EN DIRECT - Une enseignante menacée par un élève à Créteil : Blanquer interpellé à l'Assemblée

Social
DirectLCI
VIOLENCE - Un lycéen a braqué une arme, finalement factice, sur sa prof en plein cours dans un lycée de Créteil. Il a été mis en examen pour violences aggravées. La scène, filmée par un autre élève, suscite depuis des réactions indignées dans le monde politique et la communauté enseignante.
Live

BLANQUER

Dans une ambiance chaotique, l'ancien recteur de Créteil poursuit : "Il y aura des sanctions judiciaires, ne préjugeons pas de ce que dira l'appareil judiciaire, puis un suivi éducatif, qui appartient à l'Education nationale, en collaboration avec le ministère de la Justice, quant à savoir ce que nous pouvons faire vis-à-vis d'un jeune comme cela.

Nous ouvrons des pistes, mais nous n'avons pas attendu cet événement. C'est ainsi que plusieurs établissements en France ont pu avoir de l'ordre : par exemple, le lycée Gallieni de Toulouse.

Nous travaillons aussi avec le ministère du Travail, notamment avec des Epid, qui ont fait leur preuve. Nous allons en développer plusieurs dizaines dans les années à venir. 

Enfin, nous travaillons aussi avec le ministère de la Justice pour créer des centres éducatifs fermés, parfaitement adaptés aux jeunes comme ceux que nous avons vu, hélas, agir ainsi la semaine dernière."

BLANQUER

A l'Assemblée, le ministre répond alors qu'il est interrogé sur la réaction de l'Etat à ce fait divers : "Il est important de dire, dans un silence respectueux, des règles strictes s'appliquent dans notre système. C'est ce qu'il s'est passé, jeudi. IL a été fait ce qu'il y avait à faire : les deux jeunes ont été déférés, l'un a été mis en examen. Une sanction disciplinaire sera prononcée, très vraisemblablement l'exclusion."

RÉACTION PRÉSIDENTIELLE


Depuis l'Aude, où il rendait visite aux rescapés des intempéries de la semaine dernière, Emmanuel Macron a réagi à la polémique.

AVOCATE

Me Hajer Nemri poursuit : "Elle a gardé un calme remarquable, elle ne voulait surtout pas que ça dégénère."

AVOCATE

L'avocate de l'enseignante menacée par son élève s'est exprimé sur Europe 1, ce lundi. Elle explique que sa cliente ne souhaite pas "que cet événement donne lieu à une récupération politique de quelque parti que ce soit". 

De sa cliente, elle dit aussi qu'elle est "très perturbée", citant un sommeil et une alimentation gravement troublés.

#PASDEVAGUE


Invitée de LCI ce lundi, la députée LaREM des Yvelines Aurore Bergé a réagi au hashtag #PasdeVague, exutoire des enseignants après l'affaire de la professeure braquée par un élève dans un lycée de Créteil. "S'il y a besoin de faire des vagues, il faut faire des vagues. Il ne faut rien mettre sous le tapis", a-t-elle estimé. 

MAHJOUBI ATTEND UNE RÉPONSE "TRÈS FERME"


Invité d'Europe 1 ce lundi, le secrétaire d'État au numérique Mounir Mahjoubi a livré son sentiment sur l'affaire de la professeure menacée par un élève du lycée Édouard-Branly à Créteil. "Il faudra être très ferme pour que jamais cela ne se reproduise", a-t-il jugé. 

"UN PROBLÈME D'ÉVOLUTION DE LA SOCIÉTÉ"


Invité de la Matinale LCI ce lundi, Didier Sablic, professeur au lycée Édouard-Branly à Créteil, a évoqué la mésaventure vécue par une de ses collègues, menacée d'un pistole factice par un élève. "Le problème de fond est un problème d'évolution de la société", a-t-il expliqué. 

ROYAL TACLE LE MINISTRE DE L'ÉDUCATION


Invitée de RTL ce lundi, Ségolène Royal a rappelé le gouvernement à sa responsabilité. "On restaure l'autorité des enseignants en ayant un lien très étroit entre l'école et les parents. Est-ce bien le moment de supprimer 1800 postes dans l'Education nationale, comme le ministre l'a annoncé ? C'est contradictoire", a-t-elle assuré. "Quand l'enseignant est seul dans une classe difficile, il est évident qu'il faut mettre un deuxième adulte, un encadrant qui a un contact individuel avec les élèves. On ne peut pas avoir des enseignants qui doivent à la fois rétablir la discipline et transmettre les savoirs."

