VIDÉO - Gilets jaunes : 412 interpellés à Paris, 55 voitures brûlées… Le lourd bilan d'une journée chaotique

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VIOLENCE - A Paris mais aussi en province, de nombreuses manifestations qui se sont déroulées samedi ont été émaillées de violences.

"Un niveau jamais atteint dans les dernières décennies". De l'aveu même du préfet de police de Paris Michel Delpuech, la journée de samedi a été marquée "par des violences d'une gravité sans précédent". Des violences qui se sont également déroulées en province, où plusieurs villes ont été le théâtre de graves incidents.


Pour les heurts de Paris, les chiffres parlent d'eux-mêmes : au total, 412 personnes ont été interpellées. Pas moins de "249 feux" ont été recensés par les pompiers, visant "112 véhicules, 130 mobiliers urbains" et "six bâtiments", a-t-il énuméré, précisant que "le recensement complet des dégâts est en cours". Onze magasins ont été pillés. Evoquant les forces de l'ordre, Michel Delpuech a déploré une "violence extrême et inédite" contre les forces de l'ordre avec "des jets de marteaux", de "billes en acier" ou de "gros boulons". Présent à ses côtés, le procureur de Paris Rémy Heitz a précisé que "378 personnes" avaient été placées en garde à vue, "dont 33 mineurs". Le parquet "n'a jamais eu à gérer un nombre aussi important de gardés à vue", a-t-il ajouté. Un fusil d'assaut a été dérobé dans une voiture de police, un manifestant a été gravement blessé par une grille du Jardin des Tuileries qu'il venait de desceller avec d'autres Gilets jaunes et une voiture des forces de l'ordre a été incendiée.  

Certains manifestants ont jeté "des pavés de dix à douze kilos"

Dans le sud de la France, certains rassemblements de Gilets jaunes ont, eux aussi, été émaillés de heurts. A Toulouse, 57 personnes, dont 48 policiers, ont été blessées. Sur les 48 policiers blessés, 5 ont été hospitalisés. Ils sont ressortis de l'hôpital et se sont vu prescrire une "interruption temporaire de travail allant de un à dix jours", selon le communiqué de la préfecture. A Albi, la préfecture du Tarn a été la cible "de projectiles inflammables" sans provoquer de dégâts, mais l'intervention des forces de l'ordre qui ont donné lieu à des échauffourées. A Narbonne, près de 800 personnes ont manifesté et un groupe "s'en est pris à la sous-préfecture", brisant "portail et fenêtres".  


En Haute-Loire, c'est la préfecture qui a été incendiée au Puy-en-Velay. Le préfet Yves Rousset a dénoncé "la volonté de porter sévèrement atteinte à l'intégrité physique des forces de l'ordre, voire de tuer" de la part de certains manifestants ayant jeté "des pavés de dix à douze kilos". Les services de l'Etat dans le département ont indiqué que 18 gendarmes et policiers ont été blessés lors de ces événements et que 13 interventions des pompiers ont été nécessaires pour circonscrire les incendies.

A la Ciotat, dans les Bouches-du-Rhône, c'est une nouvelle fois un péage qui a été le théâtre d'incidents : huit personnes ont été placées en garde à vue.  Deux policiers ont été blessés au cours d'affrontements avec une quarantaine de "casseurs" cagoulés et casqués qui ont jeté des projectiles, a indiqué le commissaire de La Ciotat Matthieu Valet. L'un d'eux a foncé avec son scooter à deux reprises sur un des policiers, qui est tombé. Le fonctionnaire qui souffre notamment de contusions à la jambe, s'est vu prescrire trois jours d'ITT. Un autre homme sur un deux-roues a également tenté de foncer sur un autre policier.

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