EN DIRECT - Grand débat national : Macron rencontrera Wauquiez en tête-à-tête demain à Valence

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CONSULTATION - Après plus de deux mois de crise des Gilets jaunes, le Grand débat national voulu par Emmanuel Macron est lancé. Alors que les Français peuvent, depuis cette semaine, y contribuer directement sur le site officiel, des centaines de débats locaux sont programmées dans tout le pays. Jusqu'au 15 mars, suivez en direct sur LCI les temps forts de ce grand débat inédit.
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Dans le cadre du Grand débat, vous voulez faire des propositions pour améliorer la situation du pays, engagez-vous ! C'est par ici que ça passe ⤵

Grand débat national : grâce à LCI et Make.org, vous aussi, participez !

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BUZYN


Invitée de LCI, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a défendu les réformes lancées par le gouvernement, tout en estimant que l'exécutif devait être "encore plus attentif à une mise en oeuvre concrète pour que les gens ressentent du changement dans leur vie quotidienne". 

TÊTE-À-TÊTE


Emmanuel Macron se rend jeudi à Valence pour un déjeuner avec des élus locaux dans le cadre du Grand débat. Le chef de l'Etat rencontrera auparavant en tête-à-tête Laurent Wauquiez, chef de file des Républicains et président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes. Les deux hommes doivent discuter à midi à la préfecture de la Drôme, avant le déjeuner prévu à 13h.

INVITÉ POLITIQUE 


Invité de LCI, le député LR de l'Yonne Guillaume Larrivé estime que le Grand débat national doit "déboucher sur des décisions" pour relancer un quinquennat "quasiment à l'arrêt". 

MARTINEZ CRITIQUE LE GRAND DÉBAT


Philippe Martinez estime que le gouvernement mène le Grand débat national comme un "grand show de communication". Indiquant que la CGT refusait de participer à cette consultation qualifiée d'"opération d'enfumage", son secrétaire général a souligné les "revendications communes" entre le syndicat et les Gilets jaunes, citant, lors de cette interview sur Radio Classique, le Smic et la justice fiscale, tout en notant "des revendications minoritaires (...) auxquelles la CGT est opposée, comme l'immigration". 

HANONA S’EXPLIQUE SUR LA VENUE DE SCHIAPPA 


Selon Cyril Hanouna, c'est Marlène Schiappa elle-même qui a suggéré à l'animateur sa participation à l'émission. "C’est elle qui m’a soumis l’idée il y a quinze jours. Elle m'a envoyé un SMS", a-t-il expliqué, jugeant la secrétaire d'Etat "très courageuse". Toujours selon Cyril Hanouna, Marlène Schiappa repartira ensuite du plateau avec sept propositions de mesures qu'elle présentera ensuite au gouvernement.

HANONA S’EXPLIQUE SUR LA VENUE DE SCHIAPPA 


Invité de Cnews ce mercredi matin, Cyril Hanouna est revenu sur la venue controversée de Marlène Schiappa dans  l’émission "Balance ton poste!" (C8) vendredi soir. "Vouloir aider les gens, faire avancer les choses, tout le monde doit le faire", a expliqué l’animateur pour justifier la tenue du programme, se disant prêt à être "un modérateur" entre les Gilets jaunes et le monde politique. "Aujourd’hui, il y a plein de gens qui sont en mal-être, (…) il faut leur tendre la main."

Info tf1/lci

EXCLUSIF


L'accueil favorable du Grand débat par les Français contraste avec leur pessimisme quant aux résultats...

SONDAGE LCI - Pour 67% des Français, le Grand débat national est "une bonne chose"

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MACRON INVITE WAUQUIEZ

Le président de LR et le chef de l'Etat devraient être rapidement d'accord sur le principe : Emmanuel Macron a annoncé une baisse de la CSG pour les retraités aux revenus inférieurs à 2000 euros mensuels ; il entend procéder à une baisse des impôts pour favoriser le pouvoir d'achat des classes moyennes ; et il a même ouvert la porte à la concertation avec les collectivités territoriales au sujet du 80 km/h.

