EN DIRECT - Lycéens : 400 établissements perturbés, enquête ouverte après les arrestations de Mantes-la-Jolie

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L'ESCALADE - Les blocages de lycées prennent de l'ampleur dans toutes la France. Un mouvement qui se singularise par des affrontements de plus en plus violents. Ce vendredi, quelque 400 établissements étaient perturbés ou bloqués. Suivez en direct les dernières informations.

Des perturbations sont une nouvelle fois attendues dans plusieurs dizaines de lycées et quelques collèges ce vendredi en France au lendemain d'une journée émaillée par d'importants incidents et 700 interpellations. Quelque 400 établissements étaient ainsi perturbés ou bloqués. A Mantes-la-Jolie (Yvelines), les images d'une centaine de lycéens interpellés - agenouillés et mains sur la tête - suscitent la polémique et l'embarras. Le Défenseur des droits a annoncé l'ouverture d'une enquête, de même que le ministre de l'Intérieur, tant au sujet des arrestations que de l'origine de la vidéo. 


Suivez dans le live ci dessous les dernières informations : 

Live

5E JOUR DE MOBILISATION


Alors que le Défenseur des droits a annoncé ce vendredi l'ouverture d'une enquête concernant l'interpellation, la veille, de 151 jeunes à Mantes-la-Jolie, les lycéens ont poursuivi leur mobilisation pour le cinquième jour afin de réclamer notamment l'abandon des réformes du bac, de la voie professionnelle ou de l'accès à l'université. Selon les chiffres du ministère de l'Éducation en milieu d'après-midi, 400 lycées étaient perturbés, dont 84 bloqués. Dans le sillage des Gilets jaunes, plusieurs centaines d'entre eux ont défilé à Paris vendredi aux cris de "Macron démission", "Macron t'es foutu, la jeunesse est dans la rue". 


Un policier a été sérieusement blessé lors d'une manifestation tendue dans la matinée à Mulhouse (Haut-Rhin). Dans le Bas-Rhin, huit personnes ont été interpellées puis placées en garde à vue. Dans la matinée, la situation était également tendue en Seine-Saint-Denis et en Essonne, avec des voitures brûlées et feux de poubelle. Plusieurs interpellations ont eu lieu, notamment en région parisienne : 60 dans le Val-de-Marne, 25 dans le Val d'Oise, 40 en Essonne, 40 dans les Hauts-de-Seine, 26 dans les Yvelines.

   

A Lyon, la manifestation s'est rapidement tendue avec des jets de pierre et de bouteilles en direction des forces de l'ordre, qui ont répondu par des gaz lacrymogènes. Dans l'Hérault, 500 lycéens environ ont manifesté dans les rues de Béziers. A Toulon, sept manifestants ont été interpellés, notamment pour jets de cocktail molotov. Quelque 200 personnalités, dont plusieurs députés de gauche, ont par ailleurs appelé le gouvernement à cesser "immédiatement" d'utiliser des lanceurs de balles automatiques (flash-ball), qui ont blessé ces derniers jours des lycéens à la tête.

VAL DE MARNE 


Selon les informations de LCI, ce vendredi dans le Val de Marne, on compte 55 interpellations de lycéens. 

RÉACTION 


Dans une vidéo, Jean Luc Mélenchon appelle les Insoumis à "protéger" les lycéens en créant "des services d'ordre bénévoles de citoyens" en "casque blanc" et à participer, de manière "non violente" aux manifestations des "gilets jaunes" samedi. 


Munis de "casques blancs", d'"écharpes blanches", "vous encadrez les manifestations des jeunes", mais "vous ne leur donnez pas d'ordre, vous les protégez (...) tout en respectant l'autonomie de leur mouvement", conseille-t-il.


"Samedi évidemment il faut être dans l'action. Je vous recommande l'action non violente", dit le chef de file des Insoumis dans cette vidéo. Il souligne que "la violence limite la capacité du mouvement, diminue le nombre de ceux qui s'y intègrent".

PARQUET DE VERSAILLES 


Le parquet de Versailles indique qu'à cette heure, 26 gardes à vue ont été signifiées, aujourd'hui. "Toutes les gardes à vue initiées hier ont été levées", indique ce dernier. 


En tout, 17 personnes ont été déférées ce jour au parquet soit à la suite des événements survenus à Mantes-la-Jolie soit sur la base de procédures menées dans d’autres villes du département pour des incidents distincts. 16 mineurs ont été ou seront présentés à un juge des enfants. 


