EN DIRECT - SNCF : "Pas de différence de sécurité" avec ou sans contrôleur, assure Pépy

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TRANSPORTS - Une semaine après l'exercice du droit de retrait des cheminots, la SNCF a publié vendredi 25 octobre un rapport sur l'incident qui a présidé à ce mouvement social. Dans le même temps, Guillaume Pépy est revenu sur les exigences de sécurité dans les trains.

Live

ENQUÊTE SNCF


Dans son rapport d'enquête délivré ce matin sur l'accident entre un TER et un camion dans les Ardennes, la direction des audits de la Sécurité de la SNCF émet quatre recommandations. Les voici telles quelles : 

-"Etudier, pour une situation de perte des communications GSMR, l’utilisation d’un téléphone portable professionnel GSM, programmé pour pouvoir joindre des interlocuteurs judicieusement choisis.

-S’interroger sur la nécessité de poursuivre le renforcement de la protection des circuits électriques exposés à dégradation en cas de choc frontal.

-S’interroger sur la pertinence de l’utilisation du mode secours radio en situation d’urgence, pour autant que le temps de réaction du dispositif et l’ergonomie d’affichage soient suffisamment performants.

-Enrichir les prescriptions métier conduite à mettre en oeuvre dans les situations d’urgence, en particulier sur la priorisation des gestes métiers en cas de collision inévitable".

INTERVIEW

Dans le même temps, Guillaume Pépy, futur ex-PDG de la SNCF, a assuré dans un entretien aux journaux du groupe Ebra que la présence ou l'absence d'un contrôleur à bord d'un train ne faisait "pas de différence de niveau de sécurité" dans les trains en cas d'accident.


"Les trains conçus pour être conduits en agent seul ont des équipements spéciaux, des caméras de montée et descente, un signal d'alarme par interphonie et le conducteur est spécialement formé pour conduire seul". Une réponse négative, donc, aux revendications des cheminots qui avaient fait un usage contesté par leur direction de leur droit de retrait, après qu'un conducteur avait dû gérer une collision en étant seul à bord de son train.

RECOMMANDATION

Dans  un rapport interne publié en début de matinée, la SNCF a annoncé qu'elle allait "renforcer les équipements d'alerte radio en cas de choc important" pour ses autorails de grande capacité, à l'instar du TER accidenté la semaine dernière dans les Ardennes. 


Le rapport, qui se félicite que le passage à niveau à proximité duquel l'accident a eu lieu ait "bien fonctionné", indique également que "le conducteur du train a appliqué la réglementation". 

LES PRÉVISIONS DE TRAFIC POUR MARDI


Après quatre jours de perturbations, le trafic SNCF sera quasi normal ce mardi.

La SNCF prévoit "neuf TER sur dix", le trafic restant perturbé en Champagne-Ardenne (3 TER sur 10) et Pays de la Loire (1 TER sur 2).

Le trafic sera normal pour les TGV et Ouigo, ainsi que pour les RER et Transilien en Ile-de-France, et quasi normal pour les Intercités (98% des trains assurés).

GRAND EST


L'inspection du travail du Grand Est a préconisé la suspension "de la conduite des trains par un agent seul à bord", le temps que "les risques liés au travail isolé (...) soient correctement considérés". Interrogé par l'AFP, le directeur général sécurité de la SNCF Frédéric Delorme a toutefois écarté une suspension de ces trains. Selon lui, "l'exploitation d'agents seuls est couverte" par de multiples "réglementations" afin que "les trains roulent en sécurité", que ce soit pour l'agent comme pour les voyageurs. Il fait également remarquer que l'inspection du travail n'a pas formulé une "injonction" mais une "préconisation".

LES CHEMINOTS "PAS SANCTIONNABLES"


"Nous considérons que les cheminots (qui ont exercé leur droit de retrait ndlr) ne sont pas sanctionnables et c'est une provocation du gouvernement qui vise à pourrir un peu la situation" en parlant de grève illégale, a déclaré ce lundi le secrétaire général de la CGT-Cheminots, Laurent Brun. sur RMC.


"Selon notre analyse, au regard du droit, ils ne peuvent pas être sanctionnés puisqu'il ont fait usage de leur droit de retrait sur des motifs légitimes et ils expliqueront les motifs", a indiqué le responsable du premier syndicat de la SNCF.


Et "dans certaines régions, l'inspection du travail est intervenue et a considéré effectivement que les motifs étaient légitimes", a-t-il ajouté.

BORNE


La ministre des Transports, invitée d'Europe 1 ce matin, a fait part de son avis sur le mouvement des cheminots qui, depuis jeudi, ont perturbé les transports : "Je pense qu'il n'y a pas de doutes sur le fait qu'il y ait un détournement du droit de retrait. (...) Cela justifie des sanctions", a déclaré Elisabeth Borne. 

GARE SAINT-CHARLES


À la gare Saint Charles de Marseille, le trafic reprend progressivement selon notre journaliste sur place. Les trains Ouigo et les TGV circulent normalement ainsi que les TER en région PACA. 

GARE MONTPARNASSE


Des trains continuent encore, ce matin, de ne pas circuler. Ainsi, selon notre reportrice présente à la gare Montparnasse, deux trains sur six ont été supprimés à l'heure qu'il est. Côté Intercités, huit trains sur les trente qui devaient partir d'ici 7h ont été supprimés. 

"C'EST LA LOI"

Droit de retrait à la SNCF : "Il y aura des retenues sur salaires, c'est la loi", prévient Guillaume Pépy

Droit de retrait à la SNCF : "Il y aura des retenues sur salaires, c'est la loi", prévient Guillaume Pépy

AVERTISSEMENT


Le patron de la SNCF prévient les cheminots ayant exercé leur droit de retrait. "Il y aura des retenues de salaires, c'est la loi", affirme Guillaume Pépy au micro de LCI.

REMBOURSEMENT


Interviewé par le Parisien, le PDG de la SNCF, Guillaume Pépy, a annoncé une série de mesures pour rembourser les voyageurs impactés par le mouvement social lancé vendredi.


Première annonce :

"Tous les billets non utilisés, quels qu'ils soient, y compris les Ouigo, seront intégralement remboursables sans frais", confie Guillaume Pepy. Ce remboursement se fera pour tous les tickets qu'ils soient "non échangeables ou non remboursables".


Deuxième annonce :

Le PDG de la SNCF annonce la création d'un fond d'un million d'euros pour "compenser les dommages exceptionnels que les voyageurs longue distance (TGV et Intercités) ont subi du fait de cette grève surprise".


Qui sera concerné par ce fond ? "Les voyageurs ayant dû racheter de nouveaux billets de train, mais aussi ceux ayant dû se reporter vers d'autres moyens de transport comme l'avion, ou encore ceux ayant perdu une réservation d'hôtel", annonce Guillaume Pepy.

TRAFIC

VIDEO - Des perturbations ce dimanche, avant un retour à la normale espéré pour lundi

ALTERNATIVES

Conséquence du mouvement à la SNCF, les services de transports par autocar affichaient complet ce week-end, selon les opérateurs. Flixbus enregistrait ainsi une hausse de voyageurs de 20%, "avec des pointes à 30 à 40%". Alliance, site de location d'autocars, faisait état d'une augmentation de 400% des demandes de réservation. 

Les suppressions de trains ont également profité au covoiturage, la société Blablacar annonçant par exemple une hausse de 50% de son activité par rapport à un week-end normal.

LE PEN

VIDEO - Marine Le Pen au Grand Jury LCI-RTL-Le Figaro : "Je les appelle à la solidarité avec les usagers"

Urgent

TRAFIC NORMAL LUNDI


Selon la SNCF, le trafic sera normal lundi sur les lignes TGV, OUIGO ainsi que Transilien.


Pour ce qu'il s'agit des TER et des Intercités, le trafic sera encore légèrement perturbé ce lundi. Trois TER sur quatre circuleront. Pour les Intercités, 2 trains sur 3 circuleront.


Dans le détail, il y a aura :


- Un trafic normal pour les TER dans les régions suivantes : Alsace, Bourgogne-Franche-Comté, Bretagne, Normandie, Languedoc-Roussillon ou encore Limousin.


- Selon la SNCF, "des disparités demeurent selon les régions. La situation s’améliorera au cours de la journée."

LE PEN

"Je les appelle à la solidarité avec les usagers", déclare Marine Le Pen, invitée du Grand Jury LCI-RTL-Le Figaro à l'adresse des cheminots. 

Si "sur le fond, ils ont probablement raison", "sur la forme", la présidente du RN les appelle à trouver "d'autres moyens pour se faire entendre"

Urgent

REPRISE

Selon la SNCF, "la dynamique de reprise est enclenchée". L'entreprise revoit ses prévisions à la hausse, avec un trafic "quasi normal" sur le TGV, "normal" sur le réseau Transilien à l'exception des lignes B et C, "en nette amélioration" sur le réseau TER, et "encore perturbé" sur le réseau Intercités

SYNDICATS

Céline Verzeletti, secrétaire confédérale CGT, justifie sur LCI le recours au droit de retrait par les cheminots, qualifié de "détournement" par Edouard Philippe hier. "Les inspecteurs du travail disent que le droit de retrait est justifié car il y a un danger imminent."

"L'agent qui se sent concerné a le droit de l'exercer. A un moment de sa carrière, un agent pourra être amené à conduire seul", comme celui qui circulait à bord du TER accidenté. "Le droit de retrait est un signal d'alerte"

TRAFIC

VIDEO - Un dimanche placé sous le signe des perturbations

LE POINT SUR LE TRAFIC SNCF

La SNCF indique, à la mi-journée, que "la dynamique de reprise est enclenchée" 

- TGV : le service est désormais "quasi normal" sur tous les axes.  Toutes les infos trafic SNCF à retrouver ici.

- OUIGO : la circulation des trains connaît une "nette amélioration" avec "près de 40% du trafic" assuré, soit 18 trains pour la journée.

- INTERCITES : le service reste "perturbé", aucun train ne circulant la nuit, et avec 4 circulations sur l'axe Paris-Limoges-Toulouse et 2 circulations sur Paris-Clermont-Ferrand.

- TER : le réseau enregistre une "nette amélioration". Le service est normal en Normandie, en Alsace, et quasi normal dans les Hauts-de-France. Il reste perturbé en Paca et en Occitanie, et très perturbé en Champagne-Ardenne. 

- TRANSILIEN : une "nette reprise" sur les lignes, avec cependant des perturbations sur le RER B (interconnexion suspendue) et le RER C. Tout le trafic Transilien à retrouver ici.

ON FAIT LE POINT

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LES PRÉVISIONS POUR DIMANCHE


- Samedi soir, aucun détail n'a été fourni par la SNCF mais une chose est claire, le trafic ferroviaire sera également perturbé dimanche 20 octobre à travers l'Hexagone. Contactée par LCI, la SNCF confie qu'il n'y aura "pas de retour à la normale" dimanche et qu'il est impossible pour la compagnie ferroviaire de prévoir l'étendue de ces perturbations.


- Si on sait que le trafic sera perturbé, il est impossible de donner des prévisions détaillées pour dimanche. Selon la SNCF, elles seront communiquées entre 7h30 et 8h dimanche matin. Si vous avez un train ce dimanche, il vous faudra donc patienter jusqu'au dernier moment pour savoir si vous pourrez partir.


- Complètement supprimé ce samedi, les trains OUIGO recommenceront à voyager légèrement dimanche. Selon l'opérateur, un train OUIGO sur trois circulera dimanche en France.

RETOUR SUR UNE JOURNÉE DANS LES GARES 

UN PROBLÈME DE SÉCURITÉ SUR LES TER ? 


La CGT estime que la mise en place de l'"Equipement agent seul" a augmenté les risques dans les TER. Qu'en est  il ? Voici 5 questions pour mieux comprendre dans l'article ci -dessous. 

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"EDOUARD PHLIPPE A JETÉ DE L'HUILE SUR LE FEU"


Selon le secrétaire général de la CGT Cheminots, le premier ministre a "jeté de l'huile sur le feu" en affirmant que les cheminots faisaient un usage abusif du droit de retrait. Regardez la vidéo ci dessous.

OUIGO


Même si le détail n'est pas connu (et ne le sera probablement pas avant devant matin, selon la SNCF), OUIGO annonce sur Twitter qu'un train OUIGO sur trois circulera dimanche à travers la France.

PAS DE RETOUR À LA NORMALE DIMANCHE


Les prévisions de trafic détaillées pour ce dimanche ne seront connues que... dimanche entre 7h30 et 8h. Si vous avez un train ce dimanche, il vous faudra donc patienter jusqu'au dernier moment pour connaître l'état du trafic. 


Une chose est sûre : Il n'y aura "pas de retour à la normale", confie à LCI la SNCF, qui ne peut se prononcer sur l'étendue des perturbations attendues pour dimanche.

ET DEMAIN ?


Pour le moment, les potentielles perturbations pour la journée de dimanche ne sont pas connues. Mais les messages des CM de la SNCF sur Twitter, qui incitent les voyageurs à reporter leurs voyages prévus demain, laissent penser que la journée de dimanche sera également perturbée.

PCF

OUIGO

La SNCF revoit les prévisions relatives au trafic des OUIGO ce samedi. Après avoir annoncé qu'aucun train ne circulerait, l'entreprise prévoit désormais deux trains en circulation : 

- 17h41 Départ à Marseille Saint-Charles pour Paris Gare de Lyon

- 15h15 départ de Paris-Montparnasse pour Bordeaux-Saint-Jean

PHILIPPE

EN VIDÉO


Voyageurs exaspérés, quais bondés ou totalement vides... retour en images sur ce dimanche de pagaille à la SNCF.

DROIT DE RETRAIT

Les syndicats revendiquent le droit de retrait, la direction estime qu'il s'agit d'une "grève surprise" : en quoi consiste l'arrêt de travail des conducteurs SNCF ?

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PEPY

VIDEO - Le PDG de la SNCF Guillaume Pepy prévient que les conducteurs qui ne reprennent pas leur service "s'exposent au droit disciplinaire de la SNCF"

PHILIPPE

VIDEO - Le Premier ministre a demandé à la SNCF "d'examiner toutes les suites qui peuvent être données, notamment judiciaires"

PHILIPPE

VIDEO - Le Premier ministre s'est rendu ce matin au centre national des opérations ferroviaires, à proximité de la gare de l'Est

REACTION

"Il ne s'agit pas d'une grève sauvage mais d'un droit de retrait", conteste Remi Aufrère-Privel, secrétaire général adjoint CFDT-Cheminots, réagissant sur LCI à la déclaration d'Edouard Philippe

PEPY

"Nous mettons en demeure les conducteurs de reprendre leur travail", annonce le PDG de la SNCF Guillaume Pepy, brandissant la menace de "sanctions" disciplinaires le cas échéant.

"Ceux qui ont aujourd’hui donné le signal du droit de retrait sur tout le territoire, pour tous les trains, nous regardons si nous pouvons obtenir l’annulation de ces instructions devant un tribunal", a-t-il ajouté

Urgent

PHILIPPE

Edouard Philippe dénonce  "une situation inédite", où "un détournement du droit de retrait" s'est "transformé en grève sauvage, qui a un impact sur des dizaines de milliers de Français". C'est "un détournement de la loi sur le service minimum", ajoute le Premier ministre, "c'est inacceptable".

"J'ai demandé à la SNCF d'examiner toutes les suites qui pouvaient être données, notamment judiciaires".

"Nous sommes dans un pays où la loi doit être respectée"

Urgent

PHILIPPE

Edouard Philippe est à la gare de l'Est, où le trafic est fortement perturbé, en présence du secrétaire d'Etat aux Transports Alexis Djebbari, et du PDG de la SNCF, Guillaume Pepy. Le Premier ministre est auprès des équipes chargées de la régulation du trafic

Urgent

JUSTICE

La direction de la SNCF, qui conteste la validité du droit de retrait exercé par les cheminots, compte aller "devant la justice" pour faire reconnaître qu'il s'agit d'une grève surprise, annonce samedi le PDG, Guillaume Pepy

DIRECTION

Guillaume Pepy à LCI : "Aujourd'hui, les départs en vacances ne peuvent pas se dérouler normalement parce qu'il y a une grève qui ne respecte pas la loi"

"Cette grève surprise a empêché que le service minimum fonctionne, et c'est cela qui n'est pas acceptable"

NEGOCIATIONS

Lors d'une réunion vendredi avec les syndicats, la direction de la SNCF a fait trois propositions, suite à l'accident de TER qui a suscité le droit de retrait : "renforcer le dispositif d'alerte et passer au crible l'ensemble des mesures de sécurité", "répartir dans le temps les nouvelles procédures de départ des trains" qui devaient être lancées le 15 décembre, et "accélérer très fortement le recrutement en 2019", en particulier pour la sécurité. Des propositions jugées insuffisantes par les syndicats

ILE-DE-FRANCE

Le RER B est particulièrement touché par le mouvement. Selon les prévisions de Transilien, le trafic est "extrêmement perturbé" entre Paris Nord et Aéroport CDG, au nord de Paris, mais normal entre Paris Nord et Robinson, au sud de la capitale

TRAFIC

De fortes perturbations dans les gares parisiennes samedi matin.

LES DERNIERES PREVISIONS DE TRAFIC


- OUIGO : tous les trains Ouigo, hormis deux départs (15h15 Paris-Bordeaux puis 17h41 Marseille-Paris), sont annulés samedi, premier jour des vacances scolaires de la Toussaint, selon la SNCF. Les voyageurs seront remboursés d'ici mercredi 23 octobre, assure la compagnie. Les prévisions de dimanche doivent être connues à 17h. Voici le formulaire de contact pour demander le report d'un voyage prévu samedi. 


- TGV : le trafic est légèrement perturbé pour les TGV dans la région Sud-Est et Atlantique-Ouest, avec 9 trains sur 10. Le trafic est en revanche normal dans le Nord et l'Est.


- INTERCITES : le trafic est "très perturbé". Aucun train de nuit ne circulera. Quatre circulations sont prévues sur l'axe Paris-Limoges-Toulouse, et deux circulations sur l'axe Paris-Clermont-Ferrand.


- TRANSILIEN : sur le réseau d'Ile-de-France, la SNCF annonce un "trafic très perturbé" sur les lignes B, D, H et R. Le trafic est en principe "normal" sur les lignes A (perturbations toutefois sur l'axe La Défense-Cergy et Poissy), C, E, J, K, L, N, U, P et T11. Pour autant, des perturbations étaient constatées dans la matinée à la gare de Paris-Saint-Lazare. 


- TER : le réseau régional est être encore "très perturbé", avec un moyenne un train sur deux et "des disparités importantes selon les régions". En Paca, la circulation devait reprendre "progressivement" dans le courant de la journée. 


- Selon la SNCF, "les échanges et remboursements sont possibles sans frais pour les billets TGV, OUIGO et Intercités". 

ET DEMAIN ? 


Alors que le trafic est toujours très perturbé ce vendredi soir, la SNCF a assuré au micro de France Info mettre "tout en oeuvre" pour "un retour à la normale demain matin". 

LES PERTURBATIONS CONTINUENT 


Le trafic des trains reste perturbé ce soir après le droit de retrait exercé par le personnel de la SNCF. C'est le cas en Ile-de-France, sur le réseau Transilien, mais aussi en régions, sur les TER et les Intercités. 

Infos précédentes

Pagaille à nouveau ce dimanche dans les transports suite à un mouvement social inopiné. Après de récents accidents graves, notamment celui survenu mercredi dernier à Saint-Pierre-sur-Vence dans les Ardennes (une collision à un passage à niveau entre un TER et un camion qui a fait 11 blessés), la CGT Cheminots a appelé ses membres à exercer leur droit de retrait. Le syndicat dénonce notamment la "politique de déshumanisation des gares et des trains" menée par le SNCF. 

En conséquence ce dimanche, comme les deux jours précédents, le trafic des TER, mais aussi des Ouigo, TGV Intercités et quelques RER était perturbé, ou même stoppé. L'Ile-de-France, la Normandie ou encore l'Occitanie font partie des régions fortement impactées par ce mouvement.

Côté trafic, "la situation sera très sensiblement identique" à celle de  vendredi, où le réseau TER et certaines lignes franciliennes ont été très  perturbées. Les TGV seront aussi légèrement affectés dans la région Sud-Est (Lyon,  Marseille, Nice, Montpellier) et Atlantique-Ouest (Rennes, Nantes, Bordeaux),  avec 9 trains sur 10. Le trafic sera normal dans le Nord et l'Est. Il n'y aura  aucun train low-cost Ouigo en région Paca.

Colère des cheminots

Sur Twitter jeudi, Laurent Brun, Secrétaire général de la Fédération CGT des Cheminots avait décrit l'accident de la veille dans le détail pour expliquer les raisons de la colère. 

"Les cheminots sont en réaction à une situation catastrophique de la sécurité. Après de multiples accidents, celui ci est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Nous ne voulons pas mourrir au travail ! Nous ne voulons pas avoir la mort des usagers sur la conscience !", indique Laurent Brun dans l'un de ses nombreux tweets postés depuis mercredi. 

Les voyageurs sont invités à consulter les réseaux sociaux notamment pour s'informer de l'évolution du trafic au fil de la journée. 

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