Gilets jaunes, "acte 27" : polémique à Reims après les dégâts, les commerçants dépités

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MANIFESTATIONS - Pour ce 27e samedi de mobilisation, qui marquait les six mois du mouvement, les autorités ont dénombré 15.500 manifestants, dont 1600 à Paris, soit la plus faible mobilisation jamais enregistrée. Des incidents ont éclaté à Reims. Le maire de la ville dénonce le manque d'anticipation par l'Etat de la présence des casseurs. Suivez les dernières informations en direct.
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PRÉLÈVEMENTS DE SANG EN PLEINE RUE


Une enquête préliminaire a été ouverte pour comprendre pourquoi des prélèvements sanguins ont été effectués lors de manifestations de "Gilets jaunes". De quoi faire la lumière sur les nombreuses vidéos, et témoignages, qui estiment que quatre personnes s'auto-proclamant "street medics" ont prélevé le sang de manifestants en pleine rue. Selon le parquet de Paris, cité par l'AFP, cette enquête a été ouverte jeudi pour "violences volontaires aggravées" et "mise en danger de la vie d'autrui". 


Contacté par l'AFP, Renaud Fiévet, qui se présente comme médecin anesthésiste originaire de Belgique, estime qu'"une quinzaine de manifestants" a subi ces prises de sang. Objectif : vérifier une potentielle "intoxication au cyanure causée par une exposition prolongée aux gaz lacrymogènes" tirés par les forces de l'ordre. Selon lui, ces prélèvements ont été pratiqués lors des manifestations du 20 avril et du 1er mai à Paris.


Les prélèvements ont été faits "dans le respect des protocoles", à l'initiative d'un groupe composé de deux "médecins" et un "docteur en biologie", a affirmé celui qui se présente comme un médecin. "Des ordonnances ont été établies pour ces prélèvement et les personnes prélevées ont signé un consentement écrit", a-t-il précisé.

À REIMS, LES COMMERÇANTS DÉPITÉS


Eric Toussaint, président de l'association des Vitrines de Reims a réagi aux violences de la veille au micro de LCI, soulignant que "l'encadrement policier que nous avons vu sur le terrain n'était pas celui que nous attendions". Et d'ajouter : "Ça a étonné beaucoup de commerçants de voir cette situation".

INCIDENTS À REIMS : LE PRÉFET S'EXPLIQUE


" Nous n’avions eu hier aucune information sur l’arrivée de plusieurs dizaines de Black blocs et de plusieurs dizaine de gilets jaunes extrémistes.  Les black blocs ont des actions invisibles. C’est strictement impossible d’anticiper la volonté de 200 personnes de casser", explique Denis Conus le préfet de la Marne sur LCI. Ce dernier déplore une "volonté de haine et de détruire" [..] "très difficile à anticiper".

GILETS JAUNES : LA FIN DU MOUVEMENT ?

DÉGÂTS À REIMS 

Le maire de la ville s'en prend à l'Etat.

Urgent

PARTICIPATION


Le ministère de l'Intérieur dénombre 15.500 manifestants en France ce samedi 18 mai, dont 1600 à Paris, soit la plus faible mobilisation depuis le début du mouvement il y a 6 mois. La semaine dernière, ils étaient environ 18.600, selon la même source.


Un comptage contesté par les Gilets jaunes, dont le "nombre jaune" revendique 41.000 manifestants ce samedi.

REIMS


Sur Twitter, la radio France Bleu Champagne-Ardennes indique avoir été victime de vandalisme. Les vitres de la station ont été brisées.

À LA LOUPE


Accusé d'avoir détruit des radars automatiques, il a fait l'objet d'une saisie à hauteur de 175.000 euros, une première. Explications

Pourquoi un Gilet jaune s'est fait saisir ses appartements pour payer des dégradations avant même d'avoir été jugé ?

Pourquoi un Gilet jaune s'est fait saisir ses appartements pour payer des dégradations avant même d'avoir été jugé ?

PARIS


VIDÉO - La manifestation se rapproche de Montmartre, direction le Sacré-Coeur.

TENSIONS À BESANÇON

BESANÇON

PARIS


Le cortège filmé à Notre-Dame-de-Lorette.

PARIS


Le cortège de La Défense s'est mis en route en direction de Montmartre, mené par les femmes du mouvement.

