EN DIRECT - Gilets jaunes : Emmanuel Macron "s'adressera à la Nation" lundi à 20 heures

Social
GILET JAUNE - Dans une capitale barricadée et dotée d'un dispositif de sécurité exceptionnel, samedi 8 décembre, les nouvelles manifestations des Gilets jaunes n'ont pas donné lieu aux même scènes de chaos que la semaine précédente. Les forces de l'ordre ont procédé à un nombre record de 1.082 interpellations samedi à Paris. Suivez les dernières infos en direct.
Live

RÉSUMÉ


Au fil de la journée, les différents acteurs politiques ainsi que le procureur de la République de Paris ont communiqué des chiffres concernant la mobilisation des Gilets jaunes samedi. 


Voici les principales données communiquées :


- Sur LCI, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a annoncé que l'acte IV avait fait "325 blessés" dans toute la France. "Nous en avons pris en charge 100" ajoute-t-elle.


- Le procureur de la République de Paris Rémy Heitz a annoncé dimanche près de 1000 interpellations à Paris samedi : "Nous comptons 900 majeurs et  100 mineurs placés en garde à vue".


- Un individu a été placé en détention provisoire concernant le cas du vol d'un fusil d'assaut dans un véhicule de police le 1er décembre dernier. Il a été mis en examen pour tentative d'homicide volontaire sur personne dépositaire de l'autorité publique, vol avec violence et infraction à la législation sur les armes. 


- 13 personnes sur 14 interpellées ont été mises en examen concernant le saccage de l'Arc de Triomphe le 1er décembre dernier, a également indiqué le procureur de Paris.


- Le président de la République Emmanuel Macron va recevoir lundi à 10h la CGT, la CFDT, FO, le CFE-CGE, la CFTC, mais aussi le Medef, le CPME et l'U2P dans le cadre d'une "consultation", à laquelle participeront également le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand et celui du Sénat Gérard Larcher.

JUSTICE


A ce stade, 278 personnes ont été déférées au parquet de Paris à l'issue de leur garde à vue et 494 procédures ont été classées sans suite, dont 288 après notification d'un rappel à la loi par un officier de police judiciaire, indique le parquet de Paris à LCI. 

COUPAT


Interpellé puis placé en garde à vue pour "participation à un groupement formé en vue de commettre des violences ou des dégradations" samedi matin, l'ancien militant d'extrême gauche Julien Coupat a été déféré dimanche au parquet de Paris, selon les informations d'Europe 1.

SYNDICATS


Le syndicat Solidaires a annoncé ce dimanche qu'il n'irait pas à l'Elysée lundi à 10H, où il était convié en compagnie d'autres syndicats tels que FO, la CFTC ou encore la CGT. "Nous n’intégrerons pas le plan de communication de la start up nation" indique le syndicat dans un communiqué.

MAHJOUBI


Mounir Mahjoubi, secrétaire d'Etat chargé du Numérique, a évoqué ce dimanche soir sur BFMTV le mouvement des Gilets jaunes : "Dans les prochains mois il va falloir que l’on revoit beaucoup de nos prévisions budgétaires, beaucoup de nos prévisions économiques sur les mois et les années à venir."

INSOLITE


Autre information insolite sortie tout droit du mouvement des Gilets jaunes samedi, un couple s'est symboliquement marié au péage de Séméac, dans les Hautes-Pyrénées, comme le rapporte La Dépêche du Midi. Entouré de Gilets jaunes, dont ils font partie depuis un mois, les deux mariés étaient respectivement vêtus "d'une robe et d'une traîne jaune et d'"un smoking fluo".

ELYSÉE


Le président de la République Emmanuel Macron s'adressera "à la nation" ce lundi 10 décembre à 20H.

LYON


Seize personnes, dont cinq mineurs, ont été placées en garde à vue après les troubles qui ont éclaté samedi à Lyon lors de la manifestation des "gilets jaunes" et six ont été déférées, a-t-on appris dimanche auprès du parquet.

RÉSUMÉ


Au fil de la journée, les différents acteurs politiques ainsi que le procureur de la République de Paris ont communiqué des chiffres concernant la mobilisation des Gilets jaunes samedi. 


Voici les principales données communiquées :


- Sur LCI, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a annoncé que l'acte IV avait fait "325 blessés" dans toute la France. "Nous en avons pris en charge 100" ajoute-t-elle.


- Le procureur de la République de Paris Rémy Heitz a annoncé dimanche près de 1000 interpellations à Paris samedi : "Nous comptons 900 majeurs et  100 mineurs placés en garde à vue".


