EN DIRECT - Réforme des retraites : "Ce n'est pas la CGT qui dirige le pays", affirme Sibeth Ndiaye

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Les grèves contre la réforme des retraites d'Emmanuel Macron

MOUVEMENT SOCIAL - La grève contre la réforme des retraites risque de se poursuivre pendant la période des fêtes. Catégorie par catégorie, le gouvernement tente des négociations de la dernière chance pour faire passer la réforme, alors que se profile une mobilisation massive, mardi 17 décembre. Suivez les dernières informations.

Live

MANIFESTATION À PARIS


Les pompiers étaient mobilisés notamment contre la réforme des retraites

La manifestation des pompiers à Paris tourne à l'affrontement avec les forces de l'ordre

BATAILLE PARLEMENTAIRE

Face à cette grogne des oppositions à l'Assemblée et de la majorité au Sénat, Edouard Philippe a assuré que les "données sont sur la table" pour un examen parlementaire de la réforme. "L'étude d'impact - très critiquée par l'opposition - est très complète en vérité et elle pose, et c'est bien naturel, évidemment encore beaucoup de questions". 


Revenant sur l'avis du Conseil d'Etat a fait amende honorable : "Une refondation aussi complète, fondée sur des projections financières qui sont elles-mêmes fondées sur des hypothèses économiques, toutes étant susceptibles de bouger (...) pose évidemment beaucoup de questions".

BATAILLE PARLEMENTAIRE

Au Sénat aussi, on se prépare pour mettre des bâtons dans les roues du gouvernement. Le bureau des présidents de groupe de la Haute assemblée a voté, ce mardi, une résolution du groupe communiste et apparentés appelant le gouvernement de lever la procédure accélérée, qui prévoyait une réduction de la navette parlementaire. L'ensemble des présidents de groupe ont voté pour, seul le patron du groupe LaRem votant contre, quand celui des Indépendants s'abstenait.


A la suite de ce vote, le patron LR du Sénat Gérard Larcher a indiqué qu'il se rapprocherait de Richard Ferrand pour "essayer de faire lever la procédure accélérée", afin de permettre "un vrai travail parlementaire", explique Philippe Bas, président LR de la commission des lois.

BATAILLE PARLEMENTAIRE

Un peu plus tôt, le porte parole du PS Boris Vallaud avait pesté, sur Public Sénat, contre le comportement du gouvernement vis à vis du Parlement, dénonçant pèle-mêle "ce calendrier", "cette étude d'impact indigente", et l'absence de "débat parlementaire de qualité". "Le Parlement est maltraité" depuis deux ans, a-t-il poursuivi, avertissant : "Pour ou contre sur le fond, on va dans le mur, le gouvernement est incapable de conduire cette réforme, tout es approximatif, partiel ou partial".

BATAILLE PARLEMENTAIRE

Après les députés LR, ce sont les députés communistes qui ont remué aujourd'hui, en présentant leur propre texte "pour une retraite universellement juste". Parmi les propositions, financées notamment par la hausse des cotisations sociales générée par la hausse des salaires, figurent un âge légal de départ à 60 ans au lieu de 62, un niveau de pension plancher équivalant à 100% du Smic net et une meilleure prise en compte de la pénibilité.

RATP

Le droit de grève est-il piétiné à la RATP ? C'est ce que pense Philippe Martinez, qui a accusé la régie dans ce sens, soulignant la multiplication des procédures contre les grévistes. "Un quatrième salarié a été convoqué pour sanction, pour soi-disant du dépôt de Vitry [...] En fait, on remet en cause le droit de grève".


Un constat démenti par la RATP, qui a démenti "formellement les accusations de la CGT", niant mettre une quelconque "pression sur ses agents grévistes". Mais la régie des transports franciliens, sans adresser l'exemple fourni par le secrétaire général de la CGT, a contre-attaqué, soulignant avoir défendu ses personnels travaillant lorsque, sur des actes isolés, ils ont été victimes d'intimidation physique ou verbale et notamment d'insultes homophobes"

Retraites : les députés LR dénoncent une réforme "bâclée" et estiment le Parlement "entravé"

RATP


"La grève illimitée est derrière nous", assure Catherine Guillouard, patronne de la RATP, dans un entretien publié dans Le Parisien ce mardi. La PDG prévient qu’il "pourrait y avoir encore des mouvements liés aux journées interprofessionnelles", mais constate que le niveau de déclaration de grève pour la prochaine journée d’action, mercredi, "est très bas par rapport aux épisodes précédents". 