ROYAL SOUHAITE "UNE SANCTION ÉDUCATIVE EXEMPLAIRE"


Invitée de RTL ce lundi, Ségolène Royal a réagi à l'affaire de l'enseignante menacée. Elle a réclamé une "sanction exemplaire". "C'est très choquant, aucun élève n'intervient dans la classe. Certains font même des doigts d'honneur", s'est-elle émue. "Ce jeune n'a pas 16 ans. Il faut une sanction éducative exemplaire, ainsi qu'à l'égard de la classe qui s'est très mal comportée." 

UN CONSEIL DE DISCIPLINE À LA RENTRÉE


Invité de la Matinale LCI ce lundi, Didier Sablic, professeur au lycée Édouard-Branly à Créteil, a expliqué qu'il laissait à l'établissement le soin de juger cette affaire lors d'un conseil de discipline à la rentrée. "Je ne préjuge pas de ce qui sera dit par la justice ou le conseil de discipline à la rentrée. Les faits seront portés à l'ensemble de la communauté éducative. Tout le monde a conscience de la gravité des faits et nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour que ces faits ne puissent plus avoir lieu, tout en prenant en compte la dimension éducative. C'est un élève, il devra continuer sa scolarité."

"UN FAIT PONCTUEL" DANS CE LYCÉE


Invité de la Matinale LCI ce lundi, Didier Sablic, professeur au lycée Édouard-Branly à Créteil, a nié qu'il s'agissait d'élèves perturbateurs. "Ce ne sont pas des élèves qui posent des problèmes particuliers. Il est difficile de comprendre comment d'une absence on arrive à ce type de comportement. Je n'ai pas le sentiment que c'était quelque chose de prémédité", a-t-il expliqué. "C'est un concours de circonstances que nous dénonçons très fortement. C'est scandaleux et inadmissible, mais ça reste un fait ponctuel."

LA BONNE RÉACTION ?


Invité de la Matinale LCI ce lundi, Didier Sablic, professeur au lycée Édouard-Branly à Créteil, a salué le comportement de l'enseignante, braquée avec un pistolet factice par un lycéen. "Je pense que c'était sans doute la meilleure solution", a-t-il estimé. "Ça aurait pu dégénérer, même si l'arme était factice. Comment aurions-nous nous même réagi ? Je suis heureux que cela en soit resté là."

COMMENT SE PORTE LA PROF BRAQUÉE ?


Invité de la Matinale LCI ce lundi, Didier Sablic, professeur au lycée Édouard-Branly à Créteil, a évoqué le sort de l'enseignante, menacée d'un pistolet factice par un lycéen. "Nous lui avons envoyé des messages de soutien", a-t-il expliqué. "Nous espérons qu'elle va avoir le temps de récupérer, de se mettre en état (...) pour pouvoir reprendre le travail dans les meilleures conditions".

QUE RISQUE LE LYCÉEN ?


Le lycéen qui a menacé d'un pistolet factice son enseignante a interdiction d'entrer en contact avec la victime, de séjourner dans le Val-de-Marne ou de détenir une arme. Il a été mis en examen pour "violences aggravées" et risque jusqu'à trois ans et demi de prison.

RÉSEAUX SOCIAUX


Le ministre de l'Education a également pointé du doigt la diffusion de contenus choquants sur les réseaux sociaux.

VIDÉO


Jean-Michel Blanquer a déclaré qu'il n'y avait "aucun laxisme" dans la lutte contre ce types de comportements.

MACRON


Le ministre de l'Education est revenu sur les instructions données par le chef de l'Etat en matière d'éducation et de sécurité.

VIDÉO

BLANQUER


Jean-Michel Blanquer : "Il faut repenser l'éducation prioritaire. Il faut aider chaque enfant avec une solution spécifique."

BLANQUER

BLANQUER


"Il y a dans certains établissements une accoutumance à la violence qui doit cesser" a-t-il ajouté.