Pour les mineurs, il a été demandé un placement sous contrôle judiciaire et le placement en détention provisoire pour l'un d'eux. Un majeur sera présenté au juge des libertés et de la détention dans le cadre d’une convocation par procès-verbal avec réquisitions de placement sous contrôle judiciaire. 


Aucun gardé à vue n’a été blessé lors des interpellations, note le parquet. Un policier a été légèrement blessé par un jet de pierre. En tout, 189 gardes à vue ont débuté hier et 27, aujourd’hui. Le parquet a décidé la prolongation de 91 gardes à vues. Le parquet précise en outre qu'aucune des procédures examinée à ce jour n’a dû être classée pour cause d’erreur de procédure. Les enquêtes se poursuivent. 

BLESSURE 


Une journaliste indique sur son compte Twitter que son fils a été victime d'un tir de flashball, ce vendredi matin. 

EN IMAGES 


Les manifestations lycéens se sont déroulées partout en France, ce vendredi. On fait le point sur les tensions qui se sont déroulées en région. 

EN DIRECT - MARSEILLE 


Les lycéens poursuivent les blocages, du côté de Marseille. Plusieurs établissements de la ville sont perturbés dont le lycée Perrier, Saint-Exypery et Notre Dame de Sion. Celui de Saint Charles est complètement bloqué depuis ce matin. Quant aux forces de l'ordre, elles ont essuyé des jets de pierres du côté du lycée Diderot. 

EN DIRECT - MONTREUIL 


Des lycéens de Montreuil ont également montré leur solidarité pour les lycéens de Mantes la Jolie. 

EN DIRECT - MANTES LA JOLIE 


Des avocats ont été appelés en renfort pour assister les mineurs devant les juges pour enfants ou d'instruction. 

EN DIRECT - WINGLES 


Une journaliste de la Voix du Nord a été agressée à l'acide, par des individus alors qu'elle se rendait en compagnie d'une consoeurs, sur un rassemblement de lycéens. "Un des agitateurs a lancé dans leur direction une bouteille contenant notamment de l’acide, qu’elles ont heureusement réussi à éviter avant qu’elle n’explose à quelques centimètres d’elles", écrivent nos confrères. 

EN DIRECT - SAINT BRIEUC 


Selon France Bleu, des bouteilles en plastique remplies d'acide ont été lancées vers les forces de l'ordre devant la Préfecture de Saint-Brieuc lors d'un rassemblement lycéen, ce vendredi matin. La situation s'est rapidement calmée, d'elle-même. 

EN DIRECT - PARIS 


Place de la République à Paris, des lycéens affichent leur solidarité avec les lycéens de Mantes-la-Jolie. 

SITUATION A LA MI-JOURNÉE 


Plusieurs dizaines de lycées de la région parisienne sont à nouveau mobilisés ce vendredi avec toujours des incidents, pour la cinquième journée d'un mouvement né dans le sillage de celui des "gilets jaunes". 


Plus de 200 lycées étaient perturbés par des blocages, à la mi-journée, sur tout le territoire français, selon les chiffres du Ministère de l'Education Nationale que nous avons joint à la mi-journée. Le territoire français compte 4 200 lycées et établissements régionaux d’enseignement adapté, dont 1 500 lycées professionnels. 


A Mulhouse, un policier a été grièvement blessé lors d'une manifestation de lycéens dans le centre-ville. 


A Lyon, des rassemblements lycéens de l'agglomération lyonnaise se sont rapidement tendus avec jets de pierres et de bouteilles en direction des forces de l'ordre, qui ont répondu par des gaz lacrymogènes. Selon la préfecture, une interpellation a été effectuée en marge de la manifestation.

Par ailleurs, des incidents ont éclaté aux abords de plusieurs lycées, situés principalement dans l'est lyonnais, et ont donné lieu à 17 interpellations. 


En région parisienne, de nombreux établissements étaient encore bloqués, à la mi-journée. On recense plusieurs interpellations, des voitures brûlées et des départs de feu. A Paris, de nombreux lycées ont convergé de la Place Stalingrad à la place de la République. 


A Nantes, les lycées font face aux forces de l'ordre, depuis ce matin. Tout comme à Rennes où six lycées étaient mobilisés, ce vendredi. Dans le Nord, plusieurs lycées sont également bloqués, tout comme dans le Doubs où près de 200 lycéens ont fait face aux forces de l'ordre. Des journalistes ont assisté à des jets de bouteilles d'acide. 