- Un individu a été placé en détention provisoire concernant le cas du vol d'un fusil d'assaut dans un véhicule de police le 1er décembre dernier. Il a été mis en examen pour tentative d'homicide volontaire sur personne dépositaire de l'autorité publique, vol avec violence et infraction à la législation sur les armes. 


- 13 personnes sur 14 interpellées ont été mises en examen concernant le saccage de l'Arc de Triomphe le 1er décembre dernier, a également indiqué le procureur de Paris.


- Le président de la République Emmanuel Macron va recevoir lundi à 10h la CGT, la CFDT, FO, le CFE-CGE, la CFTC, mais aussi le Medef, le CPME et l'U2P dans le cadre d'une "consultation", à laquelle participeront également le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand et celui du Sénat Gérard Larcher.

POUVOIR D'ACHAT

EDOUARD PHILIPPE


Agnès Buzyn a apporté son soutien à Edouard Philippe, le Premier ministre, qui  a perdu 9 points de popularité ces derniers jours : "C'est quelqu'un de solide qui a géré la situation avec beaucoup de calme."

BUZYN


Agnès Buzyn est revenue sur les déclarations de Muriel Pénicaud plus tôt sur LCI concernant une éventuelle augmentation du SMIC. La ministre des Solidarités a préféré évoqué la prime d'activité, qui est "un complément de salaire venant de l'Etat pour compenser des salaires trop faibles." "Nous accélérons l'augmentation de cette prime d'activité" a ajouté Buzyn.

BUZYN


"C'est très important d'écouter ces personnes qui sont au quotidien sur le terrain" a expliqué la ministre des Solidarités au sujet de la réunion de demain avec les partenaires sociaux à l'Elysée.

BUZYN


"En quarante ans de politique, je ne sais pas ce qu'il a fait pour son pays" a déclaré Buzyn au sujet de Jean-Luc Mélenchon, qu'elle a qualifié de "donneur de leçon".

ELYSÉE


Selon l'Elysée à LCI, la réunion de demain avec les partenaires sociaux sera "une consultation". Les futures mesures ne seront donc pas présentées par le président Macron.

BUZYN


"La France est très fracturée, ce n'est pas une découverte. Certains Français se sentent isolés" admet Agnès Buzyn, qui insiste sur le fait que le plan pauvreté présenté par le gouvernement a vocation à endiguer de genre de problématiques.

BUZYN


Agnès Buzyn a qualifié d"'ingérence" les déclarations successives de Donald Trump, Recep Erdogan et Matteo Salvini concernant le mouvement des Gilets jaunes.

BUZYN


Agnès Buzyn s'est dite "inquiète" de la tournure prise dans les événements des Gilets jaunes ces dernières semaines. "Il faut dialoguer, trouver des solutions pour apaiser ce pays" déclare-t-elle.

CONF DE PRESSE


Le procureur de Paris a également évoqué le cas du vol d'un fusil d'assaut dans un véhicule de police le 1er décembre dernier. "Un individu a été interpellé le 5 décembre, présenté au juge d'instruction le 7 décembre". Ce dernier a été placé en détention provisoire et mis en examen pour tentative d'homicide volontaire sur personne dépositaire de l'autorité publique, vol avec violence et infraction à la législation sur les armes. 13 personnes sur 14 interpellées ont été mises en examen concernant le saccage de l'Arc de Triomphe le 1er décembre dernier.

CONF DE PRESSE


"Mon parquet est pleinement convaincu de ne pas laisser impunis les exactions faites à Paris lors de cette mobilisation" a indiqué Rémy Heitz, ajoutant que des enquêtes avaient été ouvertes pour identifier les auteurs des délits des semaines précédentes.

CONF DE PRESSE


Concernant le profil des personnes interpellées, le procureur explique qu'il s'agit de personnes "venant aussi bien de l'est que de l'ouest de la France". "Des profils plus marqués ultra droite et ultra gauche ont également été repérés."

CONF DE PRESSE


"De nombreuses armes, des couteaux, boules de pétanque, frondes, bombes lacrymogènes, des marteaux" ont été découvertes lors des 1000 interpellations à Paris, annonce le procureur de la République de Paris Rémy Heitz. "Nous comptons 900 majeurs et  100 mineurs placés en garde à vue" poursuit-il.

BUZYN


La ministre de la Santé Agnès Buzyn a annoncé sur LCI que l'acte IV des Gilets jaunes samedi avait fait "325 blessés" dans toute la France. "Nous en avons pris en charge 100" ajoute-t-elle.

