EN DIRECT - "La Grande explication" sur LCI : "intense" selon Edouard Philippe, frustrante pour certains participants

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GRAND DÉBAT NATIONAL - Après plus de deux mois de crise des Gilets jaunes, le Grand débat national voulu par Emmanuel Macron bat son plein. Les Français peuvent y contribuer directement sur le site officiel, et des centaines de débats locaux sont programmés dans tout le pays jusqu'au 15 mars. De son côté, le Premier ministre a fait face à 10 Français dans "La Grande explication" mercredi sur LCI.
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QUATENNENS


"Le RIC il était présent dans notre programme donc ça précédait même le mouvement", a rappelé ce jeudi sur LCI Adrien Quatennens, député La France Insoumise du Nord, ajoutant qu'"évidemment, parce que c'est l'une des revendications principales, il nous a semblé important de le porter à ce moment". 


Et de préciser : "L'idée est de trouver le point d'équilibre entre stabilité des institutions et intervention populaire".

QUATENNENS


Évoquant des "vies brisées", Adrien Quatennens, député La France Insoumise du Nord, a rappelé sur LCI ce jeudi que depuis le début de la mobilisation des Gilets jaunes "on a eu jusqu'à 9.000 interpellations souvent préventives sans suites judiciaires. Vous avez d'ailleurs des gens qui ont eu à faire à la justice qui n'avaient jamais eu affaire avant". 


Et de conclure, abondant dans le sens de la demande d'Ingrid Levavasseur la veille à Edouard Philippe : "je pense que dans ces circonstances particulières beaucoup devraient être amnistiées, ce n'est pas leur place que d'être dans un tribunal. Donc venant des Gilets c'est une demande légitime, je la comprends."

EDOUARD PHILIPPE 


De son côté, Edouard Philippe a jugé cette "Grande explication"... "intense"

FRUSTRATION


"La parole n'a pas circulé comme on le souhaitait", "c'était un peu vague", "beaucoup de contresens"... à en croire leurs réactions à la fin de La Grande Explication, les Français qui se sont retrouvés face à Edouard Philippe ce mercredi sont ressortis de ces débats frustrés.

ÉQUILIBRISTE


Considérant qu'"à toutes ces questions qui venaient du cœur parfois, qui grinçaient de souffrance, (Edouard Philippe) n'a apporté aucune réponse", Gilbert Collard a expliqué au micro de LCI que "ça a été une soirée d'équilibre verbal permanent et d'esquive".

LA GRANDE EXPLICATION


Le Premier ministre a fait face à 10 Français sur LCI hier soir dans "La Grande explication", animée par David Pujadas. Voici les moments-clés à retenir des débats si vous avez raté l'émission.

VIDÉO - "La Grande explication" : ce qu'il faut retenir du débat entre Edouard Philippe et dix Français

VIDÉO - "La Grande explication" : ce qu'il faut retenir du débat entre Edouard Philippe et dix Français
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"CAMPAGNE ÉLECTORALE DÉGUISÉE"


Dans une lettre adressée au CSA, le groupe parlementaire de la France insoumise s'en prend à la "campagne européenne déguisée que l’Élysée est en train de s’offrir grâce aux moyens de l’État et aux frais du contribuable". Notant que "cette propagande gouvernementale" d'Emmanuel Macron a duré plus d'une trentaine d'heures depuis le lancement du Grand débat, les Insoumis en appellent à "la vigilance" le gendarme des médias ainsi que la commission nationale des comptes de campagne.  


Et de conclure : "La France insoumise exige donc que les discours du Président de la République et les frais qu’ils engagent, soient décomptés respectivement du temps de parole et des comptes de campagne de la République en marche, pour les élections européennes de 2019."

RÉCLAMATION


Le député européen LR Philippe Juvin a indiqué samedi avoir saisi la Commission nationale des comptes de campagne, pour dénoncer dans le Grand débat "une campagne électorale déguisée" de LaREM, en vue des européennes. Le parlementaire affirme dans un communiqué avoir demandé au président de la CNCCFP "d'intégrer" dans les comptes de campagne des élections européennes de LaREM "les moyens alloués à une réunion publique de Madame Agnès Buzyn", ministre de la Santé.


