EN DIRECT - Gilets jaunes : arrêté samedi, le journaliste Gaspard Glanz sera jugé le 18 octobre

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MOBILISATION - Ils étaient quelque 27.900 Gilets jaunes à manifester samedi à travers la France, dont 9.000 à Paris, à l'occasion de "l'acte 23" du mouvement. Une nouvelle journée de contestation marquée par des heurts à Paris. Les dernières infos en direct.
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Quelques minutes après sa sortie du TGI, le journaliste Gaspard Glanz a remercié celles et ceux qui l'ont soutenu. "Merci à tous. Sincèrement, je ne mesure pas tous les soutiens mais ça fait vraiment, vraiment chaud au cœur", a-t-il tweeté.

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Le journaliste Gaspard Glanz a pris la parole lundi soir. "Je me rendrai dans les manifestations ce samedi et le 1er mai malgré l'interdiction qui m'est faite. Je suis journaliste, c'est mon travail et j'habite à Paris", a-t-il déclaré à la sortie du Tribunal de grande instance (TGI).  "Je fais confiance à mes avocats pour me libérer le droit d'y aller librement samedi prochain et le 1er mai. Mais avec ou sans autorisation, j'y serai, quelles qu'en soit les conséquences."


Le fondateur de Taranis News a évoqué ses conditions de garde à vue. "Ça s'est passé assez mal", a-t-il ajouté. "J'ai des bleus partout. Quand je me suis fait arrêter, je me suis fait écrabouiller par terre. Je n'ai rien mangé depuis samedi. J'ai pu boire mais ce n'était pas facile."

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Me Raphaël Kempf, l'avocat du journaliste Gaspard Glanz, indique sur Twitter que son client "est interdit de paraître à Paris tous les samedis et le 1er mai jusqu'à l'audience du 18 octobre", date à laquelle il comparaître pour "outrage". "Cette décision conforme aux réquisitions du parquet empêche Gaspard Glanz de faire son travail et de couvrir les mouvements sociaux", ajoute-t-il dans un post.


Le fondateur de Taranis News est sorti de garde à vue lundi en milieu de journée. Il avait été interpellé samedi lors de l'acte 23 des Gilets jaunes et placé en garde à vue pour "participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations" et "outrage sur personnes dépositaires de l’autorité publique".

JEAN-LUC MELENCHON


La mise en examen de Gaspard Glanz suscite de nombreux réactions, y compris parmi les personnalités politiques comme Jean-Luc Mélenchon. 

JOURNALISTE ARRÊTÉ


Le journaliste indépendant Gaspard Glanz a été présenté lundi au tribunal de Paris où il devait se faire remettre une convocation pour une audience ultérieure, rapporte l'AFP.

JOURNALISTE ARRÊTÉ

Gaspard Glanz a été emmené au tribunal de grande instance de Paris pour être déféré.

JOURNALISTE ARRÊTÉ

Selon plusieurs journalistes présents sur place, Gaspard Glanz est sur le point d'être déféré devant le procureur.

JOURNALISTE ARRÊTÉ

Le rassemblement se poursuit devant le commissariat du 12e arrondissement de Paris, où le journaliste Gaspard Glanz, qui a aujourd'hui 32 ans, est en garde à vue.

JOURNALISTE ARRÊTÉ

L'arrestation du journaliste Gaspard Glanz, samedi, a également donné lieu à une pétition pour exiger sa libération. Partagée par son père, Eric Glanz, elle a dépassé les 10.000 signatures ce lundi matin.

JOURNALISTE ARRÊTÉ

Un rassemblement a lieu ce lundi depuis 10h devant le commissariat du 12e arrondissement de Paris, où le journaliste Gaspard Glanz est actuellement en garde à vue, après son arrestation samedi. Quelques dizaines de personnes sont présentes pour l'instant.

CE QU'IL FAUT RETENIR


- 27.900 manifestants se sont mobilisés à travers la France, dont 9.000 à Paris, selon l'Intérieur. Une baisse de la mobilisation  (31.100 la semaine précédente) observée par la place Beauvau que ne relève pas le "Nombre Jaune". Ce compteur, mis en place en réponse aux chiffres officiels, juge que 101.000 Gilets jaunes ont défilé à travers la France. En comparaison, cette page Facebook donnait le chiffre de 91.000 participants au "22e acte".


- Des tensions ont éclaté dans la capitale en début d'après-midi près de Bastille, avant de se concentrer sur la place de la République, point d'arrivée du cortège. Plusieurs magasins ont été pillés et des vitrines saccagées. Des manifestants ont également pris à partie les forces de l'ordre en leur criant "suicidez-vous, suicidez-vous". Une séquence qui a indigné la classe politique.


- 14 membres des forces de l’ordre ont été blessés ce samedi, selon le ministère de l'Intérieur, 


- 2 reporters indépendants ont été arrêtés dans la capitale, selon plusieurs témoignages. D'autres journalistes rapportent également avoir été blessé.


- Plus de à 21.000 contrôles préventifs et 249 interpellations, ont eu lieu dans la capitale, selon la préfecture. Parmi elles, 219 personnes ont été placées en garde à vue, dont six mineurs, selon le parquet. 


- De nombreuses manifestations ont eu lieu à travers la France, comme à Toulouse, Marseille ou Saint-Etienne. À Montpellier, 2200 personnes s'étaient réunis, quant à Bordeaux, pourtant place forte du mouvement, ils n'étaient que 1500 selon l'AFP à défiler dans le calme. 

CASTANER 


Christophe Castaner et Laurent Nuñez saluent dans un communiqué le travail des forces de l'ordre et leur "professionnalisme". Le ministre de l’Intérieur et le secrétaire d’État ont également une "pensée pour les 14 membres des forces de l'ordre" blessés lors de ce 23e samedi de mobilisation.

CASTANER


Sur Twitter, le ministre de l'Intérieur dénonce les slogans entendus durant la manifestation et filmé par un journaliste du Nouvel Obs. "Honte à ceux qui se sont livrés à une telle ignominie", dénonce Christophe Castaner. 

PRISCILLIA LUDOSKY GAZÉE


Priscillia Ludosky, figure historique du mouvement des Gilets jaunes, dit avoir été bousculée puis gazée par des membres des forces de l'ordre sans raison. Au micro de LCI, elle raconte comment elle a voulu interroger des CRS afin de savoir pourquoi ils "nassaient" les manifestants sur la place de la République. Car selon elle, un rassemblement était déclaré en préfecture sur cette place parisienne de de 18H à 22h. Elle dit avoir voulu montrer la photo de la dite déclaration à un CRS qui lui aurait répondu "je m'en branle". Des propos qu'on distingue dans un direct filmé sur Facebook. 


"Ils ont ensuite mis leur bouclier, m’ont poussée et gazée à l’œil droit", conclut-elle sur notre antenne. 

227 INTERPELLATIONS À PARIS


À 19h, l'Intérieur annonce avoir réalisé plus de 20.500 contrôles préventifs dans la capitale et avoir interpellé 227 personnes à Paris. Pour ce 23e acte, 178 personnes ont été placées en garde à vue parmi lesquelles six mineurs. 

17 INTERPELLATIONS À TOULOUSE 


17 personnes ont été interpellées dans la manifestation toulousaine, selon un bilan encore provisoire, notamment pour jets de projectiles, violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique et outrages.

MOBILISATION


Alors que l'Intérieur estime que la mobilisation est en baisse, le "Nombre jaune" annonce une hausse du nombre de manifestants. Ce compteur, mis en place en réponse aux chiffres de la place Beauvau, souvent contestés, juge que 101.000 Gilets jaunes ont défilé à travers la France. En comparaison, cette page Facebook donnait le chiffre de 91.000 participants au "22e acte".

DISPERSION À PARIS


La place de la République se vide peu à peu. La dispersion étant annoncée pour 18h, les forces de l'ordre somment les manifestants de quitter les lieux en les dirigeant vers la station de métro. 

GILET JAUNE BLESSÉ


Ramous, Youtubeur devenu Gilet jaune aux vidéos très partagées sur Facebook, s'est filmé, le visage ensanglanté, en marge de la manifestation des Gilets jaunes. Proche de Jérôme Rodrigues, cet ancien chroniqueur pour l'émission TPMP dit avoir tenté de s'"interposer" entre un membre des forces de l'ordre et le Gilet jaune qui a perdu l'usage d'un œil afin de le "défendre". 


Ce "direct" enregistré directement sur sa page Facebook bat des records d'audience avec plus de 72.000 vues en une heure.

Urgent

MOBILISATION


27.900 personnes étaient mobilisées en France ce samedi, selon l'Intérieur, dont 9.000 à Paris. En comparaison, ils étaient plus de 31.000 dans l'Hexagone la semaine dernière et uniquement 5000 dans la capitale.

DISPERSION À PARIS


Plusieurs rues sont bloquées par des forces de l'ordre qui empêchent la dispersion des manifestants, d'après le témoignage de plusieurs journalistes sur place, dont nos confrères du Monde. Cependant, au centre de la place de la République, le calme semble être revenu.

DISPERSION À PARIS


La dispersion du cortège parisien était prévue pour 18h. Mais sur place, les nombreux gaz lacrymogènes envoyés par les forces de l'ordre ne semblent pas faire fuir les manifestants, comme en témoignent plusieurs journalistes sur place.

"SUICIDEZ-VOUS!"


Des manifestants lancent des insultes et des "suicidez-vous" aux forces de l'ordre présentes sur la place de la République. Une sinistre référence à la vague de suicide qui frappe la profession. En tout cette année, ce sont déjà 28 policiers qui se sont donnés la mort, soit deux fois plus que l'an dernier à la même période.

VIDÉO


Quelques personnes vêtues de noir se sont introduites dans un Franprix, où elles se sont servies. Le groupe a rapidement été mis à la porte par un salarié du magasin.

TENSIONS À TOULOUSE


La situation se tend à Toulouse, où les forces de l'ordre tentent de disperser les manifestants. Selon l'un de nos journalistes sur place, les Gilets jaunes tentent de se rassembler afin de se rendre sur la place du Capitole, pourtant interdire par un arrête préfectoral. 

GARDE À VUE


Selon un bilan provisoire du parquet de Paris, 122 personnes ont été placées en garde à vue dans la capitale. Parmi eux, quatre sont mineures.

CANON MARQUANT


Les canons à eau utilisés dans la capitale possèdent un marqueur de couleur bleue, selon les observations des plusieurs journalistes sur place. Nommé PMC, pour Produit de Marquage Codé, il permet aux forces de l'ordre d'identifier les casseurs après la dispersion du cortège. 

OBJETS ET SLOGANS SAISIS


Un syndicat de police a diffusé sur les réseaux sociaux quelques objets et banderoles retrouvés lors des quelques 17.500 contrôles préventifs qui ont eu lieu dans la capitale. 

TOULOUSE


Le cortège toulousain, qui a réuni des milliers de personnes selon l'AFP, est en train d'être dispersé par les forces de l'ordre, qui usent de gaz lacrymogènes et du canon à eau. Dans la capitale de l'Occitanie, la place du Capitole était interdite aux manifestations. 

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