EN DIRECT - Gilets jaunes : les militaires de Sentinelle "ne feront pas de maintien de l'ordre", assure le gouvernement

Social
RÉPLIQUE - Après un "acte 18" marqué par des scènes de violences à Paris, le gouvernement a annoncé qu'il mobiliserait l'armée pour protéger les bâtiments à l'occasion des prochaines manifestations des Gilets jaunes. Les dernières informations en direct.
Live

SAMEDI


La mission antiterroriste militaire Sentinelle sera mobilisée de manière "renforcée" samedi dans le cadre des manifestations des "gilets jaunes" afin de protéger des bâtiments officiels et autres "points fixes", a annoncé le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux.


Cette initiative annoncée par le président Emmanuel Macron en Conseil des ministres permettra aux forces de l'ordre de se "concentrer sur les mouvements, sur le maintien et le rétablissement de l'ordre", a justifié M. Griveaux. Précision non négligeable apportée plus tard par le même, auprès de L'Obs : "Evidemment, les militaires Sentinelle n'assureront pas une mission de maintien de l'ordre".


Manifestations interdites sur les Champs Elysées et dans certains quartiers des grandes villes en cas de présence d'"ultras", préfet de police de Paris remplacé, contraventions alourdies: le Premier ministre Édouard Philippe avait annoncé dès lundi une batterie de mesures pour répondre aux violences ayant émaillé la dernière manifestation des "gilets jaunes", samedi 16 mars à Paris.

VIOLENCES

Accusé de cautionner la violence et menacé de poursuites par Christophe Castaner, l'ancien militaire retourne le reproche qui lui est fait : "Si vous cautionnez la politique du gouvernement, je vous réponds la même chose que les politiciens qui jugent que cautionner ce qu'il s'est passé samedi, c'est cautionner la violence. Vous êtes complices des milliers de morts par an en France, des milliers de pauvres."

SENTINELLE

Dans un live Facebook, la figure des Gilets jaunes Maxime Nicolle, dit Fly Rider, s'est exprimé au sujet de la mobilisation des militaires de Sentinelle, annoncée par le gouvernement, lors de l'acte 19, samedi 23 mars. "Comme ancien militaire, je suis intimement convaincu que jamais un soldat français ne pourra tirer sur un civil français, sur le sol français, casseur ou pas. [...] Si on les voit, que les militaires sont en maintien de l'ordre [ce que le gouvernement a démenti, ndlr], le gouvernement a fait une grosse bêtise, parce que ces gens-là, ils ne seront pas pris pour cible par les manifestants. [...] Ils pourront mettre tous les gens de l'armée dans les rues, je ne m'inquiète pas du tout."

JUSTICE

23 peines de prison ferme ont été prononcées dans la foulée des violences et saccages observés samedi 16 mars sur les Champs Elysées. 86 personnes ont été jugées, les journées de lundi et mardi. Ces peines n'ont pas nécessairement donné lieu à des emprisonnements, étant donné que la loi prévoit que les peines inférieures à deux ans ouvrent la porte à des aménagements.

SENTINELLE

Le ministère des Armées tient à ce que la mobilisation des militaires de la mission Sentinelle ne soit pas amalgamée avec les missions de la police : "En aucun cas leur mission n'est du maintien de l'ordre. Ils ne sont pas équipés pour cela", a indiqué l'entourage de la ministre à LCI.


Leurs lieux d'affectation, qui reste encore à déterminée, seront décidés conjointement par le préfet et le ministère des Armées. Il s'agit de sites sensibles où sont ordinairement positionnés des forces de l'ordre, qui pourront être libérées pour assurer le maintien de l'ordre sur le parcours des manifestations parisiennes de Gilets jaunes.

ACTE 19

Membre du groupe de Gilets jaunes "DECLA TA MANIF", Sophie Tissier a appelé de nouveau à la mobilisation des Gilets jaunes, samedi prochain, à l'occasion d'un acte 19 intitulé "Pas de casse, pas de violence, des revendications". 

A LCI et d'autres médias, elle indique être en plein "bras de fer avec la préfecture pour maintenir les manifestations déclarées et pacifiques sur les Champs Elysées", faisant valoir l'absence d'incident ou de casse à Paris "lors des cinq actes précédents".

SENTINELLE

A droite, toutefois, l'initiative du gouvernement reçoit l'assentiment du député Les Républicains Eric Ciotti.

SENTINELLE

Même indignation du côté d'Alexis Corbière, qui souligne comme ses collègues que "la mission de l'armée n'est pas le maintien de l'ordre".

SENTINELLE

Idem pour leur collègue de Seine-Saint-Denis Eric Coquerel

SENTINELLE

La députée insoumise Clémentine Autain a, comme le président de son groupe, dénoncé le recours aux forces armées annoncé par le gouvernement.

RÉACTION


Jean-Luc Mélenchon critique vivement la décision du gouvernement d'utiliser les militaires de l'opération Sentinelle pour sécuriser des bâtiments samedi prochain.

ASSEMBLÉE NATIONALE


Eric Ciotti, député LR des Alpes-Maritimes, interpelle le gouvernement et plus particulièrement Christophe Castaner sur les violences du weekend.

Urgent

SAMEDI


La mission antiterroriste militaire Sentinelle sera mobilisée de manière "renforcée" samedi dans le cadre des manifestations des "gilets jaunes" afin de protéger des bâtiments officiels et autres "points fixes", a annoncé le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux.


Cette initiative annoncée par le président Emmanuel Macron en Conseil des ministres permettra aux forces de l'ordre de se "concentrer sur les mouvements, sur le maintien et le rétablissement de l'ordre", a justifié M. Griveaux. Précision non négligeable apportée plus tard par le même, auprès de L'Obs : "Evidemment, les militaires Sentinelle n'assureront pas une mission de maintien de l'ordre".


Manifestations interdites sur les Champs Elysées et dans certains quartiers des grandes villes en cas de présence d'"ultras", préfet de police de Paris remplacé, contraventions alourdies: le Premier ministre Édouard Philippe avait annoncé dès lundi une batterie de mesures pour répondre aux violences ayant émaillé la dernière manifestation des "gilets jaunes", samedi 16 mars à Paris.

NICE


Le gouvernement va interdire les manifestations de "gilets jaunes" samedi à Nice , à la veille d'une visite officielle du président chinois Xi Jinping qui débutera sur la Côte d'Azur à Nice et Monaco, a annoncé le maire LR Christian Estrosi.


Interrogé par l'AFP, la préfecture des Alpes-Maritimes s'est contentée de confirmer qu'"un arrêté était en cours de rédaction".

SONDAGE


Le soutien aux Gilets jaunes semble s'éroder. En effet, selon un sondage Elabe pour nos confrères de BFM, l'approbation de la mobilisation des Gilets jaunes dans l'opinion est en forte baisse (-8 points) après les violences survenues samedi sur les Champs-Élysées lors de l'acte 18 à Paris.


Quatre mois après le début du mouvement, 53% des sondés approuvent (soutien ou sympathie) le mouvement des Gilets jaunes, soit une baisse de 8 points par rapport à la mesure du 13 mars.


Dans le détail, 24% (-3 points) des personnes interrogées soutiennent la mobilisation et 29% (-5) expriment de la sympathie. A l'inverse, le cumul opposition et hostilité est en hausse de 7 points, à 35%. Dans le détail, 16% (+1) y sont opposés et 19% (+6) y sont hostile.


À la suite du saccage samedi des Champs-Élysées, 84% des personnes interrogées affirment condamner les violences (+6 points par rapport à la mobilisation du 5 janvier). 28% des sondés déclarent comprendre les violences (-10 points) et 17% (-2) déclarent les condamner et les comprendre (deux questions distinctes dans le sondage).

HOMMAGE

XAVIER JUGELÉ


Notre journaliste Justine Faure est aux Champs-Elysées pour l'hommage rendu par la police à Xavier Jugelé, assassiné par un terroriste en avril 2017.

HOMMAGE À XAVIER JUGELÉ


Présent pour l'hommage à Xavier Jugelé sur les Champs-Elysées, Loïc Lecouplier, secrétaire national du syndicat de police Alliance, s'est dit "écœuré" par cet acte de vandalisme. 

VIOLENCES À PARIS 


Invité de LCI ce mercredi matin, le député LFI Adrien Quatennens estime que les scènes de violences ayant eu cours à Paris lors de "l'acte 18" des Gilets jaunes, bien que regrettables, sont de la responsabilité du gouvernement. 

RASSEMBLEMENTS


Après la dégradation de la plaque en hommage à Xavier Jugelé, le policier tué lors d'une attaque terroriste sur les Champs-Elysées en avril 2017, les membres des forces de l'ordre vont manifester leur émotion et leur colère ce mercredi matin, à l'appel notamment du syndicat Alliance. Outre un rassemblement devant la plaque commémorative, plusieurs regroupements devraient avoir lieu devant les préfectures. 

"ACTE 19 TOUS À NICE"


"Après le chaos de Paris", le maire LR de Nice, Christian Estrosi, a demandé mardi au gouvernement d'interdire un rassemblement annoncé par des Gilets jaunes dans sa ville samedi et dimanche, dans le cadre d'un "appel national".  Dans un communiqué aux medias, le maire de Nice précise s'être entretenu mardi soir avec le Premier ministre et le ministre de l'Intérieur. Il affirme que "sa demande va être examinée".

MAXIME NICOLLE

SENAT


Christophe Castaner : "Ce mouvement ne survit aujourd'hui que par la violence. (...) Ce n'est plus un mouvement social revendicatif, il n'y a plus aujourd'hui de revendication portée par ces 25.000 personnes comme la semaine dernière."

SENAT


Christophe Castaner sur le changement de préfet à Paris : "Le préfet Delpuech est un homme d'Etat. (...) Mais samedi, des décisions ont été prises sans l'assentiment du gouvernement et des ministres qui sont devant vous aujourd'hui. Sur le LBD, mais aussi la mobilité, les interpellations.

Des décisions ont été prises qui ne sont pas remontées au préfet de police, et c'est un fait grave. Sans remettre en cause l’homme, nous avons souhaité qu’il y ait une reprise du "management" au sein de la Préfecture. "

SENAT


Laurent Nunez : "Pendant quelques dizaines d'années, on s'est accomodés d'une doctrine statique en terme de maintien de l'ordre, notamment à Paris.

Nous avons rencontré les autorités qui nous ont dit : "Donnez nous de la mobilité", et cela a été le cas le 1er décembre. (...) Ce n'est pas par hasard si nous avons arrêté environ 10.000 personnes depuis le début du conflit."

SENAT


Christophe Castaner : "Je pense que les déclarations de messieurs Drouet et Nicolle suffisent à les discréditer et qu'il n'est pas nécessaire que je joue un rôle quelconque.

Ceux qui manifestaient samedi n'ont aucune revendication autre que celle de faire tomber la République."

SENAT


Laurent Nunez : "Ce ne sont pas des individus que nous connaissons spécialement. Le black bloc, il est peut-être constitué d'individus qui ne se connaissaient pas auparavant.

Ils viennent à la manifestation habillés en civil et qui, dès qu'il y a suffisamment de personnes pour les protéger, se revêtissent de noir pour effectuer leurs actions violentes. 

Ce que nous allons faire maintenant, c'est empêcher que le rassemblement lui-même se constituent pour éviter que le black bloc ne se forme."

SENAT


Christophe Castaner : "Dès le samedi matin,les manifestants ont essayé de reprendre l'Arc de triomphe. Nous avons assisté à une très grande violence. (...) Des individus ont attaqué le souterrain de l’arc de Triomphe avant d’être repoussés par les forces de l’ordre. (...) Nous avons pris la décision en fin de matinée de rapatrier des hommes sur Paris.

SENAT


Sophie Primas, la présidente de la Commission des Affaires économiques a rappelé Bruno le Maire a l’ordre : "Monsieur le Ministre ns ne sommes pas dans un discours de politique générale".

SENAT


Bruno Le Maire sur la restauration de l'image de la France : "Elle dépend du retour au calme, du retour à l'ordre public, et de notre capacité à transformer économiquement notre pays."

SENAT


Bruno Le Maire : "J'ai demandé aux assureurs d'effectuer des procédures accélérées, aux banques d'apporter des solutions en terme de trésorerie pour les entreprises impactées par la crise des Gilets jaunes. S'il y a la moindre difficulté auprès d'un établissement, les entreprises doivent le signaler."

A LA LOUPE 


Après un "Acte 18" des Gilets jaunes particulièrement violent sur les Champs-Elysées, l'heure est à la critique de la part de l'opposition. La droite dénonce une justice laxiste et pointe du doigt 95% de personnes interpellées relâchées. Est-ce conforme à la vérité ? Nous nous sommes plongés dans les chiffres.

La justice a-t-elle relâché 95% des Gilets jaunes interpellés, comme l'affirme la droite ? Pas si simple

La justice a-t-elle relâché 95% des Gilets jaunes interpellés, comme l'affirme la droite ? Pas si simple

SENAT


Devant les sénateurs, Bruno Le Maire avance un bilan : 10.000 sinistres, 200 millions d'euros de dégâts.

SÉNAT

PRESSE


Un premier kiosque incendié sur les Champs-Elysées a rouvert dès mardi matin, a annoncé Médiakiosk, la société qui gère ces points de vente à Paris.


Le kiosque en face du magasin Louis Vuitton au n°101 de l'avenue, qui était calciné lundi matin, a été remplacé dans la nuit et a pu rouvrir mardi matin. Trois autres kiosques calcinés lors de l'acte 18 des "gilets jaunes" ont également été enlevés cette nuit, a indiqué Médiakiosk, une filiale de JCDecaux. Ils seront reposés et rouverts "dans les jours à venir", avec le soutien de la mairie de Paris.

SENAT

SÉNAT


Bruno Le Maire sur l'impact économique : "La crise a eu un impact significatif sur notre niveau de croissance. D'autant que la crise a éclaté au moment des fêtes de Noël."

"Les images de violence abîment la France, elles abîment notre attractivité."

SÉNAT


Laurent Nunez, secrétaire d'Etat au : "Au total, 7.300 contrôles ont été effectués en amont samedi. Mais les casseurs s'adaptent. Les tirs de LBD ? 137 tirs, ce qui révèle un usage dégradé par rapport aux précédents journées."


Sur les arrêtés d'interdiction : "Si les manifestants se réunissent à un autre endroit ? Nous avons toujours la possibilité d'intervenir sur la base d'un attroupement d’individus en vue d’organiser un trouble à l'ordre public."

SÉNAT


Christophe Castaner sur la journée de samedi : "Nous avions prévu ce niveau de violence. Nos renseignements étaient bons, notre dispositif - plus de 5.000 personnes - était bon. Nous avons souhaité que tous les auteurs puissent être interpellés.

Au regard des événements de la journée, un constat s'impose : la consigne n'a pas été respectée, des dysfonctionnements ont été observés.


Sur les black bloc : "Il s'agit d'une menace puissante et répétée pour notre démocratie. Nous nous rappelons du sommet de l'OTAN (...) où il y avait eu 300 interpellations.

Cette menace est constante, elle nous oblige à réagir fermement. Notre mission est de ne laisser aucune menace s'installer, de réagir rapidement."

SENAT


"Nous devons faire front, faire face, soutenir les forces de l'ordre sans aucune ambiguïté. Depuis le 4 décembre et notre rencontre au Sénat, les choses ont changé, nous nous sommes adaptés aux méthodes des casseurs."

(...) L'explosion de samedi montre les limites d'un système.

Nous avons décidé d'être plus mobile, d'adopter de méthodes anti-émeutes.

(...) Nous avons décidé de renforcer notre arsenal législatif."

SÉNAT


Christophe Castaner : "Si nous en avions besoin, nous avons eu la preuve que ce ne sont pas les manifestations qui posent problèmes mais les ultras et les black blocs. (...) Nous avions 8.500 casseurs, prêts à tout, prêts à tuer."

27 magasins pillés, 30 policiers et gendarmes blessés, très grièvement. En 18 samedi, c'est le bilan le plus lourd pour les forces de sécurité que nous avons enregistré. 

(...) Ce samedi, nous avons entendu une immense complaisance de la part des personnes sous un gilet jaune."

SÉNAT


"Notre but : estimer la pertinence des mesures annoncées, de partager vos analyses et les nôtres sur les dysfonctionnements identifiés", déclare Philippe Bas, président LR de la Commission des lois du Sénat. "Il faut rendre hommage aux forces de l'ordre", a ajouté ce dernier.

SENAT


"Nous sommes ici pour comprendre ce que le Premier ministre a qualifié dès dimanche de dysfonctionnement", explique au début des auditions la sénatrice  Sophie Primas, présidente LR de la Commission des Affaires économiques. Celle-ci demande à Bruno Le Maire, ministre de l'Economie, des précisions sur l'impacte des violences sur l'économie françaises.

AUDITION


Les ministres de l'Intérieur et de l'Economie devraient s'expliquer d'une minute à l'autre devant les commissions des Lois et des Affaires économiques du Sénat sur les violences qui ont émaillé l'acte 18 des "gilets jaunes", samedi à Paris.

Info tf1/lci

Une scène pendant la manifestation des Gilets jaunes samedi dernier montre un policier en train de ranger des maillots du PSG dans un sac. Cette vidéo a beaucoup fait réagir, les commentaires laissant croire que le policier aurait profité de la pagaille pour voler des articles. Selon nos informations, il n’en est rien.

INFO LCI – Policier accusé de vol de maillots du PSG pendant l'"acte 18" : le procès-verbal qui le dédouane

INFO LCI – Policier accusé de vol de maillots du PSG pendant l'"acte 18" : le procès-verbal qui le dédouane

ASSEMBLÉE NATIONALE


La mise au point du ministre de l'Intérieur devant les députés.

JUSTICE


Onze suspects ont été mis en examen après le pillage d'une boutique de bijoux et objets en cristal Swarovski samedi sur les Champs-Elysées, à l'occasion de la 18e journée de mobilisation des "gilets jaunes", a-t-on appris mardi de source judiciaire. Trois d'entre elles ont été placées en détention provisoire et les huit autres sous contrôle judiciaire.

COMPARUTIONS IMMÉDIATES


Deuxième jour de comparutions immédiates au Tribunal de grande instance de Paris, où 27 personnes doivent être jugées.


Lundi, 59 personnes interpellées en marge des manifestations de Gilets jaunes ont été jugées. Parmi elles, le tribunal a prononcé 14 condamnations à une peine de prison avec sursis et le même nombre de condamnations à une peine de prison ferme.

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