MACRON INVITE WAUQUIEZ

Le président de la région Auvergn-Rhône-Alpes et du parti Les Républicains entend à cette occasion "rappeler" au président les sujets à "ne pas mettre sous le tapis", dont ils considèrent qu'ils ont "abouti aux grandes tensions dans lequel le pays est tombé". Pèle-mêle, il cite

- "la situation des retraités pour lesquels aucune garantie durable n'a été obtenue"

- "le poids des impôts qui pèse sur les classes moyennes"

- "les territoires qui ne veulent plus être méprisés comme ils l'ont été sur les 80 km/h".

DROITE

Invité par Emmanuel Macron à participer au déjeuner débat du 24 janvier, dans la Drôme, Laurent Wauquiez y répondra favorablement, a appris LCI auprès de son cabinet.

Info tf1/lci

GRAND DÉBAT



Emmanuel Macron participera jeudi à une troisième rencontre avec des maires dans le cadre du Grand débat national. Ce nouveau débat, plus court que les précédents, prendra la forme d'un déjeuner. Il réunira l’ensemble des Présidents des associations des maires et des maires ruraux des 12 départements de la région pour un débat sous la forme d’un déjeuner, organisé à la préfecture de la Drôme à Valence. Les Parlementaires de la Drôme sont également invités, ainsi que le Président de la Région et le Président du Conseil départemental du 26.

CHIFFRES


Depuis le lancement officiel de la plateforme, on compte :


📍 511 860 visiteurs uniques dont plus de 47 815 qui se sont inscrits sur la plateforme.


📍 1511 demandes de référencement de débats.


📍 789 publiés ce jour.


📍 Parmi les personnes ayant référencées un événement 41% déclarent être citoyens, 42% des élus ou des institutions, 15% des organisations à but non lucratif, 1% des organisations à but lucratif.

LES RÉPUBLICAINS


Tout en affirmant que Les Républicains entendent participer au Grand débat national, Laurence Saillet, porte-parole du parti de droite, "demande officiellement" combien ont coûté les "meetings de campagne" d'Emmanuel Macron avec les maires. "Si le contribuable doit payer ça, nous voulons le chiffrage et nous voulons savoir aussi quelle partie sera réintégrée au compte de campagne" du parti présidentiel La République en Marche, a-t-elle insisté.

LES PME EN APPELLENT À MACRON


Le président de la confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), désireuses de ne pas être "les parents pauvres du débat qui vient de s'ouvrir", demande lundi à Emmanuel Macron "d'aller à la rencontre" des acteurs du tissu économique français, dans une lettre adressée au chef de l'Etat. "Je vous propose d'aller demain à la rencontre de ces artisans, commerçants, professionnels libéraux, indépendants, dirigeants de TPE et de PME qui font le dynamisme de notre tissu économique", écrit ainsi François Asselin


"S'il est important, comme vous l'indiquez dans votre lettre aux Français, de 'transformer les colères en solutions', il est également indispensable d'entendre la détresse de ces commerçants qui sont victimes des mouvements sociaux sporadiques actuels", poursuit-il. "Cette rencontre, en présence des dirigeants de petites entreprises, pourrait se faire sur le même modèle que celles de Bourgtheroulde ou Souillac, à une date et dans un lieu à convenir", précise M. Asselin.

HERVÉ MORIN


Hervé Morin, président centristes de la région Normandie et de l'Association des régions de France, évoque sur LCI la triple "fracture" territoriale, démocratique et sociale à laquelle le Grand débat doit répondre.

FISCALITÉ


"Revoir l'impôt sur le revenu et peut-être aller au-delà de la tranche maximale qui est à 45%, je trouve, et c'est un sentiment personnel, que c'est une réponse possible", a affirmé la secrétaire d'Etat Emmanuelle Wargon, chargée d'animer le Grand débat, sur Franceinfo. Cette mesure est défendue depuis le début de l'année par plusieurs parlementaires issus de l'aile gauche de la majorité présidentielle, dont le député du Val d'Oise Aurélien Taché.

PHILIPPOT 


Florian Philippot, a déploré lundi que l'Union européenne soit un sujet "tabou" du grand débat national. Pour le président des Patriotes, partisan d'une sortie de l'UE, celle-ci est un "cadenas" qui "empêche tout progrès social". Il estime que le débat national est "infantilisant" et conseille aux maires de le "boycotter" pour ne pas être "contaminés par l'impopularité" d'Emmanuel Macron.

GARANTS


Emmanuelle Wargon et Sébastien Lecornu vont soumettre la "méthodologie" du Grand débat aux 5 garants, qu'ils rencontrent ce lundi à 11h. La méthodologie, c'est "la question de savoir comment on traite, quelle méthode, quelles équipes pour traiter, quelles garanties d'impartialité, d'exhaustivité", a affirmé Emmanuelle Wargon sur Franceinfo.

GARANTS


Sébastien Lecornu et Emmanuelle Wargon, les deux secrétaires d'État chargés d'animer le Grand débat, vont rencontrer les 5 garants au Ministère de la Cohésion des Territoires et des Relations avec les Collectivités territoriales à 11 heures.

GRAND DÉBAT


Invité à réagir aux propos d'Hervé Morin, selon qui "le risque" du Grand débat "c'est de décevoir", Mounir Mahjoubi répond que "la responsabilité c'est de faire". 

"L'HEURE DU GRAND DÉBAT" 


Selon un sondage OpinionWay pour LCI réalisé pour l'émission "L'heure du Grand débat" de Roselyne Bachelot, 73% des Français sont favorables au Référendum d'Initiative Citoyenne qui donnerait la possibilité d'organiser un référendum à l'initiative des citoyens à partir de 700.000 signatures.

SONDAGE LCI - 73% des Français favorables au référendum d'initiative citoyenne

SONDAGE LCI - 73% des Français favorables au référendum d'initiative citoyenne
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EMMANUELLE WARGON

EMMANUELLE WARGON

EMMANUELLE WARGON

EMMANUELLE WARGON

EMMANUELLE WARGON


Le Grand débat "ça devrait être un moment où la politique redevient importante" souhaite Emmanuelle Wargon, qui a espoir que les gens croiront de nouveau en elle, l'estimeront encore capable de "changer la vie en mieux". 

EMMANUELLE WARGON


Sur la suppression de l'ISF, la secrétaire d'Etat défend la décision du gouvernement de se montrer inflexible pour l'instant. "Il faut séparer la problématique et l'outil. Même si bien sûr l'ISF est un symbole, la question est la justice fiscale, comment les plus riches contribuent. C'est un impôt qui avait beaucoup d'effets pervers, qui aboutissait à la sortie de capitaux. La réponse est peut-être dans d'autres instruments fiscaux, un impôt sur le revenu plus progressif." Elle a toutefois assuré que "la question se reposera" après l'évaluation de la suppression de l'ISF.

EMMANUELLE WARGON


"C'est une question posée, clairement" a avoué Emmanuelle Wargon à propos du RIC. "On va attendre de voir comment c'est porté par nos concitoyens. C'est un sujet qui est sur la table."

EMMANUELLE WARGON


A propos de la démission de Chantal Jouanno, Emmanuelle Wargon a dit : "Je trouve un peu dommage qu'elle ait décidé de ne pas continuer. (...) Mais je pense que l'organisation que nous avons mise en place nous permet d'être dans le droit fil de ce qu'avait déjà fait la Commission nationale du débat public (CNDP)."

EMMANUELLE WARGON


"C'est important que ça ne soit pas que certains qui s'expriment, que toutes les sensibilités puissent s'exprimer" a déclaré Emmanuelle Wargon, rappelant que pour participer au Grand débat, il était possible de se rendre à des réunions, remplir les cahiers de doléances en mairie, ou apporter sa contribution via le site granddebat.fr (à partir de lundi).

EMMANUELLE WARGON


"Le Président verra des Gilets jaunes, des citoyens et des associations. Il les verra dans le cadre du débat dans les jours, les semaines qui viennent" a assuré la secrétaire d'Etat.

A propos des rencontres entre Emmanuel Macron et des élus lors de réunions qui ont duré plusieurs heures, elle a déclaré : "Ce qui est important c'est que le président écoute, prend le temps d'argumenter question par question. (...) C'est important que quand quelqu'un pose une question il y ait une réponse. Pour cela, cet exercice est important."

EMMANUELLE WARGON


"Si on n'arrive pas à retisser (le lien avec les Français) ça serait très dur de continuer à faire de la politique. On a besoin de retrouver le lien entre les Français et la classe politique. Ce n'est pas étonnant que les maires soient les plus appréciés."

EMMANUELLE WARGON


"C'est difficile de discuter parce qu'il y a tellement de sujets qu'ils veulent mettre sur la table en tellement peu de temps...." explique-t-elle, faisant un bilan de ses premières participations à des débats. 


Selon Emmanuel Wargon, "600 débats ont été déclarés" et une centaine ont déjà eu lieu, mais on n'a pas recensé tous ceux qui ont eu lieu ce week-end encore".


"Dans ces 600 déclarés, à peu près la moitié sont ouverts par des maires, à peu près la moitié sont ouverts par des citoyens, en fait 40%/40%, et le reste, ce sont des associations. Donc, on voit bien que tout le monde s'en empare (...) les associations s'y mettent, les foyers de jeunes travailleurs aussi, donc on sent qu'il y a vraiment une envie de parler", s'est réjouie Emmanuelle Wargon.

EMMANUELLE WARGON


La co-organisatrice du Grand débat regrette que dans les manifestation de Gilets jaunes il y ait un "mélange de gens qui sont là pour qu'on les entende et ceux qui s'en prennent aux forces de l'ordre".

Sur les violences policières, elle a déclaré : "La police doit être exemplaire. Il faut qu'il y ait une enquête de la police des polices à chaque cas signalé."

EMMANUELLE WARGON


"Personne ne pensait il y a trois mois qu'on en serait là aujourd'hui. Je pense qu'on a sous-estimé la force du message. Maintenant, c'est devenu un mouvement assez politique avec une base de revendication, et une violence qui doit vraiment cesser. La base de revendication, c'est pour cela qu'on a ouvert le débat" a expliqué la secrétaire d'Etat.

EMMANUELLE WARGON


"Il y a des gens qui expriment leur colère de façon pacifiste en manifestant. Ceux qui l'expriment de façon violente, pour moi, basculent dans autre chose, même s'il s'agit de la même colère. Le message qui s'exprime avec un masque, une cagoule, en cassant, ça rend le message irrecevable." 

EMMANUELLE WARGON


La secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Transition écologique et co-organisatrice du Grand débat national Emmanuelle Wargon est l'invitée d'En toute franchise sur LCI.

"On a un droit de manifestation en France, ça me paraît normal et sein que ça ait lieu." "J'appelle les Gilets jaunes à participer au Grand débat, mais ce n'est pas à moi de leur dire d'arrêter de manifester" a-t-elle ajouté.

LETTRE AUX FRANÇAIS


Un éventuel envoi par courrier de la "lettre aux Français" d'Emmanuel Macron pourrait coûter "entre 5 et 7 millions d'euros" à l'Etat, a estimé dimanche le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin, se disant favorable à l'opération.


Cette lettre a été publiée sur le site de l'Elysée et reprise par les médias dès le 13 janvier, à la veille du lancement par le gouvernement du grand débat national, sans qu'il soit clair si elle allait être envoyée à tous les résidents du pays par la suite.


