EN DIRECT - Gilets jaunes : "Des ronds-points ont été évacués, nous allons poursuivre", prévient Castaner

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STOP OU ENCORE ? - Après une cinquième journée de mobilisation en forte baisse, le mouvement des Gilets jaunes va-t-il se poursuivre ? Et sous quelle forme ? En régions, des blocages persistent ce lundi. Le gouvernement appelle, lui, à quitter les ronds-points. Suivez les dernières informations en direct.
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CE QU'IL FAUT RETENIR


- MOBILISATION EN BAISSE. La mobilisation des Gilets jaunes semble s'effriter. 66 000 personnes ont défilé dans toute la France samedi, c'est deux fois moins que le week-end précédent même si dans certaines villes, comme Bordeaux ou Toulouse, les rassemblements ont encore été très suivis.


- PARIS ÉPARGNÉ.  On dénombre également beaucoup moins d'interpellations et de dégâts dans la capitale : les forces de l'ordre ont procédé à 179 interpellations  et 144 personnes ont été placées en garde à vue à Paris.


- STOP OU ENCORE ?  Plusieurs membres du gouvernement appellent désormais à lever les barrages. "Il faut arrêter la surenchère et rentrer maintenant dans le grand débat  national avec ce dialogue qui pourra déboucher sur de nouvelles propositions", a estimé Marlène Schiappa sur LCI.  L'organisation d'un sixième samedi de mobilisation fait débat au sein des Gilets jaunes.


- LE PLAN DE L'EXÉCUTIF. Dans une interview accordée aux Echos, Edouard Philippe détaille les contours des mesures annoncées plus tôt dans la semaine par Emmanuel Macron. Smic et prime d'activité, référendum d'initiative citoyenne, impôt sur les sociétés : ce qu'il faut retenir de la réponse de l'exécutif aux gilets jaunes.

RATP


La RATP versera une prime exceptionnelle de 200 ou 400 euros à "plus de 30.500 salariés" percevant un salaire annuel brut inférieur à deux smic. Plus précisément, cette prime sera de 400 euros pour les salariés percevant un salaire annuel inférieur à 1,5 smic (26.644,66 euros brut hors primes) et de 200 euros pour les salariés percevant un salaire annuel compris entre 1,5 et 2 smic (35.526,48 euros brut hors prime). 

WOERTH


Eric Woerth, président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, a réclamé l'application de la hausse de 100 euros net mensuels à tous les Français proches du smic. Il a toutefois salué que le smic "en lui-même" n'augmente pas, car un salaire minimum "trop important" empêcherait les entreprises d'embaucher.

AUTOROUTES


Ce midi, Vinci a communiqué le point sur la situation sur son réseau, peu avant midi : à 11 heures, il y avait donc plus de 30 points sur lesquels la présence de manifestants a été notée. Retrouvez la liste exhaustive ici.

MACRON


Emmanuel Macron ne se rendra à Biarritz demain pour le lancement de la Présidence française du G7. Il a confié le soin à Jean-Yves le Drian, ministre de l'Europe et des Affaires étrangères de le remplacer, a indiqué l'Elysée. 

Le chef de l'Etat restera à Paris où il recevra les ministres concernés en vue de l’organisation du grand débat, ainsi que d'autres acteurs économiques pour les mobiliser.

CASTANER NE VEUT PLUS DE BARRAGES


Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner ne veut plus de Gilets jaunes sur les ronds-points. Depuis le début du mouvement il y a eu "huit morts. Connaissez-vous un autre contentieux social sur ces trente dernières années qui a tué autant de personnes ? Je le dis clairement : 'Ca suffit'!" a-t-il déclaré en marge d'une visite à Nanterre dans les locaux de la sous-direction de la lutte contre la cybercriminalité.  "Ca suffit pour la sécurité des Gilets jaunes, de nos concitoyens, pour la sécurité de nos forces de l'ordre (...) On ne peut pas continuer à paralyser l'économie française, paralyser le commerce dans nos villages, dans nos villes en 'embolisant' un rond-point."

"Nous avons commencé dès la semaine dernière, des ronds-points ont été évacués, nous allons poursuivre cela" a-t-il ajouté. 

2 MILLIARDS DE PERTES POUR LE COMMERCE


Le Conseil national des centres commerciaux (CNCC) estime ce lundi que les cinq week-end de mobilisation des Gilets jaunes ont coûté deux milliards d'euros au secteur du commerce. "La fréquentation des centres commerciaux a encore baissé de plus de 10% samedi dernier par rapport au même jour de l'année dernière, selon l'indice CNCC/Quantaflow" précise leur communiqué. "Les quelques jours qui restent avant Noël ne permettront pas de récupérer la perte de chiffre d'affaires qu'on peut estimer à deux milliards d'euros" estime son délégué Gontran Thüring.