La PDG annonce par ailleurs que le remboursement promis du Navigo pour le mois de décembre est en marche : "Le site internet Mondedommagementnavigo.com pour effectuer sa demande ouvrira d’ici la fin de la semaine", dit-elle.

AGE-PIVOT

Djebbari : "Oui, l'âge-pivot pourrait revenir, mais situons nous d'abord dans le pacte de confiance noué avec les uns et les autres. Faisons confiance à l'intelligence collective pour faire émerger une solution. C'est quand même mieux si on a une solution construite avec les syndicats plutôt que de préempter une décision avant ce travail collectif".

DEBAT

"Le travail des parlementaires sera parfaitement éclairé", veut croire Jean-Baptiste Djebbari, alors qu'une bataille parlementaire homérique s'annonce à l'Assemblée nationale.

SALAIRE DES ENSEIGNANTS

Même si le Conseil d'Etat souligne la difficulté qu'il y a à s'engager à la revalorisation en même temps que la loi de réforme des retraites, Jean-Baptiste Djebbari assure que le gouvernement "respectera absolument cet engagement". "Nous trouverons le bon véhicule pour le faire".

CONSEIL D'ETAT

"L'avis est beaucoup plus contrasté que ce qu'en font les commentateurs", remarque Jean-Baptiste Djebbari, qui ne se fait pas des plus inquiets  après l'avis de la haute instance administrative : "La sécurité juridique se travaille, à l'Assemblée, et on aura un Conseil constitutionnel qui fera ce travail".


"Cet avis a de la valeur, mais on ne peut pas résumer les 63 pages en 4 "bullet points"". "Sur la question du financement des retraites, des rémunérations, nous avons posé un compromis politique, même si pour le Conseil d'Etat, cela signifie qu'il faudra faire des lois simultanément".

NEGOCIATIONS RATP/SNCF

"Le gros des négociations a été fait. Il s'agissait de déterminer quelles populations seront exonérées des effets de la réforme. Nous avons d'autres sujets, qui ne se limitent pas à la réforme des retraites. Le fret, par exemple. Mais il est vrai que nous avons des difficultés à discuter avec des syndicats qui contestent en bloc la réforme et qui reconnaissent pourtant en privé qu'ils n'arriveront pas à la faire retirer".


"On peut discuter d'autres choses avec la CGT-Cheminots, mais sur la réforme des retraites, leur revendication unique n'ayant pas vocation à être satisfaite, on ne peut pas se rapprocher".


"S'agissant des retenues sur paiement des jours de grève, nous avons annoncé qu'il n'y aurait pas ce dispositif. Mais nous avons fait passer le message selon lequel les personnes en situation sociale compliquée pourrait faire appel aux RH pour voir comment elles pourraient être aidées".

DJEBBARI

"Le trafic sera normal, tant au niveau de la RATP que de la SNCF. C'est vrai depuis quelques jours, malgré la recrudescence observée vendredi. Cela correspond à la volonté des Français qui se sont lassés de ces perturbations."


Mais ce n'est pas pour autant la fin de la contestation : "C'est la fin de la grève reconductible, même si les syndicats qui contestent la réforme, qui vont continuer de le faire au travers d'autres modes d'action".

LE PEN

La présidente du Rassemblement national saisit la balle au bond. A l'instar de l'ensemble des opposants à la réforme des retraites, la députée d'extrême droite a trouvé "assez étonnant de voir la sévérité du Conseil d'Etat à l'égard de cette réforme des retraites".


Mais elle n'a pas "étonné" le RN, assure-t-elle, arguant que le parti avait "indiqué cette impréparation, cet amateurisme, cette absence totale de chiffres, de simulation donnée et le coût de cette réforme qu'on ne connait pas plus aujourd'hui".


Marine Le Pen a fini par dire qu'elle "espérait" que le gouvernement "retire le projet".

RETRAITES

Outre son annonce sur le retrait des grenades Gli F-4, Christophe Castaner s'est également exprimé sur la situation des policiers scientifiques dans le cadre de la réforme des retraites. Ces derniers, qui s'étaient mobilisés contre le sort qui leur était promis avec l'universalisation des régimes, pourraient voir leur régime "évoluer" vers un statut "d'actif". Ce statut est celui qui permet aux policiers, remontés contre la réforme des retraites, d'échapper au régime universel, mais dans lequel les policiers scientifiques ne figuraient pas, en dépit du fait qu'ils sont régulièrement confrontés au terrain, lorsqu'ils arrivent sur des scènes de crime, notamment.


"Il faut que dans le cadre de la mise en œuvre du projet de loi sur les retraites (...) qui permet de prendre en compte la pénibilité dans certaines fonctions (...), nous puissions faire évoluer ce cadre, pas pour tous car certains ne sont pas confrontés au terrain", a avancé Christophe Castaner sur France 3.

BUZYN


"Le gouvernement ne pourrait pas accepter que cette réforme voie le jour en commençant par laisser des milliards de dette", déclare Agnès Buzyn, assumant d'inscrire l'âge pivot dans la réforme si les partenaires sociaux ne se mettent pas d'accord sur une autre solution.

BUZYN


Le Conseil d'Etat a jugé la réforme non-universelle. Agnès Buzyn trouve normal que tous les métiers ne soient pas logés à la même enseigne. Elle prend l'exemple des militaires, et estime normal qu'ils ne continuent pas à partir en mission sur le terrain à 60 ans.

Mais selon elle, cette réforme est belle et bien "universelle et équitable. Equitable signifie qui prend en compte les spécificités, notamment des métiers régaliens." "Equité ne veut pas dire égalité absolue."

BUZYN


La ministre de la Santé et des Solidarités Agnès Buzyn est l'invité du Grand Jury LCI/RTL/Le Figaro. 

Elle réagit à l'avis du Conseil d'Etat qui étrille le gouvernement sur les deux projets de loi présentés vendredi au Conseil des ministres. "Nous n'avons pas tout mis en dur dans la loi pour permettre à la phase de négociation d'accoucher. (...) Je comprends la frustration du Conseil d'Etat de ne pas avoir l'entièreté des mesures, mais c'est un choix du gouvernement" de laisser une marge aux mesures qui seront prises en concertation lors des négociations.

MOTION DE CENSURE

Particulièrement remonté contre la "dérive autoritaire" du gouvernement, le groupe la France insoumise a renouvelé son appel aux autres groupes d'opposition à s'associer à lui pour déposer une motion de censure contre le gouvernement.


Se reposant sur l'avis du Conseil d'Etat qui pointait du doigt "l'insécurité constitutionnelle du texte de loi et des lacunes qu'il affiche", LFI appelle les députés à "rappeler par la censure la prééminence des droits du Parlement dans l'ordre constitutionnel démocratique" et à ne pas "laisser passer sans dire mot une dérive autoritaire où son rôle est bafoué dans la production de la loi".


Le débat parlementaire doit débuter le 17 février et, outre cette menace de la France insoumise, il faudra s'attendre à une longue bataille. Ainsi les députés communistes ont-ils déjà prévu de multiplier les amendements, au même titre que LR, qui entend faire passer ses contre-propositions pour faire reculer l'âge légal de départ à la retraite.


Mais pour l'instant, LFI est seule dans le couloir de la motion de censure, ses autres alliés potentiels (PCF et Nouvelle gauche) attendant de voir comment se déroule la bataille parlementaire avant d'éventuellement opter pour cette voie.

OPERA

Les représentations à l'Opéra de Paris vont reprendre, a décidé samedi 25 janvier l'intersyndicale, après près de six semaines de grève. Cette décision, dévoilée par Télérama, venait du fait qu'une "majorité des salariés veut reprendre le travail", selon le directeur de la compagnie.


En tout et pour tout, ce sont 70 spectacles qui ont été annulés au Palais Garnier et à l'Opéra Bastille, depuis que les danseurs, avaient cessé le travail pour réclamer le maintien de leur âge légal de départ à 42 ans, compte tenu de la pénibilité de leur métier, notamment la difficulté qu'il y a à pratiquer ce métier au-delà de cet âge.

DEBAT PARLEMENTAIRE

Les partis d'opposition promettent une "bataille" à l'occasion du débat parlementaire sur les projets de loi de réforme des retraite. "On connait les ficelles, il faut les mettre en oeuvre", a assuré le patron des députés communistes André Chassaigne, quand son homologue des insoumis Jean-Luc Mélenchon promettait de dégainer une motion de défiance, ce que ses collègues de gauche ont poliment décliné, souhaitant attendre un éventuel blocage avant de se prêter à cet exercice.