EN DIRECT - LYON


Dans l'agglomération lyonnaise, une manifestation de lycéens s'est sensiblement tendue, ce matin, avec des jets de pierres et de bouteilles en direction des forces de l'ordre, indique l'AFP. Partis vers 10h00 du quartier Jean Macé dans le 7e arrondissement de Lyon, les lycéens devaient rejoindre la place Guichard dans le 3e arrondissement, entraînant notamment de graves difficultés de circulation. Ils étaient 2.300 selon la préfecture, un chiffre corroboré par l'Union nationale lycéenne (UNL). 


Visées par divers projectiles en tête de cortège, les forces de l'ordre ont chargé les manifestants au niveau du cours Gambetta peu avant 11H00, tentant de les disperser à l'aide de gaz lacrymogènes, alors que l'hélicoptère de la préfecture survolait la zone de la manifestation. De petits groupes de lycéens ont néanmoins rejoint la place Guichard, où ils ont été dispersés peu avant 12H30. Par ailleurs, des incidents ont éclaté aux abords de plusieurs lycées, situés principalement dans l'est lyonnais, et ont donné lieu à 17 interpellations, indique une source à l'AFP. 

EN DIRECT - MANTES-LA-JOLIE


Le Défenseur des droits ouvre une enquête  au lendemain de l'interpellation controversée de 151 jeunes près d'un lycée de Mantes-la-Jolie. Cette enquête portera "sur les conditions dans lesquelles se sont déroulées des interpellations de lycéens à Mantes-la-Jolie", indique dans un communiqué cette autorité indépendante qui rappelle être chargée de "veiller au respect de la déontologie" des forces de l'ordre et de défendre "l'intérêt supérieur de l'enfant".

EN DIRECT - NANTES


Jérôme Alemany, conseiller départemental PSG de Loire-Atlantique, a annoncé sur son compte Twitter avoir été battu devant le lycée Mandela, vendredi matin à Nantes. L'élu, qui aurait tenté d'empêcher des "faux lycéens" de retourner une voiture, a posté une photo de son visage tuméfié.

EN DIRECT - MULHOUSE


Un policier a été grièvement blessé à Mulhouse vendredi matin, lors d'une manifestation de lycéens dans le centre-ville. Le policier a été renversé par une mini-moto, dont le conducteur a été interpellé. Le policier a été touché aux jambes et au bassin et transporté à l'hôpital. 

SITUATION A LA MI-JOURNÉE EN RÉGION PARISIENNE 


Plusieurs dizaines de lycées de la région parisienne sont à nouveau mobilisés ce vendredi avec toujours des incidents, pour la cinquième journée d'un mouvement né dans le sillage de celui des "gilets jaunes". 


En Seine-Saint-Denis, 31 établissements sont concernés par la mobilisation et six personnes ont été placées en garde à vue en début de matinée, a appris l'AFP auprès de la préfecture. A Aubervilliers, à proximité de plusieurs lycées et collège. Une voiture a été incendiée, des "départs de feu" ont eu lieu au niveau de deux établissements et un commerce a été "dégradé et pillé", a indiqué la préfecture.


Dans les Hauts-de-Seine, trois personnes ont été interpellées ce matin, dont un jeune possédant une bouteille remplie d'essence devant un lycée de Meudon, selon une source policière. La situation est également tendue à Malakoff, devant le lycée Louis-Girard, où un conducteur de scooter a été agressé et un bus a été "pris d'assaut" par une trentaine de jeunes, les vitres ont été brisées, a indiqué une source policière, à l'AFP. 


Dans le Val-d'Oise, vingt lycées sont concernés par la mobilisation et douze personnes avaient été interpellées en milieu de matinée, a indiqué la préfecture.


Une quinzaine d'établissements sont également touchés par le mouvement dans l'Essonne, où des tensions ont éclaté à Sainte-Geneviève-des-Bois, a-t-on appris de source proche de l'affaire.

EN IMAGES - MANTES - LA- JOLIE


Le Ministre de l'Intérieur s'exprimait ce matin, au sujet de la vidéo de Mantes-la-Jolie.

MINISTÈRE DE L'EDUCATION 

 

Joint par LCI, le ministère de l'Éducation indique que près de 200 lycées sont impactés à 11h30, sur tout le territoire. 

