complètement sa politique et son programme.

FESNEAU


"On ne va pas retourner devant les Français à chaque fois qu'il y a un écueil" a estimé Marc Fesneau, appelant de ses voeux un débat constructif.

Alors que les Gilets jaunes réclament l'instauration du RIC, Marc Fesneau a mis en avant "la démocratie représentative. Quand vous voulez avoir un débat avec quelqu'un, avoir un dialogue, vous élisez des représentants (parents d'élèves, bureau dans une association, ndlr). Les Français ont parfois le sentiment que les élus ne les représentent pas. Or les élus qui sont à l'Assemblée nationale n'ont jamais été aussi divers. C'est un premier élément qu'il faudra mettre en avant." Il a toutefois reconnu que les élus devaient travailler sur l'interaction avec les électeurs après leur élection.

Marc Fesneau ne s'est pas dit opposé au référendum, mais plutôt sur des sujets institutionnels (vote blanc, proportionnelle). 

FESNEAU


Sur les derniers propos polémiques d'Emmanuel Macron, qui a appelé les Français à ne pas oublier le "sens de l'effort" : "Tous les Français savent que nous devons faire des efforts. Je ne vois pas dans les propos du Président des propos qui sont de l'ordre de la provocation. Je ne crois pas non plus qu'il ait opposé les Français les uns aux autres. C'est bien de rappeler que l'effort collectif et individuel est nécessaire pour faire avancer le pays. Le Président a le droit d'exprimer des choses. Il faut aussi qu'on accepte de pouvoir dire des choses. Si en démocratie les seuls à ne pas pouvoir dire les choses sont l'exécutif et les parlementaires, ce n'est plus une démocratie."

FESNEAU


"Dans son courrier diffusé demain, le Président va trouver les mots pour faire en sorte que le dialogue s'instaure", "ouvrir le débat" a assuré Marc Fesneau. "L'objectif du courrier c'est de dire dans quel principe et démocratie nous vivons, ce à quoi les Français sont attachés globalement" (égalité, liberté...). "Personne n'empêchera les Français d'exprimer ce qu'ils auront à dire (...)" a-t-il répondu, ne répondant pas précisément à la question de savoir si Emmanuel Macron allait "cadrer" le débat, en demandant notamment aux Français de ne pas aborder certains thèmes.

FESNEAU


"La colère vient de loin, c'est normal qu'elle perdure" a déclaré Marc Fesneau, ministre chargé des Relations avec le Parlement, invité du Grand Jury sur LCI, à propos des manifestations d'hier. "Je suis heureux qu'hier il y ait eu moins de débordements" car il faut respecter la démocratie, a-t-il ajouté, condamnant dans le même temps les violences qui ont pu survenir, notamment à l'encontre de journalistes de LCI.

"La démocratie, c'est ne pas attiser la violence, dans ses mots" a ajouté Marc Fesneau, visant Jean-Luc Mélenchon. "Il n'y a pas de démocratie qui fonctionne si on accrédite la thèse que la violence est un moyen d'expression."

PANNIER-RUNACHER


Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie, était ce matin l'invitée de la matinale de LCI. A propos des manifestations d'hier, elle s'est félicitée du "calme" dans lequel ont défilé les cortèges, tout en condamnant l'agression d'une équipe de journalistes de LCI à Rouen.


Alors que le rétablissement de l'ISF est l'une des principales revendications des Gilets jaunes, elle a déclaré : "La revendication est la justice fiscale, pas l'ISF. (...) On dit qu'on a supprimé l'ISF, la réalité c'est qu'on l'a remplacé par un autre impôt. On peut bouger des paramètres, mais pour cela il faut qu'on ait des bases", qui seront fixées notamment après le grand débat selon ce qu'il en ressort. Alors que certains évoquent, pour compenser la fin de l'ISF, de taxer davantage les plus aisés, Agnès Pannier-Runacher n'a pas eu l'air convaincue par cette solution. "L'un des sujets que nous disent les Français, c'est moins d'impôt", ajoutant qu'"intuitivement", "le poids de sortie" irait donc plutôt en ce sens.


Interrogée sur la taxe d'habitation, qui pourrait finalement être payée par les 20% de Français les plus aisés, la secrétaire d'Etat a précisé : "C'est un sujet du grand débat. Le programme prévoyait que c'était sur 80% des plus modestes. C'est en mettant en oeuvre la réforme que le Conseil constitutionnel a indiqué qu'il y avait un sujet d'égalité devant l'impôt." Selon elle, c'est le grand débat qui définira ce "qui est acceptable ou qui ne l'est pas" à ce sujet.

RECAP


De Paris à Bourges, retour sur les images fortes de ce neuvième samedi de mobilisation des Gilets jaunes.

GILETS JAUNES


Quelle mobilisation en régions pour cette neuvième journée du mouvement ?

REACTION

BILAN


En marge du mouvement des Gilets jaunes, 108 personnes ont été placées en garde à vue dans la capitale depuis ce matin, selon le parquet de Paris.

Après plusieurs week-ends en demi-teinte, les manifestants sont à nouveau descendus nombreux dans les rues et sur les ronds-points samedi 12 janvier, seconde journée de mobilisation de l'année 2019 avec presque 84 000 personnes recensées par le ministère de l'Intérieur. Un succès qui n'a pas ressoudé le trio historique du mouvement. Ce lundi, Priscillia Ludosky met fin sur sur Facebook à près de deux semaines d'imbroglio avec Éric Drouet en actant la fin de leur collaboration.

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