A droite, on compte bien proposer bon nombre d'amendements pour mettre en lumière leurs contre-propositions, notamment celle consistant à faire reculer l'âge de départ légal à 64 ou 65 ans.

OPPOSITION

Côté opposants politiques, l'heure n'était pas non plus à épargner le gouvernement. "J'ai rarement lu un avis aussi négatif", remarquait de son côté la patronne des députés Nouvelle gauche Valérie Rabault, quand le patron du PS Olivier Faure se disait "sidéré par le niveau d'amateurisme et d'improvisation du gouvernement pour une réforme aussi cruciale."


Le député insoumis Jean-Luc Mélenchon a pris un malin plaisir, sur son blog, à sélectionner un "best-of" des reproches du Conseil d'Etat, dont l'avis, à l'en croire, "flingue la loi retraites".

OPPOSITION

Syndicats et responsables politiques opposés à la réforme du régime des retraites ont sauté sur l'avis du Conseil d'Etat pour réclamer le retrait d'un texte "incohérent" et "mal ficelé". La CFE-CGC, syndicat des cadres, s'est réjoui de voir le Conseil d'Etat confirmer "en tout point ce que nous exprimons depuis le début", dénonçant "un vrai problème de consistance juridique du texte".


Du côté d'Yves Veyrier, à FO, on raille un gouvernement qui "ne maîtrise absolument pas son sujet", se félicitant que "le Conseil d'Etat démonte l'artifice de communication du "un euro donnera les mêmes droits" et du système censé être plus simple, soulignant la complexité et la diversité des règles de cotisation et d'ouverture des droits".

DANS LE DÉTAIL

Financement parcellaire, anti-constitutionnalité... Le Conseil d'Etat étrille le gouvernement sur sa réforme des retraites

CONSEIL D'ÉTAT


Le Conseil d'État estime ne pas avoir eu le temps de "garantir au mieux la sécurité juridique" de la réforme des retraites, selon un avis publié ce vendredi, l'institution déplorant aussi les "projections financières lacunaires" du gouvernement et un recours aux ordonnances qui "fait perdre la visibilité d'ensemble".


Saisi le 3 janvier, le Conseil d'État n'a disposé que de trois semaines pour rendre son avis sur les deux projets de loi (organique et ordinaire), que le gouvernement a en outre modifiés à six reprises durant cette période, ce qui "ne l'a pas mis à même de mener sa mission avec la sérénité et les délais de réflexion nécessaires pour garantir au mieux la sécurité juridique de l'examen auquel il a procédé", estime-t-il dans ce document publié sur le site Legifrance.

Urgent

MOBILISATION 


Ce vendredi, ce sont 249 000 personnes qui ont manifesté en France dont 31 000 à Paris, selon les chiffres communiqués ce soir par le ministère de l'Intérieur.


La CGT, qui est un des syndicats organisateurs de la manifestion, a recensé 1,3 million de personnes dans toute la France, dont entre 350.000 et 400.000 à Paris.

EN RÉGIONS


Plus de 127.000 personnes ont manifesté vendredi contre la réforme des retraites dans une soixantaine de villes hors Paris, selon un décompte provisoire de l'AFP réalisé en fin d'après-midi à partir des chiffres communiqués par la police ou les préfectures. Les manifestants étaient notamment 9.000 à Lyon, 8.000 à Marseille, 7.500 à Bordeaux et au Havre, 5.200 à Nantes, 5.000 à Toulouse, 4.400 à Clermont-Ferrand ou encore 4.000 à Rennes et Caen, selon les autorités.

ESTIMATION


La CGT a communiqué les chiffres de la mobilisation pour ce 51e jour de grève. Le syndicat indique qu'1,3 million de personnes ont manifesté dans toute la France.

PARIS


La circulation a été ré-ouverte à la circulation place de la Concorde, peu avant 18H, tandis que quelque manifestants ont rejoint la Gare Saint-Lazare. 

MARSEILLE 


Selon la police, le bilan de la mobilisation du jour, s'élève à 8 000 personnes pour la police, 180 000 selon la CGT. Pour rappel les chiffres de la dernière mobilisation dans la cité phocéenne, 8 000 pour la police, 110 000 selon la CGT. 