"Je souhaite qu'elle le soit et j'imagine qu'elle pourrait l'être dans les semaines qui viennent", a déclaré dimanche M. Darmanin durant l'émission Dimanche en politique de France 3 dont il était l'invité.


"Je n'ai pas d'ordre à donner au président de la République", a prudemment ajouté le ministre, "mais je pense qu'il faut que les Français s'intéressent à ce débat" et qu'ils ne le perçoivent pas comme "un débat +blabla+".

SONDAGE


Petite bouffée d'air pour Emmanuel Macron dont la cote de popularité remonte de quatre points en un mois. 72% des Français restent cependant "mécontents" du président de la République.

La cote de popularité d'Emmanuel Macron rebondit de 4 points, mais 72% des Français restent "mécontents" du président

La cote de popularité d'Emmanuel Macron rebondit de 4 points, mais 72% des Français restent "mécontents" du président
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"CE N'EST PAS UN DÉBAT"


Idir Ghanes a regretté sur LCI que le débat ne donne pas assez la parole aux Gilets jaunes. "Nous aurions souhaité directement parlé avec lui, on le cherche quand même depuis assez longtemps."


Ce membre du groupe Gilets jaunes franciliens a toutefois fait savoir qu'il comptait y participer. Et explique son choix : "Je me dis que c'est un devoir, comme le vote."

"TOUT EST FLOU"


Présente à la manifestation des femmes Gilets jaunes, Priscillia Ludosky a confié à LCI qu'elle se "méfie" du Grand débat national car "tout est flou". 


"Les sujets sont déjà posés sur la table et je ne sais pas si ce qui sera dit au Grand débat en tiendra compte."

ASSEMBLÉE CITOYENNE


Interrogé sur l’une des questions d’Emmanuel Macron qui demande le rôle de "nos assemblées, dont le Sénat", Jean-Pierre Raffarin a estimé que le Sénat, tout comme l’Assemblée Nationale, ne devaient pas disparaître mais "innover". Et ce notamment en ayant des assemblées citoyennes, de Français élus au tirage au sort, qui soient reçues de temps en temps dans l'une des deux chambres. 


Quant à supprimer le Sénat? "Ce serait une folie." Si l'ancien Premier ministre a confié sur LCI qu'il "comprenait" cette revendication, le bicamérisme est pour lui "indispensable à l’équilibre". "On a besoin de deux assemblées qui ne se ressemblent pas."

QUOTAS D'IMMIGRATION


Dans Le Grand jury, Jean-Pierre Raffarin a avoué que le sujet des quotas d'immigration était "très difficile", et qu'il "s'aggravera avec le temps". "Nous ne sommes pas au bout de ce sujet, mais je pense que le cadre institutionnel sur lequel nous pourrons le traiter sera un cadre européen."


L'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy a estimé sur LCI que la France avait les moyens "d'intégrer ceux qu’on peut accepter", et que la proposition de quotas n'était donc pas "choquante".


"Il y a le droit d'asile, mais il nous faut une harmonisation européenne."

"C'EST UNE CRISE POLITIQUE"


Dans Le Grand jury, Jean-Pierre Raffarin a estimé que la crise des Gilets jaunes était une "crise politique", et qu'il fallait donc "revoir notre organisation politique". 


L'ex Premier ministre a ainsi estimé sur LCI qu'il fallait soit un paquet législatif, soit un référendum pour répondre à la crise, basé sur trois volets. Un "volet institutionnel", dans lequel il faudrait par exemple séparer le mandat présidentiel du législatif, comme aux États-Unis,un "volet social" et un "volet sur la décentralisation".


L'ancien cadre historique de l'UMP a estimé que, malgré son soutien à Emmanuel Macron, il n'avait "pas porté l'intérêt qu’il fallait porter aux territoires", ajoutant que "le dialogue n'est pas bien branché et il faut mieux connecter tout ça". 


"Il y a souvent, dans notre pays, une attitude assez arrogante sur les territoires provinciaux. Il ne faut jamais humilier personne, il faut le respect."

"DÉCENTRALISATION"


Pour Jean-Pierre Raffarin, il faut une "grande réforme de la décentralisation". "Il faut commencer par dégager l'État", a expliqué l'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy sur LCI. Ajoutant que, selon lui, les référendums devraient être possibles, mais au niveau régional. "Des questions sont à poser au niveau local, au niveau du territoire. Tout n'est pas dépendant de la responsabilité du président."


"Je suis pour le RIC régionalisé, sur beaucoup de sujets comme l'emploi et les routes."

"DISCUSSION GÉNÉRALISÉE"


Jean-Pierre Raffarin a estimé que, l'un des problèmes de la crise des Gilets jaunes vient de la "solitude" d'Emmanuel Macron, qui est sur-exposé. Invité dans Le Grand Jury, l'ancien Premier ministre a estimé que le Grand débat national était essentiel. 


"Je pense que le débat doit être ouvert et que les Gilets jaunes y participent. Il faut faire en sorte que, dans cette mécanique de discussion généralisée, tout le monde puisse s'exprimer." Sur LCI, il a expliqué que les rencontres entre le président de la République étaient "une bonne idée, mais pas trois fois par semaine".


"Ce n'est pas le débat d'un homme et du pays mais un pays qui recherche ensemble les solutions pour son pays."

MACRON EN CAMPAGNE?


Depuis le début du Grand débat national, les images d'Emmanuel Macron crispent dans l'opposition, certains estimant que le président de la République faisait "campagne aux frais de l'État". 


Interrogé sur la question, Benjamin Griveaux a demandé à ce qu'on ne fasse pas de "fausse polémique et mauvaise querelle". Interrogé sur Europe 1, le porte-parole du gouvernement a ainsi trouvé surprenant que : "De temps en temps, ils trouvent qu’il [Emmanuel Macron] ne parle pas assez avec nos concitoyens. Et quand il parle avec eux, on dit qu'il est en campagne."


"Emmanuel Macron n'est pas en campagne. Car il n'est pas président de LaRem mais président de tous les Français."

C'est un moment inédit sous la Ve République et une phase décisive du quinquennat d'Emmanuel Macron. Pendant deux mois, entre le 15 janvier et le 15 mars, les Français sont invités à participer au "grand débat national". "La France n'est pas un pays comme les autres", a expliqué le chef de l'Etat en guise d'introduction dans sa lettre aux Français. 


Quatre thèmes principaux sont censés orienter ce débat : les impôts, l'organisation de l'Etat, l'écologie et la démocratie. 


Après avoir présenté le mode d'emploi de ce débat lundi 14 janvier, Emmanuel Macron a lancé le débat le lendemain dans la petite ville de Grand-Bourtheroulde (Eure) pour le début d'une grande tournée des maires censée promouvoir ce moment de "débat national" car le chef de l'Etat entend s'appuyer sur les maires pour l'organisation, localement, de ces débats. "Nous ne serons pas d’accord sur tout, c’est normal, c’est la démocratie, a prévenu le chef de l'Etat. Mais au moins montrerons-nous que nous sommes un peuple qui n’a pas peur de parler."


Comment les Français, les élus, les partis politiques, les associations et les corps intermédiaires vont-ils prendre part à ce grand débat  ? Quels seront les résultats de celui-ci  et comment influera-t-il ou non sur le mouvement des Gilets jaunes ? 

Suivez jour par jour les temps forts de ce "débat national" dans le live ci-dessus. 

À la fin de ces deux mois de débat, des "conférences" de citoyens tirés au sort - une centaine de personnes par région - vont être mises en place afin d'échanger et de donner leur avis sur les propositions qui seront remontées. Et après ? Referendum à questions multiples ? Nouvelles lois au parlement ? Le débat est... ouvert.

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