Devant l'urgence de la situation, le gouvernement demande de prendre en urgence trois mesures : il souhaite voir permis "le libre accès aux sites commerciaux, en particulier périphérique", que soient "accélérées les procédures d'autorisation des ouvertures dominicales supplémentaires" et que soit instauré "un juste équilibre de la pression fiscale sur toutes les formes de commerce", avec un relèvement de la taxation des plateformes de commerce en ligne de type Amazon.

135 GARDES À VUE SAMEDI À PARIS


Selon nos informations, 135 personnes ont été placées en garde à vue samedi à Paris, 116 majeurs et 19 mineurs.

19 des personnes interpellées samedi à Paris seront jugées aujourd'hui en comparution immédiate. 

DUPONT-AIGNAN


"Je crois que les Français aspirent à une trêve. Pour autant, je pense que les Gilets jaunes doivent garder la pression, notamment pour obtenir ce qui n'a pas été obtenu, et qui est mon obsession, la fin du gel des pensions de retraite, des prestations familiales" a déclaré le président de Debout la France.

SNCF


Guillaume Pépy, PDG de la SNCF, a annoncé sur Radio Classique qu'une prime exceptionnelle serait versée à près de 100.000 salariés de l'entreprise "dès le bulletin de paie de décembre". "Elle est de 400 euros pour tous les salariés qui touchent jusqu'à 1,5 fois le smic" a-t-il précisé. Les salariés touchant entre 1,5 et 2 smic recevront pour leur part 200 euros. Cela devrait coûter "30 millions d'euros pour l'année 2018" à une entreprise.

VIDÉO - Brice Hortefeux sur LCI : "Il était temps qu'il y ait cette trêve" des Gilets jaunes

DES CABINES DE PÉAGE INCENDIÉES


Selon nos informations, cette nuit, une cabine de péage a été incendiée à Manosque (Alpes-de-Haute-Provence). A leur arrivée sur les lieux, les gendarmes n'ont trouvé personne. Mais à une quinzaine de kilomètres de là, aux alentours de 3h45, ils sont tombés sur plusieurs individus en train de déposer des palettes sur les cabines de péage à La Brillanne, toujours sur l’A51.

Déjà plut tôt dans la nuit, vers 22h, une cabine avait elle aussi été incendiée à Orange.

L'AFP indique que des installations autoroutières de Béziers, La Ciotat ou encore Perpignan ont également été incendiées. Lundi matin, Vinci a fait état de manifestations "moins nombreuses" mais "une quarantaine d'échangeurs" restaient perturbés et certains accès fermés.

FONCTIONNAIRES


Sur RTL, la ministre du Travail Muriel Pénicaud a expliqué que la prime d'activité concernerait également les fonctionnaires.

"La prime d’activité c’est pour les salaires à bas revenu du secteur privé mais aussi de tous les fonctionnaires smicards, donc si vous êtes au smic ou un peu au-dessus du smic et que vous êtes fonctionnaire, que vous n’avez pas d’autres revenus, vous aurez le droit à la prime d’activité. Et aussi pour les indépendants, c’est-à-dire le micro entrepreneur, l’agriculteur, l’artisan, le commerçant, qui a des très faibles revenus."

HORTEFEUX


A propos du référendum d'initiative citoyenne, désormais revendication majeure des Gilets jaunes : "Ca ne doit pas être utilisé tous les matins. (...) Qu'il y ait des moments de respirations dans la vie politique oui ; mais sous la réserve que cela se fasse au minimum avec le contrôle du Parlement et au moins aussi sous le contrôle du Conseil constitutionnel" pour les sujets touchant aux droits de l'homme, aux droits humains.

HORTEFEUX


Fallait-il inclure la question de l'immigration dans le grand débat local ? "C'est un sujet majeur, la question de nos racines, notre identité, le nombre de migrants que nous accueillons. Ecarter cela c'est être dans le déni absolu. La réalité c'est que nous sommes un pays où nous accueillons près de 400.000 migrants chaque année. Nous n'en avons ni la capacité, ni la volonté, ni la nécessité."

"Lorsqu'on aborde pas ce sujet aujourd'hui, on ouvre la voie à des extrêmes."

HORTEFEUX


Brice Hortefeux est d'accord avec le choix du gouvernement de ne pas augmenter le salaire minimum. "Sur la question de l'augmentation du smic il faut être prudent : on sait qu'elle entraînera des destructions massives d'emplois. Ce n'est pas agréable à dire. Augmenter le salaire minimum ça peut être sympathique, mais les conséquences à court terme c'est la destruction d'emplois."

HORTEFEUX


55% des salariés au smic seulement bénéficieront de la prime de 100 euros. "C'est la méthode Macron : on fait un pas en avant, un pas en arrière et un pas de travers. Il y a eu une annonce d'une augmentation importante du smic. On s'aperçoit ensuite que quasiment un foyer sur deux qui était potentiellement bénéficiaire ne le sera plus. C'est donc un exemple de cette méthode qui n'est pas la bonne."

HORTEFEUX


Sur la rencontre entre Emmanuel Macron et Nicolas Sarkozy quelques jours avant le discours du président de la République en réponse aux Gilets jaunes, Brice Hortefeux répond : "L'expérience d'un chef de l'Etat est forcément utile."

HORTEFEUX


Brice Hortefeux, ancien ministre de l'Intérieur de Nicolas Sarkozy et député européen LR, est invité de la matinale de LCI. "Il était temps qu'il y ait cette trêve, notamment en cette période de Noël" a-t-il déclaré à propos de la mobilisation des Gilets jaunes. 

ÉCONOMIE


Sur LCI, le directeur général du Printemps Haussmann Pierre Pellarey estime que son magasin a perdu 25 à 30% de son chiffre d'affaire sur le mois de décembre, à cause des manifestations des Gilets jaunes.

Pour récompenser les consommateurs qui se déplaceront jusqu'au magasin et pour essayer de rattraper le retard économique, le Printemps appliquera 25% de réduction sur la beauté jusqu'à mercredi, et 15% de réduction sur une gamme de produits plus large pour les porteurs de la carte.

GYROS BLEUS


Linda Kebbab, déléguée nationale syndicat Unité SGP Police FO, est venue annoncer ce matin sur LCI que les forces de l'ordre envisageaient de manifester à la rentrée 2019, pour protester notamment contre leurs conditions de travail et le manque de reconnaissance à leur égard. "On ne peut pas avoir une police des riches et une police des pauvres, on ne peut pas avoir une police qui baisse et demander aux communes ou aux plus riches d'assurer leur propre protection" a déclaré Linda Kebbab.

A la question de savoir si finalement les policiers étaient eux aussi un peu Gilets jaune, la déléguée syndicale a répondu : "Ils le sont depuis le début. Nous avions appelé à une journée de soutien le 17 novembre avec notamment une journée zéro PV."

VIDÉO -  "Nous voulons un changement de gouvernement" : le gilet jaune du Vaucluse Christophe Chalençon réagit à l'interview du Premier ministre Édouard Philippe.

RÉFÉRENDUM D'INITIATIVE CITOYENNE


Edouard Philippe annonce dans Les Echos la tenue d'un débat sur le référendum d'initiative citoyenne (RIC), devenu l'une des principales revendications des Gilets jaunes. "Je ne vois pas comment on peut être contre son principe. Le référendum peut être un bon instrument dans une démocratie, mais pas sur n'importe quel sujet ni dans n'importe quelles conditions", juge le Premier ministre. "C'est un bon sujet du débat que nous allons organiser partout en France. Comme l'est le vote blanc."

HAUSSE DE LA PRIME D'ACTIVITÉ


Le chef du gouvernement fait savoir aux Echos que le gain de 100 euros net pour les salariés proches du Smic passera "par une hausse massive de la prime d'activité" qui sera versée "dès le 5 février pour compléter le salaire de janvier". Cette hausse ne concernera donc pas tous les salariés au Smic car la prime d'activité tient compte de l'ensemble des revenus du ménage, mais "nous allons élargir le nombre de foyers éligibles (à la prime d'activité), qui passera de 3,8 millions à 5 millions", précise le Premier ministre.

INTERVIEW D'ÉDOUARD PHILIPPE


Dans une interview accordée aux Echos, Edouard Philippe revient en détail sur les mesures censées permettre de répondre à la crise des Gilets jaunes. "Nous avons fait des erreurs. Nous n’avons pas assez écouté les Français", concède le Premier ministre, annonçant notamment que le déficit public de la France devrait augmenter à 3,2% du PIB en 2019 en raison de ce plan d'urgence.


Afin d'atténuer les conséquences pour les finances publiques de ces mesures, le gouvernement a décidé de limiter la baisse du taux d'impôt sur les sociétés à celles de moins de 250 millions d'euros de chiffre d'affaires l'année prochaine. Elle sera décalée d'un an pour les autres.