PARIS 


Tout est très calme, Place de la Concorde, à Paris. 

DEUX PROJETS DE LOI ADOPTES EN CONSEIL DES MINISTRES


Adoptés en Conseil des ministres, les deux projets de loi, l'un organique, l'autre ordinaire, visant à créer un "système universel" de retraite par points vont être transmis à l'Assemblée nationale. Un débat en séance publique se tiendra à partir du 17 février prochain, en vue d'un premier vote début mars.


En parallèle, les discussions se poursuivent entre gouvernement, syndicats et patronat sur des points-clés comme la pénibilité, le minimum de pension, les fins de carrière et l'emploi des seniors.

BORDEAUX 


Près de 200 avocats du barreau de Bordeaux se sont réunis sur les marches du tribunal, en robe et portant tous des masques blancs, symbolisant selon l'un d'eux "la mort promise à 30% des avocats à cause de la réforme des retraites".


Le Conseil national des barreaux (CNB), qui a rencontré jeudi le Premier ministre Édouard Philippe, a déploré qu'il n'y ait eu "aucune nouvelle proposition". Il décidera samedi de la suite du mouvement de grève.

CHIFFRES 


Voici les taux d'agents publics en grève à midi, ce vendredi 24 janvier : 


- 7.98 % dans la fonction publique de l’Etat 

- 1,91 % dans la fonction publique territoriale

- 2,6 % dans la fonction publique hospitalière (comprenant 1,1 % d’agents grévistes et absents, et 1,5 % d’agents grévistes réquisitionnés)

VUE DANS LE CORTÈGE PARISIEN 

SIMULATEUR 


Laurent Pietraszewski a expliqué en fin de Conseil des Ministres qu' "un simulateur individuel [sera en ligne]dès que l'ensemble des paramètres définitifs sera connu, sans doute quelques semaines après l'adoption de la loi"

LYON 


Selon le Barreau de Lyon, près de 500 avocats ont manifesté leur colère, ce vendredi, lors de l'audience de rentrée. Robes noires arborant le rabat rouge, symbole du mouvement, le poing - ganté de blanc - levé pour certains, les avocats du 2e barreau de France sont venus en nombre dans la salle des pas perdus former une haie au milieu de laquelle policiers, gendarmes, élus et représentants de l'État étaient contraints de passer.


"Destruction massive des avocats", "Mensonge d'État, les avocats ne survivront pas", "70.000 à ne pas comprendre", "Avocats, magistrats, même combat", pouvait-on lire sur les pancartes brandies à la vue des arrivants.

AGE PIVOT 


A la sortie du Conseil des ministres, Agnès Buzyn, ministre de la Santé a assuré que "l'âge d'équilibre reste dans la loi", même si le gouvernement a renoncé à l'appliquer dès 2022.


"Cette notion d'âge d'équilibre, qui est un fait économique, elle reste dans la loi", a-t-elle déclaré à l'issue du Conseil des ministres où ont été adoptés les deux projets de loi (organique et ordinaire) visant à créer le "système universel" promis par Emmanuel Macron.

MANIFESTATION PARISIENNE 


Le cortège parisien commence à arriver à l'instant place de la Concorde à Paris : il s'agit de la fin du parcours. 

EN IMAGES


Photos de l'AFP depuis le cortège parisien.

MOBILISATION À PARIS


Entre 350.000 et 400.000 manifestants à Paris, selon la CGT. C'est bien plus que le 16 janvier. Le syndicat avait alors comptabilisé 250.000 personnes dans la capitale et le ministère de l'Intérieur 23.000. 

VU DANS LES CORTÈGES


Un manifestant tient une pancarte pour le moins originale, dans le cortège Montpelliérain. Une référence au coup de colère d'Emmanuel Macron face aux forces de sécurité israéliennes à Jérusalem.

A MARSEILLE


A Marseille aussi, le cortège est dense. La manifestation a réuni entre 8.000 personnes selon la police, soit comme le 16 janvier dernier,  et 180.000, d'après la CGT. C'est plus qu'à la dernière mobilisation (110.000).

À QUAND UN SIMULATEUR?


L’étude d’impact de la réforme – qui fait plus de 1.000 pages – en sera pas diffusée avant le dépôt de loi à l’Assemblée nationale. Cependant, Laurent Petrachevski, le Secrétaire d’Etat chargé des retraites,  a fait savoir que le gouvernement allait mettre en ligne sur son site, dès aujourd'hui, "plus d’une trentaine de nouveaux parcours-type". Puis, sous "huit jours", cent autres cas. De quoi permettre "à chacun" de se "rapprocher de sa situation personnelle", sur la base de "cas plus généraux".

Car pour avoir un simulateur individuel et précis, il faudra encore attendre que les "paramètres définitifs" soient connus. Soit "quelques semaines après l'adoption de la loi".

UNE LOI EN COURS DE NÉGOCIATION


Laurent Petrachevski, le Secrétaire d’Etat chargé des retraites, a expliqué en sortie de Conseil des ministres qu'un certain nombre d'ordonnances laisseraient la place à des "concertations" avec les syndicats. C'est le cas par exemple pour l'équilibre économique de ce système. Discuté lors de la conférence de financement, il doit "répondre à l'attente d'équilibre qui a été fixé" par le gouvernement. Un travail qui durera trois mois et qui sert de "preuve de la confiance que le gouvernement fait aux partenaires sociaux".

MACRON DÉNONCE LA "RADICALITÉ" DES BLOCAGES


En sortie de Conseil des ministres, la porte-parole du gouvernement a expliqué qu'Emmanuel Macron a profité de ce rendez-vous, afin de - comme il l'a fait dans l'avion reliant Tel Aviv à Paris - dénoncer à nouveau la "violence et la radicalité" de certaines actions de blocage, appelant à "la plus grande fermeté à l’égard de leurs auteurs". 


Le président a également tenu à "rappeler la richesse et la solidarité" de la démocratie française. Et d'estimer que "la haine et l’intimidation" au prétexte d’une divergence politique ou syndicale "ne peuvent en aucun cas être acceptables". 

UN "MOMENT DE CLARIFICATION" POUR MACRON


Sibeth Ndiaye a repris les propos d'Emmanuel Macron devant le Conseil des ministres. "Il a souligné que nous vivions un moment à la fois important et utile de clarification de cette réforme".


Le président de la République a aussi souhaité souligner les "objectifs fondamentaux" visés par ce nouveau régime de retraite, à savoir "son universalité", "son équité" et sa "pérennité".

ÉDUCATION : HAUSSE DES GRÉVISTES


Le ministère comptabilise 16% de grévistes dans le primaire et 10% dans le secondaire. Des chiffres qui sont tout de même deux fois plus élevés que ceux de la mobilisation nationale du 16 janvier. 


Côté syndicat, on dénombre 40%, de grévistes. Un chiffre qui montre, selon Francette Popineau, secrétaire générale du Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire, que "la détermination et la colère ne faiblissent pas". La profession reste en effet très concernée par la réforme des retraites, dont elle pourrait être les grands perdants. 

"Mais allez en dictature !" : Emmanuel Macron s’en prend à ceux qui "affaiblissent notre démocratie"

Infos précédentes

La mobilisation contre la réforme de notre système de retraites se poursuit, vendredi 13 décembre, avec des perturbations à nouveau très marquées dans les transports collectifs, qu'il s'agisse de la SNCF ou de la RATP. Et cela ne risque pas de s'arranger d'ici la fin du mois. En effet, la CFDT, la CFTC ou l'Unsa, syndicats favorables à la réforme systémique par points, ont clairement marqué leur mécontentement après l'annonce par le Premier ministre d'un âge pivot à 64 ans, mesure paramétrique en forme de "ligne rouge" pour ces organisations réformistes. Si elles n'appellent pas nécessairement à la grève générale, du moins pour les deux premières, c'est le cas de la CGT, FO, Sud, tandis que les syndicats de cheminots ne sont pas fermés à l'hypothèse de prolonger le mouvement jusqu'à Noël. 

Les concessions faites aux forces de l'ordre, qui verront leur régime intégralement préservé, sont-elles de nature à essouffler le mouvement ? Ou est-ce un premier coup de canif dans la réforme vers un régime universel ? Le rendez-vous entre les représentants des enseignants et Jean-Michel Blanquer, dont les relations sont notoirement détestables, permettra-t-il de désamorcer le conflit au sein de l'Education nationale ? Alors que s'annonce une grande journée de mobilisation, mardi 17 décembre, tout cela est à suivre dans notre direct, où vous pourrez également retrouver l'essentiel des informations sur les perturbations dans les transports. 

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