BLANQUER


"Il n'y a aucun laxisme, nous ne mettons aucun problème sous le tapis. Chacun des faits doivent être sanctionnés" a réagi le ministre de l'Education concernant les propos de Marine Le Pen dénonçant le manque de mesures du gouvernement à ce sujet.

BLANQUER


Parmi les solutions envisagées, Jean-Michel Blanquer évoque les portiques à l'entrée des lycées : "Dans certains cas, la vidéosurveillance peut être une très bonne formule. Les portiques comportent des inconvénients,  cela peut créer une queue à l'entrée de l'établissement, cela peut poser d'autres problèmes de sécurité. Des contrôles inopinés avec des détecteurs de métaux peuvent également intervenir." "Cependant, les mesures doivent être prises avec pragmatisme et sécurité" a-t-il ajouté.

Urgent

Toujours selon nos informations, des mesures ont été prises avant le jugement de l'adolescent, à savoir une interdiction de séjour dans le Val-de-Marne et de contact avec la victime et une obligation de scolarité ou de formation/ évaluation éducative.

BLANQUER


Le ministre de l'Éducation nationale et de la Jeunesse est revenu sur les pistes possibles concernant ce genre de situations : "Dès qu'il y a un fait, ce fait doit être signalé. Il doit y avoir immédiatement un signalement du problème. J'ai demandé une actualisation du plan de sécurité de tous les établissements en France."

BLANQUER


"Je suis choqué, cet acte est évidemment inacceptable. Les facteurs de ce type d’événement sont multiples" a déclaré Jean-Michel Blanquer en direct sur LCI ce dimanche, avant d'ajouter au sujet de la professeure victime de l'agression : "J'ai des nouvelles de l'enseignante depuis vendredi matin. On a immédiatement porté plainte, soutenu la professeure et mis en garde à vue les deux suspects. Je manifeste mon complet soutien à cette professeure."

Urgent

MISE EN EXAMEN


Selon nos informations, le jeune lycéen ayant braqué sa professeure à Créteil, a été mis en examen pour violences aggravées ayant entraîné une incapacité de travail de 7 jours.

RECAP'


Voici ce que l'on sait sur l'affaire  et les principales réactions après cette agression. 

"UNE JEUNESSE DE PLUS EN PLUS VIOLENTE"

"LA RÉPUBLIQUE MENACÉE" 

Le ministre de l'Intérieur a dénoncé des faits "inacceptables". Pour Christophe Castaner, "quand ce genre de comportements se produit, c'est la République qui recule, c'est la République qui est menacée". 

"Nous mettrons tout en oeuvre pour que la République soit partout chez elle et nous irons mètre carré par mètre carré reconquérir la République", a-t-il promis. 

"DES ZONES DE NON-DROIT"

Marine Le Pen estime que "notre société subit un véritable ensauvagement". "On voit se multiplier des comportements de gens qui ne maîtrisent pas les règles de notre société", estime la présidente du Rassemblement national, ajoutant qu'il "y a quasiment tous les deux ou trois jours des vidéos de lynchage d'une ultra violence dans la rue entre bandes, dans les 700 zones de non-droit". 

"C'EST TRÈS TRAUMATISANT" 

Didier Sablic, professeur dans le même établissement que l'enseignante braquée, explique qu'il ne sait pas comment il aurait réagi face à un tel incident qu'il qualifie d'"extrêmement grave", "inadmissible" mais "isolé". 

"Je pense que c’est très traumatisant. La collègue était sans doute sous le choc (...) elle n’a même pas réagi directement".

"SANCTION EXEMPLAIRE" RÉCLAMÉE 

Frédéric Péchenard, vice-président de la région Ile-de-France en charge de la sécurité, espère que l'adolescent "aura une sanction exemplaire". 

"UN PLAN D'ACTIONS"


Les ministres de l'Education et de l'Intérieur ont annoncé la réunion "dès la semaine prochaine" d'un comité stratégique pour un "plan d'actions ambitieux" contre les violences visant les enseignants. 

Samedi soir, Emmanuel Macron avait demandé aux deux ministres de prendre "toutes les mesures" pour que ce type d'incident ne se reproduise pas.

