EN DIRECT - Gilets jaunes, acte 19 : un policier victime d'un malaise cardiaque, son état jugé "très préoccupant"

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MANIF - Après un "acte 18" marqué par des scènes de violences à Paris, le gouvernement a affiché sa volonté de fermeté et annoncé qu'il mobiliserait les militaires de l'opération Sentinelle pour protéger les bâtiments. Le nombre de manifestants est à la baisse ce samedi 23 mars, selon le ministère de l'Intérieur. Les dernières informations en direct.
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PARIS - NOUVEAU BILAN

CASTANER


Le ministre de l'Intérieur vient de s'exprimer :

- "La doctrine adoptée après le 1er décembre a été appliquée à la lettre" et "les bonnes consignes ont été bien appliquées". Le ministre a résumé cette doctrine à " mobilité, réactivité, dispersion immédiate et interpellation".

-40.500 personnes ont manifesté en France dont 5.000 à Paris, encadrées par 65.000 policiers et gendarmes.

- 8.545 contrôles ont eu lieu, dont 5.547 dans des périmètres interdits aux manifestations. Des armes et du matériel de protection ont été saisis. 233 personnes ont été interpellées en France, 107 ont été verbalisées, 172 placées en garde à vue à 17h. 83 personnes ont été interpellés à Paris et 80 à Nice.

PARIS


Un policier a fait un malaise au niveau de la place de la République et son état est considéré comme "très préoccupant". Il a été transporté à l'hôpital.

FRANÇOIS BOULO


L'avocat Gilet jaune était présent dans le cortège parisien aux côtés d'Eric Drouet, Jérôme Rodrigues et Laëtitia Dewalle. Il a répondu aux questions de LCI.

PARIS


Les images de cette dispersion tendue à Paris :

PARIS


Des tensions commencent à avoir lieu, notamment au niveau du boulevard de Strasbourg. Les brigades de policiers anti-casseurs se déploient sur la zone.

PARIS


Un nouveau bilan a été communiqué par la préfecture de police.

BILAN À 17H30


Paris : après avoir défilé de la place Denfert-Rochereau (sud) jusqu'à la basilique du Sacré-Coeur (nord), plusieurs milliers de manifestants se sont dispersés, mais des heurts ont lieu au niveau du boulevard de Strasbourg. 70 personnes ont été interpellées, 45 autres verbalisées pour avoir défilé dans un périmètre interdit et 5.628 contrôlés préventivement, selon la préfecture de police.

Montpellier : des échauffourées ont éclaté 2 heures après le départ d'un cortège d'environ 4.500 personnes, selon la préfecture.

Nice : des heurts ont éclaté quand quelques centaines de manifestants ont tenté de pénétrer dans le périmètre interdit aux rassemblements, déclenchant des tirs nourris de gaz lacrymogène. 26 personnes ont été interpellées, selon la préfecture, et une manifestante a été blessée.

Bordeaux : des tensions ont eu lieu dans le centre-ville interdit aux manifestations, avec l'arrivée de militants organisés en "black blocs".

La Rochelle : la police a fait usage de gaz lacrymogènes contre des manifestants qui leur lançaient des projectiles aux abords du Vieux-Port, 

interdit d'accès.

Nantes : 400 manifestants ont défilé en périphérie de la ville. Des tensions ont été signalées quand les gendarmes ont voulu faire reculer les manifestants qui refusaient d'obtempérer.

Lyon : quelques centaines de gilets jaunes ont été expulsés de la place Bellecour par des tirs de gaz lacrymogènes, puis ont manifesté sur les quais du Rhône et bloqué la circulation, avant d'être repoussés par les forces de l'ordre qui ont tirés des gaz lacrymogènes.  

Toulouse : quelques milliers de Gilets jaunes ont manifesté en début d'après-midi dans le centre-ville. Les forces de l'ordre ont fini par charger pour les disperser dans le périmètre entourant la place du capitole, où les manifestations ont été interdites, et interpellé au mois trois personnes.