Lors de cette réunion, dimanche dernier à Trappes (Yvelines), la ministre aurait tenu "des propos militants sans équivoque en faveur de LaREM en vue des élections européennes" du 26 mai, estime celui qui est aussi maire de La Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine). "Ce Grand débat national, initié par le président de la République pour répondre à une crise sans précédent liée à des choix politiques et économiques illisibles et injustes, ne peut en aucun cas être une campagne électorale déguisée", ajoute ce président de la Fédération LR des Hauts-de-Seine. 

CLUZEL

"Le salaire des aidants familiaux est vraiment indécent. Ce n'est pas tant la question de ne pas le taxer que de le valoriser. Il faut replacer l'aidant familial dans une vraie trajectoire d'accompagnement, de reconnaissance."

CLUZEL

"Ce qui ressort du débat, c'est la complexité de nos prestations sociales, on a un taux de non recours trop élevé."

HANDICAP

Autre proposition qui revient dans le Grand débat, la baisse de l'âge de la retraite pour les handicapés ? "S'ils veulent être citoyens comme tout le monde, il faut être dans le droit commun. Pas d'âge spécifique mais des aménagements."

GRAND DÉBAT

Le sujet du handicap et de l'inclusion remonte beaucoup dans le Grand débat. Que pense Sophie Cluzel, secrétaire d'Etat chargée des Personnes handicapées, invitée de LCI, de la suppression des revenus du conjoint dans le calcul de l'AAH ? "Je veux améliorer la prestation handicap, qui ne soit pas liée au revenu du conjoint. Elle n'est pas assez favorable à l'indépendance de la personne handicapée."

SONDAGE


Moins d'un Français sur trois (27%) compte participer au grand débat voulu par Emmanuel Macron, soit 5 points de moins qu'il y a un mois, et 32% (+3) pensent qu'il aboutira "à des mesures utiles pour le pays", selon un sondage Odoxa diffusé jeudi.


Un quart seulement estime que le débat sera mené "de façon indépendante du pouvoir" (25%, +4) et qu'il permettra "d'appréhender tous les sujets" (24%, +5), une proportion toutefois en nette hausse, selon cette enquête conduite avec Dentsu consulting pour Le Figaro et franceinfo.

RÉSUMÉ


"C'est à vous de vous exprimer!": Emmanuel Macron a appelé un millier de jeunes rassemblés autour de lui jeudi en Bourgogne à se saisir du grand débat, une consultation qui prépare "l'avenir de la France", et à s'intéresser à la politique.


"Au fond, ce que nous avons à faire, c'est inventer le pays dont nous voulons, ni plus ni moins", a lancé le chef de l'Etat en introduisant la discussion dans le gymnase de la petite ville d'Etang-sur-Arroux (Saône-et-Loire).


Durant les quatre heures et demi du débat, les mains n'ont cessé de se lever pour l'interpeller dans l'assistance, composée d'un millier de lycéens, d'étudiants ou d'apprentis de 15 à 25 ans venus des quatre coins du du département.

RÉSUMÉ


Retour en image sur les 4h30 de débat entre Emmanuel Macron et 1000 jeunes à Étang-sur-Arroux.

TEMOIGNAGE

"ON VA REGARDER CES POINTS"


Emmanuel Macron s'est dit ouvert à la discussion sur les points suivants : 


- La prime d'activité pour les jeunes qui entrent dans la vie active : aujourd'hui certains jeunes actifs sont exclus du dispositif

- Les stages non rémunérés en apprentissage jusqu'à 12 semaines.  Un effet d'aubaine pour certains maitres de stage qui utilisent une main d'oeuvre gratuite. 


- Le livret jeune : peut on le déplafonner au delà de 1600 euros ? Emmanuel Macron a promis de regarder ce sujet avec son gouvernement. 

HARCÈLEMENT 

APPRENTISSAGE 

MACRON À ÉTANG-SUR-ARROUX


A un jeune étudiant en agriculture qui s'inquiète de voir disparaître la tradition agricole française à cause notamment de la mode vegan et des scandales sanitaires comme la viande polonaise, le président de la République répond : "N'ayez pas peur. La situation dans laquelle on est est difficile, mais j'ai espoir." "Les choix de la société s'ouvrent, c'est une opportunité, ce n'est pas un risque" a ajouté Emmanuel Macron. "Dans la difficulté dans laquelle nous sommes c'est qu'on a beaucoup ouvert les marchés, parfois à notre avantage, mais on a laissé d'autres avoir moins d'exigences que nous. Mais nous nous avons gardé un très bon système. Il y a une excellence française qui doit être maintenue." 