INVITÉE


La ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn sera présente dans quelques minutes dans l'émission "En Toute Franchise" sur LCI.

VIDÉO

PÉNICAUD SUR LCI


"Le coup de pouce au SMIC, on sait que cela détruit des emplois, cela n'est pas la bonne méthode" indique Pénicaud qui ajoute qu'une augmentation d'1,8% du salaire minimum est d'ores et déjà prévue. "Cela représente plus de 400 euros par an" indique-t-elle.

PÉNICAUD SUR LCI


"Il faut garder une cohérence dans ce quinquennat, mais on peut quand même modifier et améliorer" admet la ministre de la ministre du Travail.

PÉNICAUD SUR LCI


"Beaucoup de gens disent qu'ils ne comprennent pas où vont leurs impôts, et c'est un bon débat à avoir. Le consentement à l'impôt, c'est important", reconnaît Muriel Pénicaud, la ministre du Travail. 

ANALYSE


Qu'attendre de l'allocution d'Emmanuel Macron ? 

Emmanuel Macron : une allocution très attendue

Emmanuel Macron : une allocution très attendue
Live

PÉNICAUD SUR LCI


"Discuter de savoir comment on va finaliser ce débat doit aboutir à des solutions concrètes", assure Muriel Pénicaud, la ministre du Travail alors que les partenaires sociaux vont être reçus demain, lundi, à l'Elysée.

RIPOSTE


Voici la réponse cinglante du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères au président américain.

VIDÉO - "Laissez-nous vivre notre vie de nation" : le message de Le Drian à Trump

VIDÉO - "Laissez-nous vivre notre vie de nation" : le message de Le Drian à Trump
Live

COUP DE GUEULE


"Les policiers étaient hier incapables d'empêcher ces débordements", dénonce Gaël Perdriau, le maire LR de Saint-Etienne, sur LCI. 

ÉLYSÉE


En plus des partenaires sociaux, Emmanuel Macron recevra ce lundi matin à 10h à l'Elysée le président du Sénat Gérard Larcher et celui de l'Assemblée nationale Richard Ferrand.

RENCONTRES


Parmi les informations insolites de cette mobilisation Gilets jaunes, qui dure depuis maintenant quatre semaines, un groupe Facebook, Adopte un Gilet Jaune 40, a décidé de faire de ces rassemblements des lieux de rencontres pour célibataires. Créé le 2 décembre dernier, le groupe recense déjà plus de 2100 membres.

MACRON


Selon des sources syndicales à l'AFP, les partenaires sociaux seront reçus lundi à l'Elysée. Ainsi, la CGT, la CFDT, FO, le CFE-CGE, la CFTC), mais aussi le Medef, le CPME et l'U2P seront reçus lundi à 10H par Emmanuel Macron.

TOULOUSE 


La préfecture de Haute-Garonne indique que les manifestations de samedi 8 décembre 2018 à Toulouse et les incidents qui se sont déroulés à différents endroits avec des jets de projectiles à l’encontre des forces de l’ordre, des incendies de poubelles, des dégradations de mobiliers urbains, des barricades érigées sur certaines voies de circulation et des magasins et agences pillés et saccagés

ont donné lieu à:

- 28 blessés parmi les forces de l’ordre dont 1 suivi de soins en hospitalisation

- 12 blessés légers parmi les manifestants

- 39 personnes interpellées avec différentes armes (bombes artisanales, armes, blanches, marteaux, gourdins, liquides inflammables…) dont 34 toujours en garde à vue pour participation à un attroupement avec armes. 

"DES ACTES  ATTENDUS"


Reçu vendredi plus de trois heures à l'Elysée, un collectif de maires des Yvelines attend désormais "des actes en face des mots" pour répondre à la crise des "gilets jaunes", selon le maire (LR) de Poissy Karl Olive.

"Il y a beaucoup de paroles, maintenant il faut des actes en face des mots. On veut le voir sur le terrain", a martelé dimanche M. Olive auprès de l'AFP.

"Si on n'est pas entendu, c'est qu'on aura fait de la figuration et on a horreur de cela", a-t-il pointé.

Co-fondateur de l'association "Génération Terrain" qui regroupe 182 élus, M. Olive a été reçu à sa demande avec 14 autres maires des Yvelines vendredi par Emmanuel Macron.

PRÈS DE 2000 INTERPELLATIONS


Près de 2 000 personnes ont été interpellées en France samedi en lien avec les manifestations des "gilets jaunes", a indiqué le ministère de l'Intérieur dimanche, qui avait mis en place un dispositif policier exceptionnel pour l'occasion.