EN DIRECT - MANTES LA JOLIE 


Nadine Morano, sur LCI, en a appelé à la responsabilité des parents. Elle a déclaré ne pas avoir été "choquée" par ces images. 

EN DIRECT - MANTES LA JOLIE 


Sur LCI, Denis Jacob, d'Alternative Police CFDT, a indiqué qu'à Mantes-la-Jolie, il ne s'agissait pas de lycéens. "On est dans un contexte de violences urbaines avec des individus qui attaquent les forces de l'ordre. Il y a un processus d'interpellation qui est mis en place. On ne peut pas déplacer 150 personnes en même temps. Pour éviter qu'ils s'enfuient, on les met les mains dans le dos et sur les genoux en attendant les véhicules". 

EN DIRECT - MANTES LA JOLIE 


Selon le Bondy Blog, un rassemblement est en cours, à Mantes-la-Jolie, pour discuter et "poser des mots sur ce qui s'est passé, hier". 

MINISTERE DE L'INTERIEUR 


Interrogé par Quotidien, ce vendredi, Christophe Castaner est revenu sur les arrestations de Mantes-la-Jolie. "Les images doivent être replacées dans un contexte". Il a rappelé le contexte de la ville depuis quelques jours et les violences qui ont secoué la cité. "Des actes ont été commis par des jeunes gens qui ne sont pas forcément des jeunes gens et des lycées. Nous avons connu une  violence automatique., a indiqué le ministre de l'Intérieur. "Des individus ont rejoints des lycéens. Ils étaient déterminer à affronter la police", a précisé C. Castaner. 


 "Certaines étaient cagoulées et sont venus au contact des citoyens", dit-il. "Cela correspond à une procédure classique avant la fouille. Je mesure la force des images (...) nous devons être exemplaires, nous, nos forces de l'ordre. Toute la procédure sera faite sous contrôle de la justice. Je souhaite que toute la transparence soit faite et les enquêtes seront rendues publiques. Aucun lycée n'a été blessé", a indiqué le patron de la place Beauvau qui a notifié que 151 personnes ont été interpellées et 145 demeurent toujours en garde à vue. 

EN DIRECT - ALSACE 


Selon L'Alsace.fr, la situation à Mulhouse semble se tendre. 

RÉACTION - MANTES LA JOLIE 


La présidente LR de la région Ile-de-France Valérie Pécresse, s'est dite "choquée" par la flambée de violence autour des lycées, et a appelé vendredi à replacer dans ce "contexte d'extraordinaire tension" des images de lycéens interpellés à Mantes-la-Jolie qui ont suscité de vives réactions à gauche.


Interrogée sur franceinfo pour savoir si elle était choquée par ces images, elle s'est dite "choquée par la violence qui a déferlé sur les lycées de France depuis une semaine". Appelant à la "tolérance zéro", elle a fustigé la "complaisance d'un certain nombre de responsables politiques avec tous ceux qui aujourd'hui utilisent la violence".

EN DIRECT - PARIS 


Au lycée Lambert, du 19e arrondissement de Paris, certains lycéens bloquent le lycée avec des poubelles. Ils ont même installé un sapin de Noel, nous rapporte notre envoyé spécial. Tout se déroule dans le calme, apparemment.

REACTION 


Jean-Pierre Mignard a annoncé qu'il allait saisir l'IGPN après les arrestations de Mantes-la-Jolie. 

EN DIRECT - LILLE 


A Lille également, la mobilisation se poursuit.

EN DIRECT - BEZIERS 


Selon Midi Libre, près de 500 lycéens manifestent en ce moment même à Béziers. 

EN DIRECT - VICHY


Selon nos confrères de la Montagne, les lycéens de Vichy ont été rejoints par des représentants de la CGT. 

RÉACTION - MANTES LA JOLIE 


"Ce n'est pas une humiliation", affirme Driss Aït Youssef, spécialiste des questions de sécurité.

RÉUNION DE CRISE 


Les associations de parents d'élèves FCPE et PEEP vont être reçues par le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer à 10 heures. Ils devraient évoquer la vidéo de l'interpellation de Mantes-la-Jolie.

