Le RIC ou référendum d'initiative citoyenne, une revendication de plus en plus ancrée chez les Gilets jaunes

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La colère des Gilets jaunes

REVENDICATION - Lors des manifestations des Gilets jaunes fleurissent les banderoles avec les trois lettres R.I.C, acronyme de référendum d'initiative citoyenne. Une revendication devenue centrale au sein du mouvement, désormais accolée à l'acronyme CARL ("constituant, abrogatoire, révocatoire et législatif").

Bien loin de la baisse des taxes sur le prix de l'essence, l'un des slogans très prisés des Gilets jaunes tient désormais en 3 lettres : RIC, pour référendum d'initiative citoyenne. De nombreuses banderoles affichent cet acronyme dans les cortèges partout en France. Des Gilets jaunes ont appelé à plusieurs reprises à ce que ce référendum d’initiative citoyenne  soit inscrit dans la Constitution comme l'est déjà aujourd'hui le référendum d'initiative partagée, bien plus difficile à organiser.

Avec le RIC, les Gilets jaunes souhaitent qu'une proposition de loi obtenant 700.000 signatures - sur un site internet sous le contrôle d'un organisme indépendant - entraîne un référendum national dans un délai d'un an, après un passage pour éventuel amendement à l'Assemblée nationale, le Parlement n'étant donc pas sollicité en amont. En décembre, Edouard Philippe s'était montré ouvert à un débat sur la question, et le sujet pourrait être abordé dans le cadre du "grand débat national". 

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En décembre, Priscillia Ludosky, figure de proue du mouvement, avait justifié la mise en oeuvre d'une telle mesure en estimant que les Gilets jaunes se sentaient dépossédés du "contrôle sur la marche de notre pays". "Être seulement autorisé à glisser un bulletin dans l'urne pour élire un président, un député ou un maire, ce n'est pas exercer sa souveraineté", avait également jugé Maxime Nicolle, alias Fly Rider, lors d'une prise de parole à Versailles. Le personnage polémique aux "lives" vus pour certains plus de 400.000 fois estimait que la démocratie représentative consistait à "déposséder" les Français du pouvoir et à "se faire réduire au silence pendant les cinq ou six ans qui séparent deux scrutins de même niveau". Face à cette amertume, la seule solution "concrète" apparaissant désormais pour ces représentants afin de sortir d’une "crise démocratique" se résume en trois lettres : RIC. 

Sur Facebook, de plus en plus de Gilets jaunes arborent à présent en guise de photo de profil le vêtement jaune fluo avec l’inscription "La France a besoin de démocratie. Exigeons le R.I.C". Dans un récent sondage réalisé sur le site "La France en colère", 29.000 personnes se sont prononcées pour et moins de 100 contre.

Le R.I.C, une "cause commune"

La proposition a rapidement conquis le mouvement des Gilets jaunes, présentée comme "une bonne cause commune" et une solution miracle qui leur permettrait de réunir toutes leurs revendications.  Tout cela sans chercher à élire des représentants, une piste qui divise profondément le mouvement, notamment dans la perspective des élections européennes de mai

L'acronyme RIC est désormais accolé, souvent, à l'acronyme CARL sur les banderoles déployées lors des manifestations. De quoi s'agit-il ? D'une revendication complémentaire des Gilets jaunes, qui veulent que ce référendum soit "constituant, abrogatoire, révocatoire et législatif". C'est-à-dire qu'il ait la capacité de modifier les lois, y compris les plus fondamentales, qui régissent notre démocratie. 

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