"L'agriculture c'est un métier d'avenir. Là où il n'y a pas d'avenir c'est dans l'agriculture de moyenne gamme, qui ne se modernise pas. Si vous ne faites pas le choix du bio, du circuit court, du haut de gamme, c'est compliqué."

VIDÉO - Une jeune femme sensibilise l’assemblée à l’autisme, et met le feu à la salle

MACRON À ÉTANG-SUR-ARROUX


Comment lutter contre les fausses informations, apprendre à les déceler ? Par l'éducation, la formation, le développement d'un sens critique, répond Emmanuel Macron. Il souhaite également développer des "tiers critiques", des experts scientifiques, indépendants, transparents, qui pourraient s'exprimer dans le débat public et apporter leur savoir. "On a besoin de faire émerger ces tiers de confiance dans la société", continue Emmanuel Macron qui évoque les ingérences étrangères dans le débat public et le fait qu’une information, même fausse, diffusée en masse notamment sur les réseaux sociaux, peut parfois prendre le dessus sur une vérité.

MACRON À ÉTANG-SUR-ARROUX


A une lycéenne qui demande au président de la République comment valoriser les femmes dans l'industrie, il répond : "C'est une question de représentation, une question culturelle. Le premier frein à la présence des femmes dans de nombreux métier c'est qu'on se dit 'ce n'est pas pour moi'. Or aucun métier n'est déterminé comme étant un métier de garçon ou de fille. Les métiers industriels, de plus en plus informatisés, doivent se féminiser." 

"Les choses sont en train de bouger fortement. Votre génération doit balayer les représentations du passé."

MACRON À ÉTANG-SUR-ARROUX


Réforme de baccalauréat : le ministre de l'Education nationale répond à une élève de seconde qui s'inquiète de ne pas trouver les enseignements qu'elle souhaite dans les lycées alentours. Il lui explique que déjà actuellement, les petits lycées proposent moins d'options et de choix que les établissements plus grands. Il ajoute que le gouvernement fait justement l'effort de se concentrer sur les petits établissements, situés en milieu rural. Il précise enfin que des efforts seront fait sur la mobilité, notamment en développement l'internat (alors que l'élève qui a posé la question faisait remarquer que partir de chez soi avait un coût, et surtout que tout le monde n'en avait pas l'envie).

MACRON À ÉTANG-SUR-ARROUX


"J'entends dire que la jeunesse ne participerait pas assez à ces débats. Mais ce qu'on va préparer à travers ce débat, ce sera vous. La France de dans 10 et 20 ans ce sera la vôtre, beaucoup plus que la mienne. (...) J'ai besoin de vous entendre sur vos doutes, vos convictions" dit le président de la République. "Je veux votre part de vérité, vos indignations, ce qui ne va pas, ce qu'il faudrait qu'on change."

MACRON À ÉTANG-SUR-ARROUX


Emmanuel Macron vient de faire son entrée dans le gymnase, sous de timides applaudissements. Il répondra aux questions de 20 jeunes désignés au préalable et représentants chacun un établissement pour que tout le monde ait la parole. Ces questions seront intercalées de témoignages d’anciens élèves, étudiants, apprentis.

MACRON À ÉTANG-SUR-ARROUX


Le président de la République va bientôt faire son apparition dans le gymnase de la commune d'Etang-sur-Arroux, où il va débattre face à un millier de lycéens, étudiants, apprentis ou volontaires du service civique de 15 à 25 ans. Co-animé par les ministres de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer et du Travail Muriel Pénicaud, le débat portera sur leurs études et leur entrée sur le marché du travail, leurs attentes pour l'avenir du pays, l'environnement ou l'engagement politique.

TAXE D'HABITATION

Critiqué pour avoir supprimé cet impôt territorial par des maires dont une bonne partie du budget repose sur le prélèvement, Emmanuel Macron s'est justifié.

PETIT MOT 

Avant de céder la parole aux différents maires, Emmanuel Macron se lance dans un propos liminaire.

DEPLACEMENT PRESIDENTIEL

Le président a rejoint la présidente de Bourgogne Franche-Comté et les élus locaux.

Avant le début du débat présidentiel, la secrétaire d'Etat Emmanuelle Wargon recevra une délégation de Gilets jaunes à 13h30, à Autun.

MACRON 

A Autun, où Emmanuel Macron doit se rendre ce matin afin de rendre visite à une trentaine de jeunes en décrochage du marché du travail, un collectif de Gilets jaunes attend le président de pied ferme. Ils font face à des CRS qui bloquent le passage aux artères sécurisées de la ville.

BARDELLA


"J'ai le sentiment avec ce Grand débat qu'Emmanuel Macron essaye de se donner du temps parce qu'au fond les revendications, on les connait", a estimé ce jeudi sur LCI Jordan Bardella, tête de liste RN (ex-FN) pour les européennes, ajoutant "que les Français attendent une politique de bon sens."

BARDELLA


"Je préfère convaincre que contraindre" a estimé ce jeudi sur LCI Jordan Bardella, tête de liste RN (ex-FN) pour les européennes, au sujet d'une éventuelle question sur le vote obligatoire dans le référendum envisagé par Emmanuel Macron. Et de poursuivre : "Je ne crois pas qu'il faille forcer les citoyens à se déplacer aux urnes (...) en revanche je pense qu'on peut discuter de la reconnaissance du vote blanc."

BARDELLA


"Je suis ravi qu'il (ndlr : Emmanuel Macron) aille leur parler, j'espère que la parole va être libre que la parole va circuler, peut être un peu plus que parmi les maires qui sont sélectionnés par les préfets", a déclaré ce jeudi sur LCI Jordan Bardella, tête de liste RN (ex-FN) pour les européennes alors que le Président s'entretiendra aujourd'hui avec un millier de jeunes de 15 à 25 ans du côté d’Etang-sur-Arroux. 


"J'espère que les jeunes vont pouvoir se faire entendre", a-t-il poursuivi rappelant que "c'est une classe d’âge qui est beaucoup touchée par l’abstention."

PAS CONVAINCUS

Selon une enquête YouGov, une majorité (54%) de sondés considère  que les propositions émanant des débats ne seront pas restituées "en toute transparence et impartialité", contre 32% pour lesquels elles le seront. Pour 58% (contre 26%), elles n'infléchiront pas non plus la politique du gouvernement.

INTERVIEW

VISITE DE MACRON

Vincent Chauvet a du mal à comprendre pourquoi Gilles Platret, porte-parole des Républicains et maire de Chalon-sur-Saône, a décidé de boycotter le déplacement présidentiel : "Je regrette qu'il n'ait pas fait le déplacement républicain. Il est plus là en temps que porte-parole d'un parti dit Les Républicains qu'en élu local."


"Il est coutumier du fait, a déjà refusé de recevoir la ministre de la Culture et de la Justice dans les précédents gouvernements. On a le droit d'avoir des opinions divergentes, mais le principe, c'est de venir recevoir le président de la République. Je m'inquiète que le porte-parole des Républicains ait refusé d'assister à ce déplacement républicain".

MAIRE D'AUTUN

Vincent Chauvet, maire Modem d'Autun, est sur LCI : "Les services techniques sont sur le pont depuis 4h du matin, les blocs de béton et les barrières sont prêts et on a essayé de restreindre le périmètre pour ne pas bloquer la ville." 


M"Les services techniques sont sur le pont depuis 4h du matin, les blocs de béton et les barrières sont prêts et on a essayé de restreindre le périmètre pour ne pas bloquer la ville."  le débat avec les Gilets jaunes, aujourd'hui, ou la rencontre avec moi même si je suis très honoré, c'est le grand débat des lycéens."

REFERENDUM

VIDEO - Emmanuel Macron "pas totalement déterminé" sur l'organisation d'un référendum, selon Jean-Luc Mélenchon

MELENCHON

A l'issue de près de deux heures d'entretien avec Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon a indiqué qu'Emmanuel Macron ne lui était "pas apparu totalement déterminé à organiser" un référendum à l'issue du grand débat, une hypothèse qui revient régulièrement dans la majorité. Le député des Bouches-du-Rhône plaide pour sa part en faveur d'un référendum "pour convoquer une assemblée constituante".

Avant lui, Marine Le Pen (RN) était reçue par le chef de l'Etat. "Il semblerait qu'un référendum fasse partie des hypothèses", a-t-elle indiqué, "mais je n'ai pas eu le sentiment que c'était chez lui une certitude"

80KM/H

Dominique Bussereau : "Si je devais me pencher sur la limitation de vitesse, il y a des portions de route où je proposerais la limitation à 70 kilomètres à l'heure. Arrêtons de présenter les présidents de département et les maires pour des démagogues qui veulent absolument augmenter la limitation de vitesse."

GRAND DEBAT

"A la fin du Grand débat, il y aura une immense déception si on ne met que des mesures institutionnelles et politiques. Qu'est-ce qui a mis les gens dans la rue ? Le pouvoir d'achat et le fait qu'un certain nombre de Français se disent qu'ils pouvaient basculer dans la pauvreté au moindre pépin. Il faut les aider à basculer. Gérald Darmanin parle de casser les niches fiscales, c'est exactement ce qu'il ne faut pas faire si vous voulez casser les artisans qui bossent dans la transition énergétique".

BUSSEREAU

"Je voterais en faveur du vote blanc, car ça permet de prendre en compte les gens qui ne se retrouvent pas dans l'offre politique. Je suis en défaveur de la proportionnelle : j'en ai bénéficié, mais je me sentais hors-sol. Le non-cumul des mandats dans le temps, je trouve ça idiot. Si quelqu'un est bon... Quant à la baisse du nombre de députés et de sénateurs, je trouve que c'est quelque chose de démago."

INVITE POLITIQUE

Invité de LCI, ce mardi matin, le président des départements de France Dominique Bussereau, ancien ministre de Jacques Chirac, espère "ne voter qu'une fois", le jour des élections européennes, signifiant son désaccord avec la tenue d'un référendum ce même jour, comme le souhaiterait l'Elysée. "Je préfère qu'on n'amalgame pas ces deux scrutins".

QUE RETENIR DE CE DEBAT ?

- Un début de mea culpa sur les emplois aidés, dont 3/4 ont été supprimés depuis l'élection d'Emmanuel Macron. Cela a posé "un vrai problème pour beaucoup d'associations et de villes", a reconnu le chef de l'Etat, estimant qu'il faut "des compensations". Mais à ses yeux, ce "super produit pour réduire le chômage" était souvent "un mécanisme de subvention déguisée". Emmanuel Macron se dit plus favorable à des "emplois francs associatifs". 

- Pas de remise en cause de la loi SRU. Interrogé par des maires qui souhaitent des aménagements à la loi imposant des seuils de logements sociaux, Emmanuel Macron estime qu'un assouplissement donnerait le sentiment "de lâcher" les maires qui font le plus d'efforts. 

- Le droit de vote des étrangers, c'est non. Emmanuel Macron reste opposé à la mise en oeuvre d'un droit de vote pour les étrangers, jugeant que "le vrai sujet, c'est l'accès à la citoyenneté. Quand on vit en France depuis des années, on obtient la nationalité française, on vote".

- Des moyens pour les JO. "On n'est pas au rendez-vous de l'ambition", a déploré le chef de l'Etat à propos des JO 2024. "Il est clair que la région, et tout particulièrement la Seine-Saint-Denis, la plus impactée par les grands équipements, n'a pas le juste retour, donc c'est un point que l'on va retravailler"

C'est un moment inédit sous la Ve République et une phase décisive du quinquennat d'Emmanuel Macron. Pendant deux mois, entre le 15 janvier et le 15 mars, les Français sont invités à participer au "grand débat national". "La France n'est pas un pays comme les autres", a expliqué le chef de l'Etat en guise d'introduction dans sa lettre aux Français. 


Quatre thèmes principaux sont censés orienter ce débat : les impôts, l'organisation de l'Etat, l'écologie et la démocratie. 


Après avoir présenté le mode d'emploi de ce débat lundi 14 janvier, Emmanuel Macron a lancé le débat le lendemain dans la petite ville de Grand-Bourtheroulde (Eure) pour le début d'une grande tournée des maires censée promouvoir ce moment de "débat national" car le chef de l'Etat entend s'appuyer sur les maires pour l'organisation, localement, de ces débats. "Nous ne serons pas d’accord sur tout, c’est normal, c’est la démocratie, a prévenu le chef de l'Etat. Mais au moins montrerons-nous que nous sommes un peuple qui n’a pas peur de parler."


Comment les Français, les élus, les partis politiques, les associations et les corps intermédiaires vont-ils prendre part à ce grand débat  ? Quels seront les résultats de celui-ci  et comment influera-t-il ou non sur le mouvement des Gilets jaunes ? 

Suivez jour par jour les temps forts de ce "débat national" dans le live ci-dessus. 

À la fin de ces deux mois de débat, des "conférences" de citoyens tirés au sort - une centaine de personnes par région - vont être mises en place afin d'échanger et de donner leur avis sur les propositions qui seront remontées. Et après ? Referendum à questions multiples ? Nouvelles lois au parlement ? Le débat est... ouvert.

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Grand débat national

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