Ces interpellations ont donné lieu à plus de 1.700 gardes à vue, selon ce bilan définitif de l'acte IV de ce mouvement, qui a mobilisé 136.000 personnes. 

LA TOUR EIFFEL OUVERTE 

BORDEAUX


Alain Juppé, le maire de Bordeaux, théâtre d'importants débordements et dégradations samedi soir, a estimé dimanche qu'Emmanuel Macron doit "répondre concrètement à certaines attentes légitimes", tenir "un discours d'autorité", mais aussi "de compréhension, d'empathie".


Mais Alain Juppé, qui visitait dimanche des rues de Bordeaux les plus marquées par des heurts, a aussi déclaré que "les Gilets jaunes responsables doivent cesser d'appeler à manifester", car  "c'est convoquer les casseurs sur la voie publique", "courir le risque de voir les spécialistes de la guérilla urbaine se déchaîner".


"Il faut que ce désordre cesse", avait écrit Alain Juppé dans un tweet tôt dimanche matin. "Il faut que le président de la République, parle, parle vite, qu'il tienne un discours fort à l'attention des Francaises et des Français", a-t-il ajouté face à des journalistes.

MARSEILLE


Dans un communiqué ce dimanche, le marie de Marseille Jean-Claude Gaudin indique qu'il reporte le conseil municipal prévu lundi 10 décembre. 


"Compte tenu des débordements qu'ont connus les manifestations de ces derniers jours et hier encore à Paris comme dans l'ensemble du pays, j'ai informé M. le Préfet de Région, Pierre Dartout, de ma décision de renvoyer le Conseil municipal prévu ce lundi 10 décembre. 


La tension que connaît notre pays actuellement nous impose la décence et la prudence nécessaires, pour ne pas aggraver encore cette situation. 


Si certaines revendications peuvent être légitimes, je reste choqué par le déchaînement de violence que certains s'autorisent ou attisent ! Je le condamne ! 


Dans ce contexte, il est de notre responsabilité d'élus de la République de contribuer, au contraire, à l'apaisement et de permettre à la vie municipale de se dérouler dans des conditions démocratiques normales". 

DEGATS DANS LE 2e ARRONDISSEMENT DE PARIS

"DIALOGUE STRUCTURÉ"


Le premier secrétaire du PS Olivier Faure a demandé dimanche à ce que l'exécutif instaure une "négociation", sur le modèle d'un Grenelle, pour répondre à la crise des "gilets jaunes", plutôt qu'une "concertation, c'est-à-dire un grand blabla décentralisé" à ses yeux. "Il faut rétablir un dialogue structuré", a plaidé M. Faure sur le plateau de BFMTV. 


"Pour cela, il ne faut pas une concertation, c'est-à-dire un grand blabla décentralisé. Mais il faut une négociation, avec un agenda, des thèmes", a-t-il poursuivi, au lendemain de l'acte IV de la mobilisation des "gilets jaunes". 


"Si c'est simplement pour dire: 'je vais vous écouter pendant trois mois et au bout de trois mois c'est moi qui décide', on aura la même colère. Ce que veulent les 'gilets jaunes', c'est avoir quelque chose de palpable, un changement de cap", a insisté le député de Seine-et-Marne. 

JEAN-YVES LE DRIAN SUR LCI 


 Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian  a invité dimanche le président américain Donald Trump, qui a commenté par une série de tweets critiques le mouvement des Gilets jaunes en France, à ne pas se mêler de politique intérieure française.


"Je dis à Donald Trump et le président de la République (Emmanuel Macron) lui a dit aussi : nous ne prenons pas partie dans les débats américains, laissez-nous vivre notre vie de nation", a-t-il déclaré dans l'émission Le Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI.

PEAGE SACCAGE 


Un péage autoroutier a été saccagé et partiellement brûlé dans la nuit de samedi à dimanche à Perpignan, en marge de la journée d'action des "gilets jaunes", laissant le flot de voitures entrer et sortir librement sur l'A9 qui relie la France à l'Espagne, a constaté un correspondant de l'AFP.


Au péage de Perpignan Sud, quatre barrières ont été cassées, une cabine a été entièrement carbonisée dans un sens et tous les panneaux de signalisation ont été démontés et brûlés. Une autre cabine de ce péage avait été incendiée dans l'autre sens la semaine dernière lors d'une action de "gilets jaunes".