PARIS


Le cortège parisien commence à se disperser vers 16h30, après avoir défilé depuis la place Denfert-Rochereau (sud) jusqu'à la basilique du Sacré-Coeur (nord). A 15H30, 56 personnes avaient été interpellées dans la capitale, 45 autres verbalisées pour avoir défilé dans un périmètre interdit et 5.628 contrôlés préventivement a indiqué la préfecture de police.

BILAN PROVISOIRE

PARIS


La banderole qui avait commencé à être déployée sur la coupole du Sacré Cœur a été retirée.

Urgent

PARTICIPATION


Selon le ministère de l'Intérieur, 8.300 personnes manifestaient en France à 14 heure, dont 3.100 à Paris., contre 14.500 à la même heure le 16 mars dernier, dont 10.000 à Paris.

PARIS


Des gilets jaunes ont tenté de déployer une banderole sur la coupole du Sacré Coeur.

MONTPELLIER


Des tensions ont lieu à Montpellier entre manifestants et forces de l'ordre. 4.500 personnes ont manifesté selon la préfecture.

PARIS


Le cortège arrive à la butte Montmartre dans le calme.

PARIS


Fermés aux manifestants et à la circulation, les Champs Élysées sont calmes.

PARIS


Le député de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon s'est affiché dans le cortège parisien.

MANIFESTATION 

VIDEO - Tensions dans le cortège dans le 10e arrondissement

RODRIGUES

BILAN PROVISOIRE

A 13h30, 51 personnes avaient été interpellées, 4.688 contrôles préventifs avaient été réalisés et 29 verbalisations dressées sur le périmètre interdit (préfecture de police)

DROUET CONTESTE SON PROCÈS VERBAL


Au micro de LCI, Eric Drouet s'est exprimé sur sa verbalisation. Il a indiqué "ne pas avoir signé [le procès verbal]" et "le contester fortement". Contrôlé comme étant le "leader des Gilets Jaunes" selon les autorités, il a refusé ce "titre" et estimé que dans ce qui était détaillé dans le PV, "tout était faux".


"On nous a dit 'appel à manifester', c'est faux, on a juste fait des sondages. On nous a dit 'présence sur une manifestation non déclarée', c'est faux, on se rejoignait pour partir à une manifestation déclarée." a-t-il précisé.

NICE


La manifestante blessée conduite à l'hôpital va bien, son pronostic vital n'est pas engagé. Les interpellations sont désormais au nombre de 20, selon la Préfecture.

DROUET VERBALISÉ 

DROUET VERBALISÉ 


Eric Drouet, figure emblématique des Gilets Jaunes, s'est fait verbaliser à Paris, il a été contrôlé au niveau des Halles.

NICE


A Nice, une manifestante a été blessée lors d'une charge des forces de l'ordre et 6 interpellations ont eu lieu dans une zone interdite à la manifestation, d'après les sources de la Préfecture. La place Garibaldi commence à être évacuée.

PREMIER BILAN 

NICE

A Nice, une manifestante de 75 ans a été légèrement blessée en tombant à terre lors d'une charge des forces de l'ordre, selon nos informations. Elle a été hospitalisée au vu de son âge, a-t-on appris de sources policières.

BELLOUBET

"Quand des casseurs vous agressent, vous attaquent, la France est avec vous", a lancé la garde des Sceaux Nicole Belloubet à l'adresse des forces de l'ordre, samedi en marge de la commémoration des attentats qui ont fait quatre morts dans l'Aude en mars 2018.

"Nous serons sans merci pour les casseurs. Ce que veulent ces gens, ce n'est pas le dialogue, leur seule revendication c'est la violence", a-t-elle ajouté

MANIFESTATIONS

Plusieurs rassemblements en cours sont signalés en province, à Nice, mais aussi à Rouen (en lisière de la zone d'interdiction), ainsi qu'à Lille.

Selon notre journaliste sur place, une première personne a été interpellée place Garibaldi à Nice, où la situation se tend légèrement

NICE

VIDEO - A Nice, quelques regroupements malgré l'interdiction

MANIFESTATIONS

VIDEO - La carte des interdictions de manifester dans toute la France

SECURITE

VIDEO - La carte du dispositif des forces de l'ordre à Paris. Dans la capitale, des contrôles ont lieu dans les sept gares parisiennes, ainsi qu'aux portes de Paris et dans les bois de Vincennes et de Boulogne

DISPOSITIF

PREFET

VIDEO - Le message de fermeté du nouveau préfet de police Didier Lallement

PHILIPPE

CASTANER

LR

Le député LR Eric Ciotti sur RTL : "J'aurais préféré que l'on expose pas nos officiers et nos militaires à ce débat. La communication à outrance nuit à l'efficacité. Il faut privilégier l'action" 

PREFET

VIDEO - Le préfet Didier Lallement explique ce que sont les "brigades de répression de l'action violente" (BRAV)

PREFET

Le nouveau préfet de police Didier Lallement, présent sur la place de l'Etoile à Paris : "Nous ferons preuve tout au long de la journée d'une fermeté à l'égard de ceux qui voudraient se livrer à des dépradations et des destructions"

"Les militaires de Sentinelle ne seront jamais dans des tâches de maintien de l'ordre"

"Fermeté, professionnalisme et réactivités sont nos mots d'ordre"

"Les forces de sécurité intérieure n'ont pas l'intention de subir"

INTERDICTIONS


Voici les villes où des interdictions de manifester ont été prononcées en vue de "l'acte 19" des Gilets jaunes


- Paris, secteurs Champs Elysée, palais de l'Elysée et Assemblée nationale


- Nice, sur une grande partie de l'agglomération dont la Promenade des Anglais


- Toulouse, sur la place du Capitole


- Bordeaux, dans les rues du centre-ville, comme chaque semaine et sans résultat jusqu'à présent


- Rouen, Rennes, Saint-Malo, Saint-Brieuc, Vannes, La Rochelle, Tarbes, Carcassonne, Trèbes, Dijon, Metz et Perpignan


A noter que toute participation à des manifestations de ce type vaudra aux participants une amende de 135 euros, selon un décret publié jeudi. Autant d'arrêtés et de mesures vues comme "une atteinte à la liberté de manifester", selon la Ligue des droits de l'Homme.

MOBILISATION

Près de 6000 hommes seront mobilisés à Paris, pour assurer le maintien de l'ordre, samedi 23 mars. A noter, parmi eux, la présence de neuf Brigades de répression de l'action violente, les unités créées spécialement pour interpeller les manifestants violents avec célérité.

FLORENCE PARLY


La mise au point de Florence Parly. Invitée ce vendredi soir sur RTL, la ministre des Armées a précisé les contours du dispositif Sentinelle prévu pour samedi : "Il n’a jamais été question de confier à Sentinelle des missions de maintien de l’ordre. Il n’est donc pas question comme j’ai pu l’entendre circuler et répéter sur un certain nombre d’antennes : il n’est pas question, il n’est même pas envisageable que des militaires des armées françaises puissent ouvrir le feu sur des manifestants."


"Il y a des choses qui ont été mal comprises et il y a aussi des  responsables politiques qui ont semble-t-il intérêt à manipuler l’information et c’est très triste parce que cela abîme la République, a ajouté la ministre. Les soldats de Sentinelle ne seront donc pas aux endroits où il y a des manifestants il n’y aura donc pas de face à face et les militaires depuis des mois, des semaines, s’organisent, se coordonnent pour soulager les policiers et les gendarmes qui ont pour mission de lutte contre le terrorisme."

FOUQUET'S

La très chic brasserie restera fermée "pour une période estimée à ce stade à plusieurs mois", a indiqué la direction de l'établissement, incendié samedi 16 mars lors de la dernière manifestation des Gilets jaunes, sur les Champs Elysées. "Les dégâts sont considérables", a-t-elle indiqué à l'AFP

MACRON

MÉLENCHON

MISE EN GARDE

MÉLENCHON


"Le gouvernement s'honorerait à changer d'avis", dit le chef de file de la France Insoumise.

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