EN DIRECT - Gilets jaunes : 41.500 manifestants mobilisés dans toute la France selon l'Intérieur

Social
MOBILISATION - Les Gilets jaunes se mobilisent à nouveau samedi 16 et dimanche 17 février. Un "acte 14" qui marque les trois mois d'existence du mouvement. L'occasion d'un "retour aux sources", avec blocage de ronds-points et manifestations non-déclarées à Paris. Suivez notre direct.
Live

BILAN


Une mobilisation en légère baisse : c'est l'un des enseignements de la journée.

REACTION


Pris à partie en marge d'une manifestation ce samedi à Paris, Alain Finkielkraut à réagi auprès de nos confrères du JDD. "J'ai ressenti une haine absolue, et malheureusement, ce n'est pas la première fois", a déclaré le philosophe. "J'aurais eu peur s'il n'y avait pas eu les forces de l'ordre, heureusement qu'ils étaient là", a-t-il raconté au journal, soulignant que tous les gilets jaunes ne s'étaient pas montrés agressifs envers lui, l'un d'eux lui ayant même proposé de revêtir un gilet et de rejoindre le cortège, tandis qu'un autre saluait son travail.

ROUEN


Nos images exclusives de l'accident qui s'est déroulé ce samedi entre une voiture et des manifestants.

FINKIELKRAUT


De nombreuses figures de l'opposition ont dénoncé les insultes et apporté leur soutien à l'académicien.


Laurent Wauquiez a dénoncé "d'abjects crétins... Révoltante confirmation de ce qu'Alain Finkielkraut a pointé lui-même : l'antisémitisme se drape dans les habits de l'antiracisme et se nourrit de la chasse aux prétendus islamophobes. Quand ouvrirons-nous les yeux ?"

"Soutien total à Alain Finkielkraut odieusement insulté par des sauvages", a affirmé Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat, tandis que le député LR Éric Ciotti dénonçait des propos "ignobles et insupportables".

Sébastien Chenu, député Rassemblement National, a dénoncé des "insultes haineuses et honteuses".

Ian Brossat, tête de liste PCF aux Européennes, a estimé qu'"on peut détester les idées de Finkielkraut", mais que "rien ne peut justifier qu'on s'attaque à lui en tant que juif". 

L'ex-premier ministre Manuel Valls a jugé ces insultes "à vomir".

REACTION


La réaction du chef de l'Etat aux insultes qui ont visé Alain Finkielkraut.

LE MANS


La permanence du député de la Sarthe Damien Pichereau (LREM) a été complètement "saccagée" samedi après-midi au cours d'une manifestation de "gilets jaunes" au Mans, a-t-il indiqué à l'AFP.  "C'est un saccage en bonne et due forme avec plusieurs milliers d'euros de frais", a déclaré l'élu, citant la destruction de matériel informatique, du mobilier et de la vitrine de sa permanence. "C'est un petit groupe de casseurs, intégrés au cortège des gilets jaunes, qui a agi extrêmement vite et avec beaucoup de violence", a-t-il décrit, relatant les dires de témoins de la scène.

INTERPELLATIONS


Selon nos informations, le bilan des arrestations à Paris s'établit désormais à 26.

BILAN


Au total, le ministère de l'Intérieur a recensé 41 500 manifestants en France, dont 5 000 à Paris. Ils étaient 51.400, dont 4.000 à Paris, la semaine précédente, selon le ministère, dont les chiffres sont régulièrement contestés par les "gilets jaunes". 

PARIS


Le philosophe et académicien Alain Finkielkraut a été injurié et sifflé ce samedi en marge de la manifestation des "gilets jaunes" dans le quartier de Montparnasse à Paris, selon des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux. "Barre toi, sale sioniste de merde", "grosse merde sioniste", "nous sommes le peuple", "la France elle est à nous", ont crié plusieurs manifestants qui défilaient boulevard du Montparnasse, et qui venaient d'apercevoir l'académicien, d'après une vidéo diffusée par Yahoo! Actualités. Sur une seconde vidéo tournée par un journaliste freelance, on peut voir les forces de l'ordre s'interposer pour protéger le philosophe.

REACTION


Le ministre de l'Intérieur a réagi à l'incident dont le philosophe a été victime.

ROUEN


Des images de l'accident entre une voiture et des manifestants.

LE MANS

ROUEN


Trois "gilets jaunes" ont été légèrement blessés par une voiture qui a tenté de traverser leur manifestation samedi après-midi. La voiture a accéléré et trois personnes ont été blessées. Elles ont été transportées au CHU de Rouen. 


De source policière, le conducteur, qui était avec sa femme et leur bébé, s'est retrouvé au cœur de la manifestation et des manifestants s'en sont pris au véhicule, montant dessus et jetant des projectiles. Le conducteur a pris peur. Il a quitté les lieux avant de se présenter au commissariat.

PARIS


Le philosophe Alain Finkelkraut a croisé le cortège parisien. Ambiance.

PARIS


Le bilan grimpe à 16 interpellations à Paris selon nos informations.

Urgent

ROUEN

Un véhicule a percuté des manifestants à Rouen à 16h30, faisant trois blessés indique une source policière à LCI, confirmant des messages diffusés sur Twitter. Le caractère accidentel ou intentionnel était inconnu à ce stade.

Selon la même source, le conducteur aurait été pris à partie par les manifestants avant d'assurer qu'il se rendrait aux services de police

LYON

Des manifestants bloquent partiellement l'autoroute A7 à la sortie sud de Lyon, dans le sens nord-sud.

Les forces de l'ordre ont tiré des grenades lacrymogènes pour dégager les voies, et les pompiers intervenaient sur un départ de feu allumé sur une contre-allée de l'autoroute

TENSIONS

VIDEO - Les tensions se cristallisent à proximité de l'esplanade des Invalides. Des Gilets jaunes ont lancé des projectiles sur les forces de l'ordre, qui ont répliqué avec des gaz lacrymogène

PHILIPPOT

TENSIONS

VIDEO - Les manifestants souhaitaient rejoindre les Champs-Elysées mais ils ont été bloqués par les forces de l'ordre au niveau du pont Alexandre III

ECHAUFFOUREES

Quelques échauffourées ont éclaté entre manifestants et forces de l'ordre, les premiers ayant tenté en vain de rejoindre les Champs-Elysées depuis les Invalides

CHIFFRES

Le ministère de l'Intérieur communique son estimation provisoire du nombre de manifestants : 10.200 en France, dont 3.000 à Paris à 14 heures

RODRIGUES

VIDEO - Le Gilet jaune Jérôme Rodrigues, blessé à l'oeil : "On ne lâchera pas"

TENSIONS

VIDEO - Des échauffourées ont eu lieu sur le boulevard Saint-Michel entre manifestants et forces de l'ordre, et le cortège a été coupé en deux. La marche se poursuit en direction de Montparnasse

PARIS

Quelques accrochages sont constatés dans la capitale

MELENCHON

LFI

VIDEO - Pour le député LFI Alexis Corbière, le mouvement des Gilets jaunes est une mobilisation "positive"

MANIF

VIDEO - Trois mois après le début du mouvement, des Gilets jaunes mobilisés en ordre dispersé

GILETS JAUNES

VIDEO - Eric Drouet à la manifestation parisienne : "On espère être écouté un jour"

GRAND EST

En Meurthe-et-Moselle, des Gilets jaunes étaient de retour sur les ronds-points, notamment à Pont-à-Mousson, Lunéville ou Essey-lès-Nancy. "Aucun blocage, ni filtrage ne sera toléré", a toutefois indiqué la préfecture. 


A Strasbourg, 110 "gilets jaunes" ont participé à l'unique rassemblement prévu samedi matin, selon la police.

PARIS

Plusieurs centaines de Gilets jaunes descendent les Champs-Elysées dans le calme

CHAMPS-ELYSÉES


Les forces de l'ordre sont présentes sous l'Arc de triomphe. Plusieurs dizaines de Gilets jaunes perturbent la circulation. La situation est calme.

PARIS

Quelques Gilets jaunes sont rassemblés place de l'Etoile, d'où un cortège doit s'élancer à 10 heures

SUD-EST

Selon notre journaliste sur place, Les gilets jaunes de Bandol bloquent l'accès au supermarché carrefour Ollioules, comme la semaine dernière. Objectif : dénoncer la grande distribution.

PREVISION

LCI fait le tour des mobilisations prévues ce week-end. Samedi, mais aussi dimanche, donc, pour "célébrer" les trois mois du mouvement.

Gilets jaunes "acte 14" : la stratégie du suspense et du retour aux sources

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Live

INTERPELLATIONS


Environ 8.400 personnes ont été interpellées depuis le début du mouvement des Gilets jaunes, il y a près de trois mois, et 7.500 ont été placées en garde à vue, a déclaré Christophe Castaner, jeudi. Le ministre de l'Intérieur s'exprimait lors de la remise de la cagnotte lancée par le président LR de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur Renaud Muselier en faveur des forces de l'ordre blessées lors des manifestations. Il a également affirmé que près de 1.300 policiers, gendarmes et pompiers ont été blessés depuis le début du mouvement, le 17 novembre. 

DÉGRADATIONS


Alors que 6 personnes avaient été placées en garde à vue à la suite de l'intrusion dans la cour du ministère de Benjamin Griveaux, samedi 5 janvier en marge d'une mobilisation des Gilets jaunes, 4 d'entre elles ont été déférées au parquet en vue d'un jugement en comparution immédiate, selon une source judiciaire à LCI.

COMPTE-RENDU D'AUDIENCE


"Ma garde à vue s'est très bien passée. Maintenant avec les forces de l'ordre, tout se passe très bien" >> revivez le procès de Christophe Dettinger 

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QUATENNENS


"On aurait pu s'attendre à une condamnation plus lourde, on pouvait la craindre", a réagi ce jeudi Adrien Quatennens, député La France Insoumise du Nord, au lendemain de la condamnation du boxeur qui avait violemment frappé deux gendarmes le 5 janvier lors de l'acte 8 des Gilets jaunes. 


Précisant avoir été "bouleversé" par son témoignage, l'élu a estimé que "le sentiment qui a été celui des Gilets jaunes dans l'affaire de Monsieur Dettinger c'est celui d'une justice à deux vitesses". Et de s'expliquer : "A l'heure ou ce monsieur a été condamné, Alexandre Benalla se balade avec ses passeports diplomatiques" donc " selon qu'on est puissant et proche du Président ou quelqu'un du commun et bien on n'a pas affaire à un même rythme judiciaire."

INTRUSION

Les gardes à vue des six personnes soupçonnées d'avoir forcé avec un chariot élévateur l'entrée du ministère de Benjamin Griveaux, le 5 janvier lors de la 8e journée de mobilisation des "gilets jaunes", ont été prolongées, a-t-on appris mercredi de source judiciaire

ENQUÊTE


Six personnes sont désormais en garde à vue dans l'enquête sur l'intrusion du 5 janvier 2019 dans le ministère de Benjamin Griveaux, selon les informations de TF1/LCI.  Quatre d'entre eux ont été interpellés en région parisienne et deux dans le Nord. Âgés de 21 à 24 ans, plusieurs étaient déjà connus de la justice et leurs empreintes digitales ont été retrouvées sur le porte-palette utilisé pour défoncer la porte de la cour du ministère.

CASTANER


Le ministre de l'Intérieur a réagi à la nouvelle, dénonçant le "déchaînement de violence" des suspects

JUSTICE


Quatre personnes ont été interpellées dans l'enquête sur l'intrusion dans le ministère occupé par le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, en marge de l'acte 8 des Gilets jaunes le 5 janvier dernier. La porte de la cour avait été forcée à l'aide d'un engin de chantier.


Cette intrusion violente avait contraint le secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre à être évacué de ses bureaux, situés rue de Grenelle à Paris

NUNEZ


Le secrétaire d'État a réaffirmé que "les manifestations qui dégénèrent" sont "en partie" la conséquence d'un "noyautage d'ultras", ultragauche et ultradroite, suivis par des "gilets jaunes radicalisés". "Je ne dis pas stop aux manifestations mais stop à la violence", a-t-il complété.


Dans la capitale où quelque 4.000 participants ont été dénombrés par les autorités, du mobilier urbain et des distributeurs de banques ont été cassés, une dizaine de véhicules incendiée, principalement des voitures de luxe mais aussi une voiture de la mission antiterroriste militaire Sentinelle. 

   

Placé en garde à vue, l'incendiaire de ce véhicule  est "bien identifié et vient de la mouvance anarcho-libertaire", avait annoncé dimanche le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.

NUNEZ


"Je préférerais que [l'avocat du Gilet jaune qui a eu la main arrachée le 9 février] dénonce les violences extrêmes auxquelles les policiers et les gendarmes sont confrontés maintenant tous les samedis après-midi, dans des manifestations (...) totalement noyautées par l'ultra-gauche et l'ultra-droite."

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