Dimanche matin, en présence de quelques dizaines de "gilets jaunes" et de gendarmes, les automobilistes pouvaient entrer et sortir librement sur cet axe qui relie Montpellier à l'Espagne, les barrières étant cassées en majorité ou levées, a constaté ce correspondant de l'AFP.

MENACES CONTRES LES INSTITUTIONS


Invité de l'émission Le grand jury, le ministre des Affaires étrangères a évoqué les manifestations de Gilets jaunes de samedi. Jean-Yves Le Drian a ainsi estimé qu'il y avait de "réels risques" contre la République, dans laquelle "le fondement le plus important est la sécurité intérieure et extérieure." Et d'ajouter : "Ce qui fait notre bien commun, c’est d’être ensemble dans une nation."


"Ces dégradations et ces menaces contre les institutions sont insupportables et condamnables."

"PAS D'INTERPELLATIONS PREVENTIVES"


La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, a assuré dimanche qu'il n'y avait pas eu d'"interpellations préventives" la veille, à l'occasion de la journée de mobilisation des "gilets jaunes" qui a donné lieu à 1.723 arrestations en France.


A Paris uniquement, ce sont 1.082 interpellations -un nombre record- qui ont eu lieu, pour plus de 900 gardes à vue.


"Le terme 'interpellations préventives' n'est pas justifié. (...) En revanche, les interpellations qui ont eu lieu hier, et qui ont donné lieu à des placements en garde à vue, résultent d'infractions", a expliqué Mme Belloubet sur Franceinfo et France Inter.


La Garde des Sceaux a affirmé que ces "infractions" avaient été "constatées" au moment de contrôles d'identité ou à l'issue d'enquêtes lancées préalablement.

LE TEMPS DES RÉPONSES


Jean-Yves Le Drian a recommandé à Emmanuel Macron parle de "la mise en oeuvre d'un nouveau contrat social" et "la préparation de ce que doit être l'État providence au XXIème siècle". Le ministre des Affaires étrangères pense ainsi qu'il est venu le temps de "mettre le cadre et annoncer des mesures forces et immédiates" avec une "parole forte" et un "dialogue structuré". 


Certain que "l'heure des territoires est arrivée", Jean-Yves Le Drian a estimé sur LCI : "On ne réforme pas un pays uniquement par le haut."


De quoi conclure qu'il est devenu urgent pour le président de la république de "prendre en considération l'ampleur du mouvement". Et d'ajouter que, si la colère des Gilets jaunes cible Emmanuel Macron c'est parce que "quand il y a une colère elle se porte inévitablement vers celui qui est le chef". 

MAL PROFOND


Invité sur LCI, Jean-Yves Le Drian a admis qu'il y avait un "mal être". "Le sujet de fond, c'est qu'il y a eu une espèce d'éruption volcanique ou toutes les frustrations se sont révélées dans un flot de revendications, souvent contradictoires."


Un sentiment qui vient, selon le ministre des Affaires étrangères d'un "sentiment profond d'inégalités" notamment territoriales et sociales.

INSURRECTION


Jean-Yves Le Drian a demandé une "prise de conscience" de tous les acteurs politiques, choqué par les "appels l’insurrection et à revenir sur les votes démocratiques" de la part de certains. Invité sur LCI, le ministre des Affaires étrangères a donc appelé "tous les républicains" à se "mettre debout pour défendre les acquis de notre histoire".


Fort de son expérience à l'étranger, Jean-Yves Le Drian a ajouté : "La démocratie est fragile et peut être aussi fragile chez nous. Alors je demande le ressaisissement par le dialogue."


"Quand j'entends certains propos, je me dis que la République est menacée."

Les Gilets jaunes ne lâchent pas. Moins nombreux dans les rues, chaque jour de la semaine, leur mouvement reste soutenu par les Français malgré les violences à Paris et à travers la France samedi 1er décembre. Conscient de la colère des Français, l’exécutif a reculé et a proposé la suspension de trois taxes pendant six mois. Mais les réponses d'Edouard Philippe ont été contestées car de nombreux Gilets jaunes considèrent que ces mesures arrivent "trop tard" et ne sont pas "suffisantes". 


Alors quel avenir pour le mouvement ? Quelles suites aux négociations avec le pouvoir ? Après le déchaînement de violences samedi 1er décembre, les Champs-Elysées seront-ils encore pris d'assaut par les Gilets jaunes ? Ne manquez aucune information en suivant notre live.

Tout savoir sur

Tout savoir sur

La colère des Gilets jaunes ne s'éteint pas

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter