Salaires des enseignants : Blanquer promet 500 millions d'euros dès 2021

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Les grèves contre la réforme des retraites d'Emmanuel Macron

GRÈVE - Alors qu'Edouard Philippe a annoncé le retrait provisoire de l'âge pivot du projet de réforme des retraites, la CGT, FO ou Sud notamment appellent à la poursuite de la grève. Le gouvernement peine par ailleurs à convaincre les professeurs, malgré une "avancée" notée par les syndicats.

Le ministère de l'Éducation nationale va consacrer 500 millions d'euros à des hausses de salaires pour les enseignants en 2021 dans le cadre de la réforme des retraites. Cette enveloppe budgétaire a été présentée aux syndicats lors de l'ouverture de négociations sur le sujet, qui doivent s'échelonner jusqu'à jeudi, puis reprendre fin janvier, pour déboucher avant l'été sur une loi de programmation de revalorisations salariales.

"Le ministre s'est engagé à organiser chaque année une conférence pour mesurer la progression année après année de la gestion des ressources humaines", indique l'entourage du ministre. 

Jusqu'ici étaient évoquées des augmentations progressives de budget de l'ordre de 400 à 500 millions d'euros par an, devant atteindre 10 milliards par an à l'horizon 2037.

Reste à savoir comment ces revalorisations vont se traduire concrètement pour les enseignants: les augmentations ne seront pas les mêmes pour des profs en début ou en milieu de carrière, ou pour ceux nés après 1975, donc concernés par la réforme des retraites, et les autres.

Frédérique Rolet, secrétaire générale du Snes-FSU, première fédération reçue dans ce cycle de concertations, très opposée à la réforme, a relevé une "petite ouverture" de la part du ministre. "Nous avons eu un peu plus l'assurance que la revalorisation promise ne serait pas seulement une compensation" des pertes qui pourraient découler de la réforme des retraites, a-t-elle  déclaré à l'AFP. 

Pour autant, les motifs d'inquiétude sont toujours là : les revalorisations concerneront-elles bien tous les profs ? Des "contreparties" comme une augmentation du temps de travail seront-elles exigées ? "Il y a encore beaucoup de zones d'ombre", a relevé Mme Rolet.

La fédération, majoritaire chez les professeurs, appelle toujours à participer aux mobilisations, prévues mardi, mercredi et jeudi, sous la forme de grèves ou de rassemblements.

Suivez les dernières infos sur la réforme des retraites ci-dessous. 

Live

MOTION DE CENSURE

Particulièrement remonté contre la "dérive autoritaire" du gouvernement, le groupe la France insoumise a renouvelé son appel aux autres groupes d'opposition à s'associer à lui pour déposer une motion de censure contre le gouvernement.


Se reposant sur l'avis du Conseil d'Etat qui pointait du doigt "l'insécurité constitutionnelle du texte de loi et des lacunes qu'il affiche", LFI appelle les députés à "rappeler par la censure la prééminence des droits du Parlement dans l'ordre constitutionnel démocratique" et à ne pas "laisser passer sans dire mot une dérive autoritaire où son rôle est bafoué dans la production de la loi".


Le débat parlementaire doit débuter le 17 février et, outre cette menace de la France insoumise, il faudra s'attendre à une longue bataille. Ainsi les députés communistes ont-ils déjà prévu de multiplier les amendements, au même titre que LR, qui entend faire passer ses contre-propositions pour faire reculer l'âge légal de départ à la retraite.


Mais pour l'instant, LFI est seule dans le couloir de la motion de censure, ses autres alliés potentiels (PCF et Nouvelle gauche) attendant de voir comment se déroule la bataille parlementaire avant d'éventuellement opter pour cette voie.

OPERA

Les représentations à l'Opéra de Paris vont reprendre, a décidé samedi 25 janvier l'intersyndicale, après près de six semaines de grève. Cette décision, dévoilée par Télérama, venait du fait qu'une "majorité des salariés veut reprendre le travail", selon le directeur de la compagnie.


En tout et pour tout, ce sont 70 spectacles qui ont été annulés au Palais Garnier et à l'Opéra Bastille, depuis que les danseurs, avaient cessé le travail pour réclamer le maintien de leur âge légal de départ à 42 ans, compte tenu de la pénibilité de leur métier, notamment la difficulté qu'il y a à pratiquer ce métier au-delà de cet âge.

DEBAT PARLEMENTAIRE

Les partis d'opposition promettent une "bataille" à l'occasion du débat parlementaire sur les projets de loi de réforme des retraite. "On connait les ficelles, il faut les mettre en oeuvre", a assuré le patron des députés communistes André Chassaigne, quand son homologue des insoumis Jean-Luc Mélenchon promettait de dégainer une motion de défiance, ce que ses collègues de gauche ont poliment décliné, souhaitant attendre un éventuel blocage avant de se prêter à cet exercice.


A droite, on compte bien proposer bon nombre d'amendements pour mettre en lumière leurs contre-propositions, notamment celle consistant à faire reculer l'âge de départ légal à 64 ou 65 ans.

OPPOSITION

Côté opposants politiques, l'heure n'était pas non plus à épargner le gouvernement. "J'ai rarement lu un avis aussi négatif", remarquait de son côté la patronne des députés Nouvelle gauche Valérie Rabault, quand le patron du PS Olivier Faure se disait "sidéré par le niveau d'amateurisme et d'improvisation du gouvernement pour une réforme aussi cruciale."


Le député insoumis Jean-Luc Mélenchon a pris un malin plaisir, sur son blog, à sélectionner un "best-of" des reproches du Conseil d'Etat, dont l'avis, à l'en croire, "flingue la loi retraites".

OPPOSITION

Syndicats et responsables politiques opposés à la réforme du régime des retraites ont sauté sur l'avis du Conseil d'Etat pour réclamer le retrait d'un texte "incohérent" et "mal ficelé". La CFE-CGC, syndicat des cadres, s'est réjoui de voir le Conseil d'Etat confirmer "en tout point ce que nous exprimons depuis le début", dénonçant "un vrai problème de consistance juridique du texte".


Du côté d'Yves Veyrier, à FO, on raille un gouvernement qui "ne maîtrise absolument pas son sujet", se félicitant que "le Conseil d'Etat démonte l'artifice de communication du "un euro donnera les mêmes droits" et du système censé être plus simple, soulignant la complexité et la diversité des règles de cotisation et d'ouverture des droits".

DANS LE DÉTAIL

Financement parcellaire, anti-constitutionnalité... Le Conseil d'Etat étrille le gouvernement sur sa réforme des retraites

CONSEIL D'ÉTAT


Le Conseil d'État estime ne pas avoir eu le temps de "garantir au mieux la sécurité juridique" de la réforme des retraites, selon un avis publié ce vendredi, l'institution déplorant aussi les "projections financières lacunaires" du gouvernement et un recours aux ordonnances qui "fait perdre la visibilité d'ensemble".


Saisi le 3 janvier, le Conseil d'État n'a disposé que de trois semaines pour rendre son avis sur les deux projets de loi (organique et ordinaire), que le gouvernement a en outre modifiés à six reprises durant cette période, ce qui "ne l'a pas mis à même de mener sa mission avec la sérénité et les délais de réflexion nécessaires pour garantir au mieux la sécurité juridique de l'examen auquel il a procédé", estime-t-il dans ce document publié sur le site Legifrance.

Urgent

MOBILISATION 


Ce vendredi, ce sont 249 000 personnes qui ont manifesté en France dont 31 000 à Paris, selon les chiffres communiqués ce soir par le ministère de l'Intérieur.


La CGT, qui est un des syndicats organisateurs de la manifestion, a recensé 1,3 million de personnes dans toute la France, dont entre 350.000 et 400.000 à Paris.

EN RÉGIONS


Plus de 127.000 personnes ont manifesté vendredi contre la réforme des retraites dans une soixantaine de villes hors Paris, selon un décompte provisoire de l'AFP réalisé en fin d'après-midi à partir des chiffres communiqués par la police ou les préfectures. Les manifestants étaient notamment 9.000 à Lyon, 8.000 à Marseille, 7.500 à Bordeaux et au Havre, 5.200 à Nantes, 5.000 à Toulouse, 4.400 à Clermont-Ferrand ou encore 4.000 à Rennes et Caen, selon les autorités.

ESTIMATION


La CGT a communiqué les chiffres de la mobilisation pour ce 51e jour de grève. Le syndicat indique qu'1,3 million de personnes ont manifesté dans toute la France.

PARIS


La circulation a été ré-ouverte à la circulation place de la Concorde, peu avant 18H, tandis que quelque manifestants ont rejoint la Gare Saint-Lazare. 

MARSEILLE 


Selon la police, le bilan de la mobilisation du jour, s'élève à 8 000 personnes pour la police, 180 000 selon la CGT. Pour rappel les chiffres de la dernière mobilisation dans la cité phocéenne, 8 000 pour la police, 110 000 selon la CGT. 

PARIS 


Tout est très calme, Place de la Concorde, à Paris. 

DEUX PROJETS DE LOI ADOPTES EN CONSEIL DES MINISTRES


Adoptés en Conseil des ministres, les deux projets de loi, l'un organique, l'autre ordinaire, visant à créer un "système universel" de retraite par points vont être transmis à l'Assemblée nationale. Un débat en séance publique se tiendra à partir du 17 février prochain, en vue d'un premier vote début mars.


En parallèle, les discussions se poursuivent entre gouvernement, syndicats et patronat sur des points-clés comme la pénibilité, le minimum de pension, les fins de carrière et l'emploi des seniors.

BORDEAUX 


Près de 200 avocats du barreau de Bordeaux se sont réunis sur les marches du tribunal, en robe et portant tous des masques blancs, symbolisant selon l'un d'eux "la mort promise à 30% des avocats à cause de la réforme des retraites".


Le Conseil national des barreaux (CNB), qui a rencontré jeudi le Premier ministre Édouard Philippe, a déploré qu'il n'y ait eu "aucune nouvelle proposition". Il décidera samedi de la suite du mouvement de grève.

CHIFFRES 


Voici les taux d'agents publics en grève à midi, ce vendredi 24 janvier : 


- 7.98 % dans la fonction publique de l’Etat 

- 1,91 % dans la fonction publique territoriale

- 2,6 % dans la fonction publique hospitalière (comprenant 1,1 % d’agents grévistes et absents, et 1,5 % d’agents grévistes réquisitionnés)

VUE DANS LE CORTÈGE PARISIEN 

SIMULATEUR 


Laurent Pietraszewski a expliqué en fin de Conseil des Ministres qu' "un simulateur individuel [sera en ligne]dès que l'ensemble des paramètres définitifs sera connu, sans doute quelques semaines après l'adoption de la loi"

LYON 


Selon le Barreau de Lyon, près de 500 avocats ont manifesté leur colère, ce vendredi, lors de l'audience de rentrée. Robes noires arborant le rabat rouge, symbole du mouvement, le poing - ganté de blanc - levé pour certains, les avocats du 2e barreau de France sont venus en nombre dans la salle des pas perdus former une haie au milieu de laquelle policiers, gendarmes, élus et représentants de l'État étaient contraints de passer.


"Destruction massive des avocats", "Mensonge d'État, les avocats ne survivront pas", "70.000 à ne pas comprendre", "Avocats, magistrats, même combat", pouvait-on lire sur les pancartes brandies à la vue des arrivants.

AGE PIVOT 


A la sortie du Conseil des ministres, Agnès Buzyn, ministre de la Santé a assuré que "l'âge d'équilibre reste dans la loi", même si le gouvernement a renoncé à l'appliquer dès 2022.


"Cette notion d'âge d'équilibre, qui est un fait économique, elle reste dans la loi", a-t-elle déclaré à l'issue du Conseil des ministres où ont été adoptés les deux projets de loi (organique et ordinaire) visant à créer le "système universel" promis par Emmanuel Macron.

MANIFESTATION PARISIENNE 


Le cortège parisien commence à arriver à l'instant place de la Concorde à Paris : il s'agit de la fin du parcours. 

EN IMAGES


Photos de l'AFP depuis le cortège parisien.

MOBILISATION À PARIS


Entre 350.000 et 400.000 manifestants à Paris, selon la CGT. C'est bien plus que le 16 janvier. Le syndicat avait alors comptabilisé 250.000 personnes dans la capitale et le ministère de l'Intérieur 23.000. 

VU DANS LES CORTÈGES


Un manifestant tient une pancarte pour le moins originale, dans le cortège Montpelliérain. Une référence au coup de colère d'Emmanuel Macron face aux forces de sécurité israéliennes à Jérusalem.

A MARSEILLE


A Marseille aussi, le cortège est dense. La manifestation a réuni entre 8.000 personnes selon la police, soit comme le 16 janvier dernier,  et 180.000, d'après la CGT. C'est plus qu'à la dernière mobilisation (110.000).

À QUAND UN SIMULATEUR?


L’étude d’impact de la réforme – qui fait plus de 1.000 pages – en sera pas diffusée avant le dépôt de loi à l’Assemblée nationale. Cependant, Laurent Petrachevski, le Secrétaire d’Etat chargé des retraites,  a fait savoir que le gouvernement allait mettre en ligne sur son site, dès aujourd'hui, "plus d’une trentaine de nouveaux parcours-type". Puis, sous "huit jours", cent autres cas. De quoi permettre "à chacun" de se "rapprocher de sa situation personnelle", sur la base de "cas plus généraux".

Car pour avoir un simulateur individuel et précis, il faudra encore attendre que les "paramètres définitifs" soient connus. Soit "quelques semaines après l'adoption de la loi".

UNE LOI EN COURS DE NÉGOCIATION


Laurent Petrachevski, le Secrétaire d’Etat chargé des retraites, a expliqué en sortie de Conseil des ministres qu'un certain nombre d'ordonnances laisseraient la place à des "concertations" avec les syndicats. C'est le cas par exemple pour l'équilibre économique de ce système. Discuté lors de la conférence de financement, il doit "répondre à l'attente d'équilibre qui a été fixé" par le gouvernement. Un travail qui durera trois mois et qui sert de "preuve de la confiance que le gouvernement fait aux partenaires sociaux".

MACRON DÉNONCE LA "RADICALITÉ" DES BLOCAGES


En sortie de Conseil des ministres, la porte-parole du gouvernement a expliqué qu'Emmanuel Macron a profité de ce rendez-vous, afin de - comme il l'a fait dans l'avion reliant Tel Aviv à Paris - dénoncer à nouveau la "violence et la radicalité" de certaines actions de blocage, appelant à "la plus grande fermeté à l’égard de leurs auteurs". 


Le président a également tenu à "rappeler la richesse et la solidarité" de la démocratie française. Et d'estimer que "la haine et l’intimidation" au prétexte d’une divergence politique ou syndicale "ne peuvent en aucun cas être acceptables". 

UN "MOMENT DE CLARIFICATION" POUR MACRON


Sibeth Ndiaye a repris les propos d'Emmanuel Macron devant le Conseil des ministres. "Il a souligné que nous vivions un moment à la fois important et utile de clarification de cette réforme".


Le président de la République a aussi souhaité souligner les "objectifs fondamentaux" visés par ce nouveau régime de retraite, à savoir "son universalité", "son équité" et sa "pérennité".

ÉDUCATION : HAUSSE DES GRÉVISTES


Le ministère comptabilise 16% de grévistes dans le primaire et 10% dans le secondaire. Des chiffres qui sont tout de même deux fois plus élevés que ceux de la mobilisation nationale du 16 janvier. 


Côté syndicat, on dénombre 40%, de grévistes. Un chiffre qui montre, selon Francette Popineau, secrétaire générale du Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire, que "la détermination et la colère ne faiblissent pas". La profession reste en effet très concernée par la réforme des retraites, dont elle pourrait être les grands perdants. 

"Mais allez en dictature !" : Emmanuel Macron s’en prend à ceux qui "affaiblissent notre démocratie"

CLERMONT-FERRAND


Beaucoup de monde également dans le Puy-de-Dôme.

PERMANENCE VANDALISÉE


Pierre-Yves Bournazel, élu LaREM et candidat à la Mairie de Paris, fait savoir que sa permanence a été vandalisée.

A BORDEAUX 


Etudiants, avocats, cheminots, ... De nombreux cortèges ont convergé sur la place de la République, à Bordeaux, où la manifestants va bientôt s'élancer. "Etudiants, cheminots, même Macron, même combat", scandent ainsi les contestataires, selon un journaliste sur place.

PARTOUT EN FRANCE


Des manifestations ont lieu dans la majorité des grandes villes de France. C’est le cas à Marseille, par exemple où se trouve le leader de LFI, Jean-Luc Mélenchon, mais aussi à Nantes, où le cortège vient à peine de s'élancer avec tous les syndicats représentés, selon notre envoyée sur place.

AU HAVRE


Dans le fief d'Edouard Philippe, la contestation bat son plein, avec des manifestants venus du Calvados ou de Caen pour faire entendre leur mécontentement.  Résultat : 7.500 personnes battent en ce moment le pavé, selon la police citée par un journaliste sur place.

FLASH-MOB GÉANT

 

Une centaine de femmes, déguisées en Rosie la riveteuse, une icône féministe, ont réalisé un flash-mob géant devant la Gare de l'Est, à Paris. Une chorégraphie réalisée sur une reprise de la chanson À cause des garçons.

"LE CHANT DES CONFRÈRES"


"Confrère, entends-tu le vol lourd du Macron, dans la plaine?" Les avocats continuent de faire preuve d'une grande créativité, ici avec une reprise du Chant des partisans, qui devient Le chant des confrères, adressé évidemment au président de la République. Le barreau de Toulouse en a même publié la version intégrale sur YouTube avec les paroles. 

PHILIPPE MARTINEZ


Le secrétaire général de la CGT est présent en tête du cortège parisien, place de la République. "On est parti pour travailler très longtemps, c'est la seule chose simple qu'on a compris dans ce ce projet", a-t-il déclaré à notre micro. Pour Philippe Martinez, cette manifestation est d'ailleurs loin d'être un simple "baroud d'honneur". "L'intersyndicale s'est réunie ce matin et on annonce déjà trois nouvelles journées de mobilisation la semaine prochaine avec un temps fort, le 29 janvier."

DIDIER LALLEMENT


Le préfet de Paris, Didier Lallement, était place de la Concorde ce matin pour passer en revue les différentes troupes de forces de l'ordre qui encadreront la manifestation.

LA TOUR EIFFEL FERMÉE 


Le célèbre monument parisien a fermé ses portes pour la journée en raison du mouvement national de grève.

QUELLE MOBILISATION DANS L'ENSEIGNEMENT ?


Le taux de participation au mouvement de grève de ce vendredi pour la totalité des académies a été communiqué, ce matin, par le ministère de l'Education nationale. La moyenne générale "pondérée" s'élève à 11,04 %. Parmi les enseignants du 1er degré, "la moyenne pondérée" est 15,84 % et de 10.3% pour les enseignants du 2e degré. 

LES FEMMES, GRANDES GAGNANTES ?


Selon Muriel Pénicaud, l'étude d'impact réalisé pour le gouvernement, et présenté en Conseil des ministres aujourd'hui, prouve que "90% des femmes vont gagner" avec la réforme des retraites, "avec 5% de plus en moyenne", notamment en valorisant le travail auprès des enfants ou de personnes âgées. 

Pourtant, Le Parisien avance, quatre cas à l'appui, que "les mères ne sont pas si gagnantes". Ainsi, sur les six cas types de mères salariées présentées dans cette même étude, quatre sont perdantes si elles partent avant 65 ans. "Les cas sont faux", accuse la ministre du travail, avançant que le quotidien "ne prend pas en compte certains éléments". Et d'assurer que la promesse du Premier ministre sera tenue : "Les femmes seront les grandes gagnantes, car aujourd'hui, ce sont les grandes perdantes."

Urgent

NOUVELLE MOBILISATION LE 29 JANVIER


À quelques heures du lancement d'une manifestation interprofessionnelle, une nouvelle journée de mobilisation est prévue, ce mercredi 29 janvier. Mais cette fois-ci, sans la CFE-CGC. "Nous suspendons notre participation dans les manifestations, mais nous ne sortons pas de l'intersyndicale", a précisé à l'AFP Gérard Mardiné, le numéro deux du syndicat des cadres.


L'appel est signé par la CGT, Force ouvrière, la FSU, Solidaires, des organisations de jeunesse (MNL, UNL, FIDL) et étudiante (Unef). 

LE POINT SUR LES CRITÈRES DE PÉNIBILITÉ


Muriel Pénicaud le confie volontiers, nous ne sommes "pas égaux" en matière de santé au travail, puisque certains métiers "abîment la sante". C'est pourquoi, la ministre du Travail explique vouloir résoudre cette problématique sur trois fronts. La première, "sortir de la pénibilité", en baissant par exemple le nombre de nuits ou du bruit subit. ou en changeant de secteur en créant un "vrai congé de conversion". "Il permettrait à ceux qui le veulent de sortir de ce métier au bout de quinze ou vingt ans, avec un salaire payé à 100% et une formation prise en compte", afin de changer de secteur. Le deuxième volet est celui de "réduire la pénibilité. "Il y a énormément de postes où avec des équipements et des bons process, on pourrait avoir beaucoup moins de problèmes."


Enfin, au-delà de la prévention et du changement de métier, Muriel Pénicaud assure qu'il y aura "compensation". "Les critères de pénibilité n'ont pas été supprimés", avance-t-elle, mais "on les mesure d'une autre façon". "Ceux pour lesquels le médecin reconnaît 10% d'incapacité partent deux ans plus tôt et ce sera conservé."

IL Y A DES "DIFFICULTÉS DE COMPRÉHENSION"


Sibeth Ndiaye a tenté de justifier le rejet des Français pour la réforme des retraites. La porte-parole du gouvernement a tout d'abord expliqué que le sujet pouvait provoquer de "l'inquiétude", et ce, depuis toujours. "Le système actuel est très complexe, ça suscite de l'anxiété", a-t-elle plaidé, avançant que l'exécutif "essaye de simplifier les choses". Pour elle, c'est aussi une forme "d'exaspération et de la lassitude", vis-à-vis des grèves, qui poussent les Français à vouloir "passer à autre chose". Enfin, ce rejet visible dans les sondages s'expliquerait aussi par la "difficulté de compréhension" des citoyens vis-à-vis du projet. 


Quoi qu'il en soit, Sibeth Ndiaye estime que le gouvernement est toujours légitime pour mener cette réforme. Et tacle au contraire ces "gens" qui "considèrent qu'on est en dictature". Un argument qui permet à "certains syndicats, plutôt placés à l'extrême gauche" de "justifier une forme de violence" dans les manifestations et dans les actions. "Je pense que c'est très dangereux." 

Côté opposants politiques, la conseillère en communication accuse la France Insoumise d'"accréditer l’idée qu’il y aurait un régime - les mots ont un sens - qui imposerait sa loi au reste de la population".

LIGNES T3b

LIGNES T3b


Fortes perturbations sur le tramway 3b, à Paris, bloqué par des lycéens à là porte d'Asnières. La RATP annonce que le trafic est interrompu entre Porte de Vincennes et Porte de Montreuil avec une reprise du trafic estimée vers 10h00.

"LA DÉMOCRATIE, C'EST FRAGILE"


Des menaces de mort ont été envoyées à Bercy cette semaine. Ce n'est cependant "pas la première fois", relève Gérald Darmanin. S'il note que ce type de message n'est "jamais très agréable", le ministre des Comptes publics déclare qu'"aucune intimidation n'a sa place en République". 

S'il regrette qu'un "climat de défiance et de grande violence", s'exprime, le ministre assure cependant que "ce n'est pas une minorité agissante et violente qui l'emporte". 

Infos précédentes

Le gouvernement estime que le conflit social sur les retraites est arrivé samedi à un "tournant" après le retrait, sous conditions, de l'âge pivot de 64 ans, qualifié de "compromis constructif et de  responsabilité" par Emmanuel Macron. Très attendue, la lettre du Premier ministre, envoyée au moment même où les  opposants à la réforme battaient une nouvelle fois le pavé dans la plupart des  grandes villes de France, prévoit le retrait sous condition de l'âge-pivot. Elle a été bien accueilli par les syndicats réformistes,  dont la CFDT. Du côté de FO et de la CGT en revanche, on continue à réclamer le  retrait de la réforme.

Le gouvernement salut un "accord solide qui nous permet de trouver le chemin pour bâtir une réforme  des retraites", selon la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye sur LCI.

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Pour les 38e et 39e journées de grève, le trafic SNCF restera perturbé mais avec une amélioration (80% des TGV, un TER sur deux et 40% des Transilien), tandis que toutes les lignes de métro seront ouvertes en journée, selon la RATP.

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