RÉACTION 


"On a un groupe d'une centaine d'individus, pas forcément lycéens, qui commettent des actes de violences urbaines", affirme le porte-parole de la Police nationale

REVENDICATIONS 


Que souhaitent les lycées qui bloquent les lycées depuis quatre jours ? Les syndicats lycéens, qui réclament  notamment l'abandon des réformes du bac, de la voie professionnelle ou de l'accès à l'université, ont appelé jeudi à maintenir la pression et intensifier le mouvement par une "mobilisation générale".

VIOLENCES 


Les heurts ont parfois été extrêmement violents entre les policiers et les lycéens. Comment expliquer une telle flambée de violence ?

Mobilisation des lycéens : comment expliquer une violence aussi rapide

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EXPLICATIONS 


Que s'est-il passé, ce jeudi, à Mantes-la-Jolie ? On essaye d'y voir un peu plus clair. 

Images de lycéens agenouillés mains sur la tête devant un lycée à Mantes-la-Jolie : que s'est-il-passé ?

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Live

EN DIRECT - COMPIEGNE 


Ce vendredi matin, au lycée Mireille Grenet, des lycéens font face aux policiers, selon Le Parisien. 

EN DIRECT - HENIN BEAUMONT 


Selon nos confrères de la Voix du Nord, des feux ont été allumés, ce matin, devant le lycée Darchicourt.

MANTES LA JOLIE 


Les images ont fait réagir de très nombreux politiques, ce jeudi soir. 146 personnes ont été interpellées jeudi devant le lycée Saint-Exupéry de Mantes-la-Jolie après des incidents près du lycée où deux voitures avaient été incendiées et où des heurts avaient éclaté avec la police. 


Les mains entravées ou sur la tête, à genoux ou assis au sol, des dizaines de lycéens ont été rassemblés dans le jardin d'un pavillon et dans une maison associative par quelque 70 policiers mobilisés pour cette opération, indique l'AFP.

RÉACTION 


Après la diffusion des images de l'arrestation de très nombreux lycées, en banlieue parisienne, ce jeudi, la gauche se dit scandalisée. 


"Quels que soient les faits reprochés, rien ne justifie cette humiliation de mineurs filmée et commentée", a réagi le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure dans un tweet, appelant les ministres de l'Intérieur Christophe Castaner et de l'Éducation Jean-Michel Blanquer à "réagir vite et bien".


Le député La France insoumise Eric Coquerel a également appelé Christophe Castaner à "condamner et punir les actes indignes de certains policiers présents à Mantes-la-Jolie". "Ces images nous insultent. Rien ne justifie que l'on humilie ainsi nos enfants. Halte au feu, Monsieur le Président. Au nom de nos valeurs, de ce qui fonde ce que nous sommes, de notre République, au nom de ce dont vous êtes censé être le garant, halte au feu", a plaidé le secrétaire national d'Europe Ecologie-Les Verts David Cormand.

RÉACTION 


Sur France Inter, ce matin, Jean-Michel Blanquer a estimé que les images de Mantes-la-Jolie étaient "choquantes" mais qu'il fallait les recontextualiser. Il a également mis en cause, la responsabilité d'"éléments extérieurs au lycée" dans les événements qui ont conduit à ces interpellations. Selon lui, ces derniers ont "commis des exactions" dans la ville et "agressé les forces de l'ordre", assure le ministre.

POLÉMIQUE 


La vidéo de l'arrestation de dizaines de lycées, à Mantes-la-Jolie dans les Yvelines a provoqué un tollé. Que s'est-il passé ? 

Images de lycéens agenouillés mains sur la tête devant un lycée à Mantes-la-Jolie : que s'est-il-passé ?

Images de lycéens agenouillés mains sur la tête devant un lycée à Mantes-la-Jolie : que s'est-il-passé ?
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RECAP 


La journée de ce jeudi a été chargée sur le front des lycées français. Sur tout le territoire, 280 lycées et collèges en France ont été perturbés, dont 45 bloqués, par des élèves et plusieurs incidents ont été recensés, conduisant à plus de 700 interpellations au total.

L'ensemble des partis de gauche ont dénoncé une "humiliation" après la diffusion d'une vidéo, filmée au plus près des forces de l'ordre, montrant l'arrestation jeudi de dizaines de personnes, genoux au sol et les mains sur la tête, près d'un lycée de Mantes-la-Jolie. Au total, 151 jeunes avaient été arrêtés dans cette commune des Yvelines. En milieu d'après-midi vendredi, l'ensemble des gardes à vue avaient été levées  et certains d'entre eux ont été présentés à la justice, a indiqué le parquet de Versailles.

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