" SANCTIONS FERMES"


Interviewé par TF1 et LCI, le ministre de l'Education nationale promet "des sanctions fermes" à l'égard du lycéen qui a pointé l'arme sur sa professeure.  Voici ses déclarations. 

"EN DIT LONG SUR CE QU'ELLE DOIT VIVRE AU QUOTIDIEN"

Invitée du Grand Jury LCI-RTL-Le Figaro, la ministre de la Santé a réagi à l'affaire de l'enseignante braquée par un lycéen. Sa "nonchalance (...) en dit long sur ce qu'elle doit vivre au quotidien", a déclaré Agnès Buzyn.

"SUJET EXPLOSIF"


Pourquoi Emmanuel Macron a réagi aussi vite à cette affaire ? Eléments de réponse avec Benjamin Duhamel, notre journaliste politique. 

Sur Twitter, de nombreuses personnes ont réagi. Petit tour du web avec notre journaliste Christopher Quarez. 

"BANALISATION DE  LA VIOLENCE"

Geoffrey Didier, secrétaire général délégué LR, explique au micro de LCI qu'il "faut une prise de conscience collective chez tous les responsables politiques." 

"Nous assistons et nous subissons une banalisation et un rajeunissement de la violence", a-t-il estimé. "Lorsque le président se met en scène avec un braqueur, il ne donne pas l’exemple", a-t-il poursuivi en référence au selfie du chef de l'Etat avec un ancien braqueur lors de son déplacement à Saint-Martin. 

"DES ACTES ODIEUX" 


Le ministre de l'Intérieur a apporté "tout (son) soutien à la professeure lâchement menacée"

"SOLIDARITÉ AVEC LE PROFESSEUR" 

Le ministre de l'Éducation nationale a "condamné avec fermeté les actes de menace envers un professeur", indiquant que "les mesures les plus rigoureuses ont été prises". 

"INACCEPTABLE" 

Emmanuel Macron a réagi samedi soir après le placement en garde à vue à Créteil d'un lycéen soupçonné d'avoir braqué sa professeure avec une arme factice. 

"Menacer un professeur est inacceptable. J'ai demandé au ministre de l’Éducation nationale et au ministre de l'Intérieur de prendre toutes les mesures pour que ces faits soient punis et définitivement proscrits des écoles", a tweeté le président.

"UN PROBLÈME DE FOND"

Le président du syndicat national des lycéens et collèges, Jean-Rémi Girard, a réagi en apportant tout "son soutien" à l'enseignante braquée "en espérant qu’elle puisse se remettre de cette agression car c’est toujours extrêmement difficile". 

Pour M. Girard, ces faits montrent "ce qui se passe dans un certain nombre de classes". "Ce n’est pas le quotidien heureusement, mais ce sont des choses qui peuvent se produire dans à peu près n’importe quel établissement", a-t-il expliqué pointant du doigt un "problème de fond".  

UN LYCÉEN BRAQUE SA PROFESSEURE AVEC UNE ARME : RAPPEL DES FAITS 

Prof braquée par un lycéen en plein cours à Créteil : ce que l'on sait

Prof braquée par un lycéen en plein cours à Créteil : ce que l'on sait

La scène - largement partagée sur les réseaux sociaux - est glaçante. Un élève du lycée Branly de Créteil a braqué jeudi dernier, une arme sur sa professeure en plein cours de biotechnologie. Le jeune homme réclamait d'être noté présent par l'enseignante. Celle ci est restée immobile et impassible devant l'arme, un pistolet à bille de type airsoft. 


L'enseignante n'a porté plainte que le lendemain et c'est surtout ce week-end que l'affaire a pris une tout autre ampleur après les réactions en chêne de la classe politique. Emmanuel Macron a dénoncé samedi soir un acte "inacceptable".  Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a lui adressé "tout (son) soutien à la professeure lâchement menacée", dénonçant des "actes odieux". Jean-Michel Blanquer  a assuré sur Twitter que "les mesures les plus rigoureuses ont été prises immédiatement" et qui a témoigné de sa "solidarité avec le professeur". 


Le jeune homme, qui a reconnu les faits tout en les minimisant, a été mis en examen pour violences aggravées ayant entraîné une incapacité temporaire de travail (ITT) de sept jours. Suivez dans le direct ci dessous, les réactions à ce fait-divers.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter