Soutien aux grévistes : Jean-Marie Bigard,Shirley et Dino, Edouard Louis.. des personnalités lancent des cagnottes

Soutien aux grévistes : Jean-Marie Bigard,Shirley et Dino, Edouard Louis.. des personnalités lancent des cagnottes
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La réforme des retraites d'Emmanuel Macron

RETRAITES - Les syndicats poursuivent la grève, notamment dans les transports, qui restent très perturbés. Alors que le gouvernement n'entend pas reculer sur son projet de réforme, des artistes appellent à contribuer aux cagnottes qui soutiennent financièrement les grévistes.

Annie Ernaux, Yvan Le Bolloc'h, Jean-Marie Bigard...  Une quarantaine d'écrivains, comédiens ou encore universitaires ont appelé dimanche à "soutenir financièrement", via diverses cagnottes, les cheminots en grève contre la réforme des retraites, qui menace selon eux "un de nos biens communs".

"Nous sommes à nouveau aux côtés des grévistes de la RATP et de la SNCF", écrivent ces personnalités sur un blog de Mediapart, dont certaines avaient déjà lancé une cagnotte au printemps 2018, à la veille d'une grève de 36 jours sur trois mois contre la réforme de la SNCF.

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"Ils défendent un de nos biens communs, un système de retraites qui, loin d'avoir été octroyé par les patrons, est le fruit des luttes de nos aînés", font valoir les signataires. "Pour la grande majorité d'entre nous, une retraite calculée sur toute une carrière" sera "plus basse que celle calculée sur les 25 meilleures années, comme c'est le cas aujourd'hui", assurent-ils.

Les journées de grève coûtent

"Les journées de grève coûtent. Pour imposer le maintien du système actuel de retraites, il importe que le mouvement dure et s'amplifie", font valoir les signataires qui "soutiendront financièrement" les grévistes et renvoient vers les diverses cagnottes lancées par des syndicats (CFT, FO, SUD, Solidaires, Unsa) de la RATP et de la SNCF.

"Nous nous souvenons des grèves de 1995 et 1968 (...) La solidarité entre voisins et collègues mit en échec le calcul gouvernemental de dresser les usagers contre la grève", écrivent-ils, promettant de manifester "aux côtés des cheminots, le samedi 28 décembre, et de tous les grévistes, le 9 janvier".

Parmi les auteurs du texte figure le sociologue Jean-Marc Salmon, déjà à l'origine de la cagnotte lancée l'année dernière et qui avait rapporté plus d'un million d'euros sur internet, ainsi que le PDG de Sud Radio, Didier Maïsto, les écrivain Laurent Binet et Edouard Louis, le dessinateur Tardi, les philosophes Toni Negri et Étienne Balibar, ou encore les humoristes Shirley et Dino.

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Live

AUBRY

Invitée à donner son avis sur la réforme des retraites en cours, la maire de Lille, ancienne ministre du Travail, a prévenu le gouvernement. L'utilisation du 49-3, agitée comme un chiffon rouge par la majorité et l'exécutif, serait "un scandale démocratique". "Sur une réforme aussi importante, qui entraîne tant de reculs, ce serait vraiment un scandale démocratique, allié à une catastrophe sociale", a assuré Martine Aubry sur BFM Grand Lille, appelant le gouvernement à comprendre "qu'on ne peut faire passer comme une lettre à la poste une réforme d'une telle importance".

TENSIONS

Signe que députés de tout rang ont encore le sang chaud, cet échange à vif entre Monique Iborra, député LaRem, et le président Le Fur, qui s'est vu reprocher de se satisfaire de l'avancée de l'examen des amendements. Une remise en cause de la présidence, pour le député LR, qui a directement interpellé sa collègue qui, elle-même présente à l'Assemble depuis 2012, ne s'est pas laissée impressionnée. Le tout s'est conclu avec une intervention de Brigitte Bourguignon, présidente de la Commission des affaires sociales. Un partout, balle au centre.

ASSEMBLÉE

Malgré tout, les tensions restent élevées. La majorité n'aime pas "la petite musique qui s'installe selon laquelle il y aurait un débat de fond qui s'installe à l'Assemblée". Faux, répondent plusieurs élus LaRem et Modem, qui multiplient les invectives envers l'opposition. A quoi le député Libertés et territoires Philippe Vigier les invite à "ne pas bouder leur plaisir", tandis que le communiste Fabien Roussel rappelle à la majorité que "la démocratie, ce n'est pas tous les cinq ans". 

ACCELERATION

Après un rythme d'examen particulièrement lent, le vice-président de l'Assemblée Marc Le Fur annonce que les députés sont à un rythme de "plus de 100 à l'heure". 

TENSIONS

N'allons pas croire pour autant que les tensions se sont particulièrement apaisées au sein de l'Assemblée. Ainsi Guillaume Gouffier-Cha a-t-il assimilé les méthodes de l'opposition à "du harcèlement", qualifiant le fait de "répéter 10 fois la même question était une technique utilisée par les pervers narcissiques". 


La LR Marie-Christine Dalloz a dit avoir été "profondément choquée des arguments de Nicolas Turquois" et l'a invité "à garder un peu de sang-froid". "On avait le sentiment hier soir que le bateau prenait l'eau". 


Le patron de son groupe Damien Abad a eu des mots plus durs : "Vous vous croyez où ? Qu'est-ce que c'est que ce spectacle ?" a-t-il demandé, en référence au coup d'éclat des deux groupes majoritaires LaRem et Modem de la veille. "J'ai honte du spectacle que nous faisons actuellement à l'Assemblée. Tout le monde a compris que c'était pour préparer le terrain à la mise en oeuvre du 49-3. Si vous voulez le 49-3, sortez le maintenant".

49-3

Agité en chiffon rouge hier, y compris par Edouard Philippe, le spectre du 49-3 s'est provisoirement écarté, au 10e jour d'examen du projet de loi de réforme des retraites. Mise sur le compte d'une lassitude des troupes de marcheurs, symbolisée par la sortie de route du co-rapporteur du projet de loi Nicolas Turquois, la veille. 


Une fatigue qui avait incité Edouard Philippe a rassuré ses troupes : tout en leur demandant de "tenir encore un peu", il leur a affirmé qu'il prendrait ses responsabilités si les débats devaient traîner en longueur. Ce qu'il a répété en séance l'après-midi même. 


Fatigue que le rapporteur général Guillaume Gouffier-Cha a écarté auprès de l'AFP : "Le groupe LaRem est en capacité de tenir très longtemps". Deux autres indices viennent corroborer l'idée que l'usage du 49-3 n'est pas pour tout de suite : Richard Ferrand a demandé aux présidents de groupes de "préparer les procurations" en vue du dimanche 15 mars, donc dans trois semaines. Par ailleurs, le sujet n'a pas été abordé en Conseil des ministres.

PS

Autre tentative d'opposition, cette fois en provenance du groupe socialiste au Sénat, où l'on demande, comme leur collègue de l'Assemblée, une commission d'enquête sur l'étude d'impact publiée par le gouvernement. Le projet est en bonne voie du côté de l'Assemblée, la ministre de la Justice ayant répondu qu'il n'y avait pas de "poursuites judiciaires en lien" avec cette étude, seul obstacle susceptible de s'opposer à l'utilisation de ce dispositif, que chaque groupe peut utiliser une fois par session.

LR

Comment éviter le recours gouvernemental au 49-3 ? L'opposition de droite a décidé, mardi 25 février, de déposer une proposition de résolution invitant "le gouvernement à déposer un nouveau projet de loi" qui serait examiné dans "un temps législatif programmé", qui impliquerait un volume global de temps de parole accordé aux différents groupes parlementaires, en fonction de leur importance. Manière à la fois de s'opposer aux méthodes du gouvernement tout en s'éloignant de "l'obstruction" parlementaire jouée par l'opposition insoumise et communiste.

VIDÉO - Retraites : "La République c'est nous et vous n'êtes rien", l'attaque du co-rapporteur Modem contre les insoumis

"MISE EN SCÈNE "

Peu avant cette sortie du rapporteur, les députés LREM ont quitté les bancs de l'Assemblée nationale pour protester contre le nombre colossal d'amendements déposés par la France Insoumise. Vers 23h30, seuls les présidents de groupes Gilles Le Gendre (LREM) et Patrick Mignola (MoDEm) sont restés en séance pour représenter leurs troupes.

"VOUS N'ÊTES RIEN"

Alors que les débats se poursuivent à l'Assemblée nationale, le rapporteur attaque les députés Insoumis : "La République c'est nous et vous vous n'êtes rien". Cette phrase a fait réagir les députés FI. "Ce n'est pas qualifiable, ce n'est pas digne " a expliqué Philippe Gosselin. 

CONFLIT D'INTÉRÊT ?

Conséquence des révélations de CheckNews et des questions insistantes de l'opposition à son sujet, le député LaRem Jacques Maire, co-rapporteur du projet de loi, a annoncé qu'il saisissait la déontologue de l'Assemblée nationale pour que celle-ci porte son regard sur le portefeuille d'actions qu'il détient chez Axa, source, selon les députés insoumis, d'un conflit d'intérêt qui devrait le conduire à se dessaisir de son poste.


"Je suis possesseur d'actions au titre de mon activité passée, a-t-il indiqué à l'AFP. J'ai quitté Axa fin 2012. Depuis, je n'ai aucun contact particulier avec l'assurance". Et de justifier cette saisine : "Il y a de la part de certaines personnes d'un groupe de l'opposition une volonté de créer des difficultés, des questions dans l'opinion publique. On a quelqu'un dont c'est le métier, je la saisis pour ne pas laisser d'ambiguïtés."


Des ambiguïtés qu'il tente d'écarter de suite. A l'entendre, ces actions, loin d'être un action classique, est un produit d'épargne classique, comme l'assurance-vie". Et de se défendre de tout conflit, assurant que le texte qu'il co-rapportait ne portait pas "sur les produits d'épargne" mais "sur le régime par répartition". 


Il n'envisage donc pas une vente éventuelle de ses actions du géant de l'assurance.

CONFLIT D'INTÉRÊT

Co-rapporteur du projet de loi, le député La République en marche Jacques Maire fait l'objet d'accusations de conflit d'intérêt, eu égard aux participations dont il fait état dans sa déclaration transmise à la HATVP, auprès de l'entreprise Axa. Après que son entourage avait fait valoir auprès de CheckNews qu'il avait soldé son portefeuille d'actions, valorisé à près de 359.000 euros, le co-rapporteur a laissé entendre le contraire, lundi à l'Assemblée. "Tout ce qui me concerne figure évidemment dans ma déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Je n’ai absolument aucune information supplémentaire à livrer."


Alors qu'Axa, célèbre assureur, est perçu comme un bénéficiaire potentiel de cette réforme des retraites, qui pourrait avoir pour conséquence d'amener les hauts revenus à basculer leurs revenus qui ne seraient plus soumis à répartition vers la capitalisation, le député est accusé de conflit d'intérêt par sa collègue insoumise Mathilde Panot, qui ne le voit plus en capacité d'"assurer la défense du projet de loi" et lui demande donc de partir.

EDOUARD PHILIPPE

"Le projet est contesté, il est discuté. L'Assemblée a consacré beaucoup de son temps à la discussion de l'esprit de la réforme, mais aussi, neuf heures à la discussion de l'intitulé du titre 1 et un temps considérable à se demander s'il fallait remplacer 'considérant' par 'eu égard'... Le temps consacré à ces échanges parfaitement considérables ne me paraît pas porter sur le sens profond de cette réforme.

Autrement dit, monsieur le président Abad, mon ambition, c'est bien sûr qu'il y ait un débat, qu'il soit le plus sérieux, le plus approfondi, collectivement le plus intelligent possible. Si ça n'est pas possible, au bout de très nombreuses heures de débat, nous constatons que ce n'est pas possible, alors, la Constitution autorise, le cas échéant, le Premier ministre à utiliser le 49-3. Ca s'est déjà vu dans le passé, j'ai un souvenir précis d'Edouard Balladur, Premier ministre, faisant obstacle à de l'obstruction avec le 49-3 ou de Jean-Pierre Raffarin l'utilisant pour faire avancer le débat.

Autrement dit, quand il faut prendre ses responsabilités, je le fais sans hésiter. J'utilise toute la Constitution, rien que la Constitution, mais bien toute la Constitution. Si ce débat vit, qu'il permet d'avancer dans de bonnes conditions, très bien. Mais il faut être clair. Le fait majoritaire, l'engagement du gouvernement, ça existe."

49-3 ?

"Allez-vous utiliser le 49-3 ?" interpelle brièvement Damien Abad, patron des députés LR. "Merci beaucoup monsieur le président, commence par lui répondre Edouard Philippe. Elle a le mérite d'être simple. Je ne suis pas sûr d'être aussi concis mais je promets d'être clair."

EDOUARD PHILIPPE

Durant sa rencontre avec les députés de la majorité, ce mardi, le Premier ministre a encouragé ses troupes à tenir encore quelques jours, les assurant qu'il ferait le choix de recourir à l'article 49-3 de la Constitution, qui permet au Premier ministre d'engager la responsabilité du gouvernement de l'Assemblée sur un texte de loi, pour le faire adopter sans vote, si nécessaire.


"Quand il faut prendre mes responsabilités, je n’ai pas pris l’habitude de me défausser. [...] Le 49-3 est une responsabilité du Premier ministre. Si je considère que c’est comme cela qu’il faut avancer, je prendrai mes responsabilités", a-t-il expliqué, tout à fait détendu à l'idée d'utiliser cette arme parlementaire fort décriée dans les rangs de l'opposition, qui la dénoncent en permanence comme un coup de force. 


"Je suis à l'aise avec la Constitution", a indiqué le chef du gouvernement, qui s'est toutefois opposé à un usage immédiat du dispositif. "Nous avons besoin que vous teniez encore, que vous continuiez à être dans la discussion, pour une raison simple : je trouve compliqué et difficilement compréhensible pour l'opinion de prendre acte trop tôt". 


Et d'érafler ensuite l'opposition, en soutien à ses troupes : "On voit un temps infini à examiner des amendements dérisoires. Ca pourrait être comique si ça n'était pas tragique".

EDOUARD PHILIPPE

Durant sa rencontre avec les députés de la majorité, ce mardi, le Premier ministre a encouragé ses troupes à tenir encore quelques jours, les assurant qu'il ferait le choix de recourir à l'article 49-3 de la Constitution, qui permet au Premier ministre d'engager la responsabilité du gouvernement de l'Assemblée sur un texte de loi, pour le faire adopter sans vote, si nécessaire.


"Quand il faut prendre mes responsabilités, je n’ai pas pris l’habitude de me défausser. [...] Le 49-3 est une responsabilité du Premier ministre. Si je considère que c’est comme cela qu’il faut avancer, je prendrai mes responsabilités", a-t-il expliqué, tout à fait détendu à l'idée d'utiliser cette arme parlementaire fort décriée dans les rangs de l'opposition, qui la dénoncent en permanence comme un coup de force. 


"Je suis à l'aise avec la Constitution", a indiqué le chef du gouvernement, qui s'est toutefois opposé à un usage immédiat du dispositif. "Nous avons besoin que vous teniez encore, que vous continuiez à être dans la discussion, pour une raison simple : je trouve compliqué et difficilement compréhensible pour l'opinion de prendre acte trop tôt". 


Et d'érafler ensuite l'opposition, en soutien à ses troupes : "On voit un temps infini à examiner des amendements dérisoires. Ca pourrait être comique si ça n'était pas tragique".

EDOUARD PHILIPPE

Durant sa rencontre avec les députés de la majorité, ce mardi, le Premier ministre a encouragé ses troupes à tenir encore quelques jours, les assurant qu'il ferait le choix de recourir à l'article 49-3 de la Constitution, qui permet au Premier ministre d'engager la responsabilité du gouvernement de l'Assemblée sur un texte de loi, pour le faire adopter sans vote, si nécessaire.


"Quand il faut prendre mes responsabilités, je n’ai pas pris l’habitude de me défausser. [...] Le 49-3 est une responsabilité du Premier ministre. Si je considère que c’est comme cela qu’il faut avancer, je prendrai mes responsabilités", a-t-il expliqué, tout à fait détendu à l'idée d'utiliser cette arme parlementaire fort décriée dans les rangs de l'opposition, qui la dénoncent en permanence comme un coup de force. 


"Je suis à l'aise avec la Constitution", a indiqué le chef du gouvernement, qui s'est toutefois opposé à un usage immédiat du dispositif. "Nous avons besoin que vous teniez encore, que vous continuiez à être dans la discussion, pour une raison simple : je trouve compliqué et difficilement compréhensible pour l'opinion de prendre acte trop tôt". 


Et d'érafler ensuite l'opposition, en soutien à ses troupes : "On voit un temps infini à examiner des amendements dérisoires. Ca pourrait être comique si ça n'était pas tragique".

L'AUTRE "OBSTRUCTION"

Il n'y a pas qu'à l'Assemblée qu'on fustige les "obstructions". A la conférence de financement aussi, on se tire dans les pattes sur les discussions et les solutions à trouver pour la soutenabilité financière du prochain système de retraites. Mise en cause la semaine passée par le Medef, la CFDT a répondu, ce jour, par l'intermédiaire de son secrétaire général Laurent Berger : ce dernier a ainsi accusé l'organisation patronale de faire "de l'obstruction [...] sur la question de la pénibilité".


"C'est l'élément central, et le Medef est en train de toute bloquer parce qu'il ne veut pas reconnaître qu'il y a des travailleurs qui sont exposés à des pénibilités fortes et qui en subissent les conséquences en termes de d'espérance de vie en bonne santé".


Laurent Berger plaide pour "la reconnaissance de la pénibilité sur les critères posturaux, le port de charges lourdes, les gestes répétitifs", souhaitant par exemple des "départs anticipés possibles pour les travailleurs qui les subissent". 

ADOPTION


Au huitième jour d'examen, l'Assemblée nationale a adopté lundi le premier des 65 articles du projet de loi de réforme des retraites, sous les applaudissements de la majorité.


Entre rappels au règlement et suspensions de séance à répétition, il aura fallu 70 heures de débats pour venir à bout des quelque 2.200 amendements et sous-amendements déposés principalement par les oppositions, sur cet article qui fixe les principes généraux du futur système par points. Il a été validé par 89 voix contre 46.

PHILIPPE À L'ASSEMBLÉE


Le Premier ministre Edouard Philippe est passé à l'Assemblée dimanche à l'heure du dîner pour un moment "informel" et "convivial" avec les députés de la majorité, sans discours, ni annonce, selon plusieurs participants.


"C'était pour nous soutenir alors qu'on est là le week-end" et "prendre la température", a rapporté le député de Gironde Pascal Lavergne (LREM), qui n'a pas évoqué le 49-3 avec Edouard Philippe, venu en jeans et baskets.

SCHIAPPA SUR LE 49-3


Sur LCI ce dimanche, la secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations est revenue sur l'éventualité de faire passer la réforme des retraites en ayant recours au 49-3 : "à titre personnel, ce n'est pas la perspective que je souhaite, ce que moi je souhaite, c'est un vrai débat", a expliqué Marlène Schiappa, dénonçant "une stratégie d'obstruction" de la part des députés opposés au projet. 

Samedi, au sixième jour de débats toujours au ralenti sur la réforme des retraites à l'Assemblée, les députés ont adopté sous les applaudissements de la majorité deux premiers amendements concernant les aidants familiaux et le handicap.

49-3

La perspective de voir le gouvernement utiliser l'article 49 alinéa 3, justement, prend de l'ampleur. Sous couvert d'anonymat, de nombreux députés La République en marche décrivent cette issue comme "inéluctable". Les raisons en sont simples : si l'on se place du point de vue de la majorité, les débats ne peuvent être prolongés, en raison de la pression mise par le gouvernement pour faire voter le texte avant l'été, afin qu'il apparaisse dans le prochain projet de loi de finances, examiné à l'automne. Prolonger les débats amènerait à repousser le texte à 2021, ce qui, d'après les élus qui se confient à LCI, serait "trop dangereux sur le plan électoral".

PROCEDURE

Ainsi qu'on peut le voir sur le site de l'Assemblée nationale, les députés bataillent toujours sur l'article 1er du projet de loi de réforme des retraites. A force d'amendements et de sous-amendements, la discussion du texte pourrait prendre encore 150 jours, a calculé Richard Ferrand dans la semaine. En l'état, il reste donc 35.191 amendements à examiner. Et, lorsque le 1er article aura été voté ou rejeté, il faudra faire la même chose pour 64 autres. A moins que, d'ici là, le gouvernement ne fasse usage du 49-3.

COMBIEN ÇA COÛTE

Nouveau sujet de polémique à l'Assemblée, ce jour, après un tweet, la veille, du LaRem Florian Bachelier. Premier questeur et donc chargé des dépenses, le député avait calculé, sur le réseau social, qu'"une journée d'obstruction parlementaire par les députés minoritaires d'extrême gauche (sic), c'est 1.500.000 d'euros d'argent public. Ça paierait quelques professeurs d'éducation civique".


Un calcul contre lequel s'est élevé le porte parole des députés PS Boris Vallaud qui, ce vendredi, s'est élevé contre ce "mensonge" : "Le budget de l'Assemblée nationale, c'est 568 millions d'euros en 2019 et vous divisez par le nombre de jours dans l'année, que nous siégions ou ne siégions pas". Une manière de dire qu'un jour siégé supplémentaire, ce qui sera probablement le cas, ne coûtera pas plus à l'Assemblée.


Plus tôt, le député insoumis Adrien Quatennens avait répondu à Florian Bachelier en se présentant au contraire comme "les porte-parole de la solution la moins chère : le retrait". Autre figure des insoumis à s'être exprimé, Jean-Luc Mélenchon, qui a tancé les marcheurs ainsi : "Si ça coûte cher, il n'y a qu'à supprimer carrément l'Assemblée nationale et la démocratie".


Florian Bachelier en a été quitte pour un recadrage de Marc Fesneau, ministre des Relations avec le Parlement : "Le Parlement, la démocratie représentative, ce sont des moyens qui sont nécessaires et c'est pas le sujet".

Retraites : la majorité se prépare-t-elle au 49-3 ?

MOBILISATION

Après une 10e journée de mobilisation en demi-teinte, les syndicats opposés à la réforme des retraites ont appelé, à son issue, à une nouvelle journée interprofessionnelle le 31 mars "pour faire échec à ce projet".

49-3

Jean-Luc Mélenchon a accusé le gouvernement de préparer un recours au 49-3, lors de son meeting à Toulouse. "Ils veulent préparer l'opinion à l'idée de sortir le 49-3".

POLEMIQUE

Meyer Habib recadré par Clémentine Autain après avoir traité des élues de gauche de "petites connes" à l'Assemblée

MOBILISATION

Selon l'Intérieur, 92.000 manifestants ont défilé dans toute la France, dont 7800 à Paris, mardi 20 février. D'après la CGT, ils étaient 50.000 à manifester dans la capitale.

MOBILISATION


La journée de mobilisation contre la réforme des retraites a rassemblé jeudi 92.000 manifestants en France, dont 7.800 à Paris, a annoncé le ministère de l'Intérieur. Lors de la précédente journée d'actions, le 6 février, ils avaient été 121.000 à manifester dont 15.200 à Paris, a rappelé le ministère.

BLOCAGE PARLEMENTAIRE

A ce rythme, Richard Ferrand, soucieux du temps passé à l'hémicycle, a prévenu que "1643 heures de séance seront nécessaires pour terminer la seule loi ordinaire, soit, si l'Assemblée siège du lundi au dimanche soir. 150 jours de séance".


Le titulaire du perchoir se basait sur le rythme actuel, qui est de 22,2 amendements examinés par heure, qui s'explique en partie par les 17 suspensions de séance et 71 rappels au règlement observés depuis le début de l'examen, ce lundi.


Un ralentissement dû essentiellement au temps de parole capté par les députés communistes, LFI et LR, qui cumulent, pour leurs trois groupes, 60% du temps de parole. 


"Les oppositions veulent nous emmener" vers le 49-3, en a conclu Patrick Mignola, patron des députés Modem, tout en assurant "ne pas vouloir qu'ils nous infligent cette brutalité".


"Le blocage, c'est vous", a répondu François Ruffin, qui encourage le gouvernement à "suspendre les débats jusqu'aux municipales".

PARIS


Des centaines de personnes manifestaient à Paris jeudi pour une dixième journée interprofessionnelle contre la réforme des retraites.


"C'est grâce à la mobilisation qui dure depuis le 5 décembre qu'il y a un tel débat à l'Assemblée nationale", a assuré Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, juste avant le début du défilé, en référence à l'examen chahuté du projet dans l'hémicycle.


Partis de Montparnasse vers 14H00, les manifestants sont venus à l'appel de la CGT, FO, Solidaires, FSU et d'organisations de jeunesse, qui mènent la fronde depuis le 5 décembre.

RASSEMBLEMENTS


Plusieurs manifestations ont déjà eu lieu : ils étaient 1.200 à Montpellier et 500 à Béziers, selon la préfecture de l'Hérault (3.000 et 1.200 selon les syndicats), à se mobiliser à l'appel de l'intersyndicale (CGT, FO, Solidaires, FSU, organisations de jeunesse et étudiante), qui mène la fronde depuis le 5 décembre.

PARIS


A Paris, le cortège  partira de Montparnasse à 13H30 en direction de la place d'Italie.

CGT


Évoquant "une journée importante" alors que "le débat parlementaire débute, le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez veut croire jeudi, dans l'Humanité, que "l'ouverture de la phase parlementaire ne signifie pas que le mouvement social a passé le relai". Dans le même journal, son homologue à la FSU, majoritaire chez les enseignants, Benoît Teste, estime à propos des députés qu'il faut "maintenir la pression pour les faire douter de voter ce texte à trous insincère". 

NOUVELLE MOBILISATION


Les syndicats opposés à la réforme des retraites organisent jeudi une dixième journée interprofessionnelle de manifestations, espérant maintenir la mobilisation en cette période de vacances scolaires, alors que le projet poursuit son examen chahuté à l'Assemblée nationale.

FRANÇOIS HOLLANDE SUR LCI 


Invité de LCI ce jeudi, l'ancien chef de l'Etat est notamment revenu sur le projet de refonte du système des retraites du gouvernement, estimant que "cette réforme a été largement précipitée et improvisée". "Le gouvernement doit laisser du temps au débat, c'est la meilleure façon de lever les obstructions", a-t-il également déclaré, avant d'enfoncer le clou : "Il y a un défaut de conception, de construction et d'information."

BLOCAGE

Le troisième jour d'examen de la réforme des retraites n'a guère permis de faire avancer l'examen. En effet, les députés ont passé l'essentiel de leur temps à débattre de points de règlement. 


Les élus de gauche, furieux que le président Ferrand fasse tomber des amendements placés à différents endroits du texte au motif qu'ils portaient sur des sujets similaires, ont ainsi multiplié les rappels au règlement. 


Si bien que, d'esclandres en règlements de compte en direct, au soir du mercredi 19 février, on n'avait pas encore attaqué l'article 1 du projet de loi. Projet de loi qui en contient sur 65.

REFERENDUM 

Répondant à son traditionnel #ASKPPG, Sibeth NDiaye explique pourquoi il n'y aura pas de référendum sur le projet de loi de réforme des retraites. "Ce texte contient 65 articles, et faire un référendum supposerait de faire 65 référendums".

FRICTIONS

"Ici, ce n'est pas un meeting, c'est l'Assemblée nationale", tance Richard Ferrand en s'adressant à Jean-Luc Mélenchon, qui entendait faire un rappel au règlement sans pour autant en expliquer la raison, comme l'exigeait le titulaire du perchoir. "Mise en cause personnelle, article 100", répond l'insoumis, qui invite son interlocuteur "à une certaine retenue. Ça me paraît un peu exagéré. Vous devriez vous calmer !" "Ne vous inquiétez pas, je suis très calme..." "C'est pas l'impression que tu donnes !"

REGLEMENT

Les points de règlement se multiplient à l'Assemblée nationale, rajeunissant l'hémicycle de deux ans et demi ou d'un an et demi, selon qu'on se rappelle de l'arrivée des marcheurs en masse ou de l'affaire Benalla. Cette fois, c'est Clémentine Autain, députée insoumise, qui demande la réunion d'une conférence des présidents de groupe, reprochant à Richard Ferrand d'avoir changé la règle concernant l'examen des amendements, soupçonnant ce dernier de vouloir "faire tomber des centaines d'amendements de l'opposition". Face au refus de Richard Ferrand, le patron des députés communistes demande "la vérification du quorum" et s'octroie une nouvelle suspension de séance, la troisième en une heure.

BLANQUER

"Ce ne sera pas des clopinettes". Voilà le message que le ministre de l'Education nationale, pas spécialement en odeur de sainteté dans le corps enseignant, a délivré sur France Info, ce mercredi. "Ce sera un cycle d'augmentation comme il n'y en a pas eu dans le passé", a-t-il ajouté. "Ce sera extrêmement substantiel, sur une vie cela va représenter plusieurs dizaines de milliers d'euros pour les personnes concernées".


Une partie des hausses se fera toutefois au "mérite", a précisé le ministre, ce que les représentants syndicaux des enseignants ont vu comme un affront. 


Du fait du changement du mode de calcul de la pension de retraite voulu par le gouvernement, les faibles salaires des enseignants ouvrent la porte à des pensions faibles, craignent-ils notamment.

PIETRASZEWSKI REGRETTE


Laurent Pietraszewski, le secrétaire d'État aux Retraites, a réagi à la décision de la CGT de quitter la conférence de financement. "Je regrette qu'un grand syndicat représentatif français claque la porte de ce type de dialogue, car je crois que c'est un dialogue où la CGT a sa place", a-t-il indiqué sur RMC/BFMTV .


"Je regrette toujours que les partenaires sociaux n'aillent pas au bout des temps, des opportunités qui leur sont offertes", a-t-il ajouté.

FRANÇOIS DE RUGY


Invité de LCI, le député LaREM de Loire-Atlantique a dénoncé "l'empêchement" auquel se livrerait notamment la France insoumise.

Urgent

CGT 


Catherine Perret, secrétaire confédérale de la CGT en charge du dossier retraite annonce que le syndicat "n'ira plus à la conférence de financement". La numéro 2 du syndicat dénonce "un compromis impossible". 


Sur l'antenne de Radio Classique, elle explique que "la conférence de financement est morte." "On va organiser notre propre conférence, par ce que nous avons des propositions de financement très sérieuses. (...) Il n'y a pas de déficit des retraites, il y a une absence de financement." 


Des rendez-vous qui seront organiser "dans tous les territoires pour informer les citoyens du danger de ce projet et de l'alternative possible pour construire un autre projet de retraite." 


Une rencontre intersyndicale est prévue jeudi réunissant la CGT, Force ouvrière, FSU, Solidaires et des syndicats étudiants. 

MEDEF

Dans une interview aux Echos, le patron du Medef a, de son côté, prévenu le gouvernement : sans équilibre financier, il s'opposera à la réforme des retraites. "Pas demandeur d'un système universel", Geoffroy Roux de Bézieux voit d'un mauvais oeil les multiples nouveautés liés à ce système. Parmi lesquels on retrouve "la revalorisation des pensions sur le revenu moyen par tête", "les transferts financiers à venir"... et le financement global du futur système, alors que "l'hypothèse d'une croissance de la productivité à 1,3%", base des futures prévisions, "semble très optimiste". Encourageant le gouvernement à assumer une mesure d'âge, il alerte aussi sur le plafond de cotisations des cadres dans le régime de répartition et souhaite que ceux-ci soient réintégrés dans le régime Agirc-Arrco.


Dans le cocktail du Medef, on trouve donc : une mesure d'âge prenant en compte la ménibilité, combinée à une augmentation progressive du nombre d'années travaillées (43 ans) et une "pincée" d'aide en provenance du fonds de réserve des retraites.

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Après la démission du haut-commissaire aux retraites, Jean-Paul Delevoye, les principaux syndicats (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, FSU, Solidaires, Unsa) et organisations de jeunesse (Unef, MNL, Fidl, UNL, Fage) ont de nouveau manifesté, mardi 17 décembre, contre la réforme des retraites, réunissant entre 600.000 et 1,8 million de personnes dans toute la France.

Après cette forte mobilisation, les syndicats ont tous été reçus à Matignon, avec un gouvernement prêt, semble-t-il, à faire des concessions sur l'âge-pivot, ligne rouge des organisations favorables au régime par points, qui pointent aussi l'absence de propositions sur la pénibilité. Pas de quoi, semble-t-il, empêcher de lourdes perturbations des transports à Noël.

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