DÉGÂTS


La société Vinci Autoroutes annonce ce dimanche soir qu'elle estime à "plusieurs dizaines de millions d'euros" le montant des dégâts commis depuis le début de la crise des Gilets jaunes. "Près de 250 sites ont ainsi été impactés quotidiennement par les actions des manifestants", ajoute le groupe français de BTP et de concessions dans un communiqué, dénonçant "des dégâts considérables causés aux équipements et infrastructures".

"ABOUTIR À DE NOUVELLES MESURES"

"ARRÊTER LA SURENCHÈRE"

MARLENE SCHIAPPA


Invitée de l'émission "En toute franchise" sur LCI, la secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes estime que le gouvernement a été "trop tardif " dans sa réponse. 

PÉAGE


Le péage de Narbonne a une nouvelle fois été pris pour cible samedi soir. Voici les images. 

ABANDONNER LES RONDS-POINTS OU PAS ? 


Au lendemain d'une journée de mobilisation plus faible, beaucoup de Gilets jaunes refusent de baisser les bras. 

242 GARDES A VUE 


Les forces de l'ordre ont procédé samedi à 351 interpellations dans l'Hexagone à l'occasion de "l'acte V" des Gilets jaunes. Au total, 242 personnes ont été placées en garde à vue. 

EN IMAGES


Le chef de file LFI réfute demander la démission du Président mais alerte : le mouvement va continuer.

"DÉTERMINATION INTACTE"


" Le contexte a pesé sur la forme, pas sur le fond. La détermination reste intacte "selon Jean-Luc Mélenchon, invité du Grand Jury. 

DÉMISSION DU PRÉSIDENT ?


"Aucun d'entre nous ne demande la démission d'Emmanuel Macron", assure Jean-Luc Mélenchon sur le plateau du Grand Jury. 

"DANS MON PROGRAMME"


"Ce que demandent les Gilets jaunes se trouve dans mon programme", assure Jean-Luc Mélenchon au Grand Jury. 


"Il y a de la marge les gens, alors luttez" pour l’augmentation des salaires lance-t-il au micro.

"ATTEINDRE SES OBJECTIFS"


Pour Jean-Luc Mélenchon,  il aurait «été stupéfiant que ce mouvement s’identifie à un parti politique ou à une personnalité 


"Nous vivons un événement que peu de générations ont vu", a-t-il estimé au micro du Grand Jury. Et d’ajouter : "Ce qui est important pour moi c’est que ce mouvement puisse atteindre ses objectifs". 

"ETRE RECUPÉRÉ"


"Le but pour moi n'était pas de récupérer ce mouvement mais d'être récupéré", affirme Jean-Luc-Mélenchon invité du Grand Jury.  

UNE "REVOLUTION CITOYENNE"


Invité du Grand Jury, Jean-Luc Mélenchon indique que le mouvement des Gilets Jaunes est une "révolution citoyenne". 


"Depuis la première heure, il y a des Insoumis en Gilets Jaunes. (...) Dans ce mouvement, il y a des gens d'extrême-droite mais dans une révolution il y a de tout", a estimé Jean-Luc Mélenchon. 

UNE BAISSE DE MOBILISATION ? 


Pour Jean-Luc Mélenchon, il est normal que la mobilisation ait pris des formes différentes.

JEAN-LUC MÉLENCHON


Une baisse de mobilisation des Gilets Jaunes ? "Le contexte a pesé sur la forme, mais pas sur le fond. La détermination reste intacte", estime Jean-Luc Mélenchon dans le Grand Jury LCI.  "Par définition,  les révolutions n'appartiennent à personne"

JEAN-MICHEL BLANQUER


Une 'étape est dernière nous", estime sur Europe 1 le ministre de l'Education nationale au sujet des Gilets jaunes. "Il faut réinventer autre chose que les ronds-points pour se retrouver".

Tenir ou faiblir ? S'ils étaient moins nombreux dans les rues, les Gilets jaunes ont une nouvelle fois battu le pavé à l'occasion de ce cinquième samedi de mobilisation dans toute la France. Après cette mobilisation en forte baisse,  quel est désormais l'avenir de ce mouvement inédit  ? Quelles suites aux négociations avec le pouvoir ?  Certains porte-parole du mouvement semblent désormais intéressés par un parcours politiques. D'autres revendiquent la création d'une liste "apolitique" aux européennes. Certains enfin, refusent de quitter les ronds-points.

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