CHIFFRES


A 14h, il y avait 2800 manifestants dans toute la France, dont 1100 à Paris, selon le ministère de l'Intérieur. A la même heure samedi dernier, ils étaient 2700 dont 600 à Paris, selon la même source.

REIMS


A 14H, plusieurs centaines de Gilets jaunes étaient réunis à Reims, en attendant le départ du cortège.

COURBEVOIE


Parti de La Défense, le cortège parisien en direction de Montmartre a traversé Courbevoie à la mi-journée. Dans ses rangs, Jérôme Rodrigues qui a déclaré : "C'est un triste anniversaire. Je n'ai pas envie de le fêter, j'ai envie de continuer à revendiquer, tout ça dans le pacifisme..."

PARIS-LA DÉFENSE


Entre 50 et 100 manifestants étaient présents devant le siège social de Total, ce samedi vers 11h à La Défense, pour dénoncer la hausse des prix de l'essence.

MOURAUD


Sur le plateau de LCI ce samedi matin, alors que les Gilets jaunes fêtent leurs six mois de mobilisation, Jacline Mouraud est revenue sur la vidéo qui a fait d'elle une égérie du mouvement. A la question "si c'était à refaire, vous reposteriez votre vidéo ?" que le lui pose Bénédicte Le Chatelier, voici sa réponse :  "Bien sûr, je referais la même chose. Parce que, qu'est-ce qu'ils font du pognon ? On ne sait toujours pas".

DEUX CORTÈGES


Pour ce 27ème samedi de mobilisation, deux cortèges parisiens doivent partir, l'un près du Tribunal de grande instance porte de Clichy, l'autre depuis le quartier d'affaires de La Défense.

CHAMPS-ELYSÉES


Alors que des "appels nationaux" ont été lancés pour se rassembler à Reims et Nancy pour cet "acte 27", après deux samedis marqués par un recul de la mobilisation, tombée à ses plus bas niveaux depuis le début du mouvement, à Paris certains secteurs sont toujours interdits à la manifestation. Sur les Champs-Elysées, si le dispositif de sécurité est allégé ce samedi, il toujours présent.

MACRON

Estimant avoir apporté "des réponses" après ses annonces de décembre et d'avril, Emmanuel Macron s'emploie aujourd'hui à discréditer le mouvement et ses ambitions : "Pour celles et ceux qui continuent aujourd'hui, il n'y a plus de débouché politique". Et d'ajouter, dans une phrase qui ne sera pas sans rappeler Jean-Pierre Raffarin, selon qui "ce n'est pas la rue qui gouverne" : "La démocratie, ça ne se joue pas le samedi après-midi".

GENEVIÈVE LEGAY


Geneviève Legay, la manifestante de 73 ans  blessée dans une charge de police lors d'un rassemblement interdit des "gilets  jaunes" le 23 mars à Nice, est rentrée chez elle après près de deux mois  d'hospitalisation, a annoncé mecredi Attac, dont elle est militante.

DOIGT D'HONNEUR : CLASSÉ SANS SUITE



Selon nos informations, un homme a été interpellé mardi matin à Paris, soupçonné d'avoir fait un doigt d’honneur au passage du cortège présidentiel lors de la cérémonie d’hommage aux militaires  Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello, tués au Burkina Faso. L’homme a été arrêté à l’angle de la rue de l’Université et de l’avenue Galliéni et placé en garde à vue.  


D’après les premiers éléments de l’enquête, il est présenté par les policiers comme l’un des organisateurs des manifestations des gilets jaunes à Paris. La procédure a été finalement classée sans suite par le parquet de Paris indique une source judiciaire à LCI. Ce classement a été prononcé en raison d'une irrégularité de procédure.

GARDE A VUE


Selon nos informations, 9 personnes étaient en garde à vue à Paris ce dimanche matin après les manifestations de la veille, dont 1 mineur. 

NANTES


Une enquête de police a été ouverte après que des forces de l'ordre ont sorti leur arme alors qu'un automobiliste se dirigeait vers elles samedi à Nantes lors d'une manifestation des Gilets jaunes, a appris l'AFP auprès de la préfecture.


Les faits se sont déroulés sur le Quai de la Fosse. "Un automobiliste a tenté de forcer un barrage, ils (les forces de l'ordre, ndlr) ont sorti leur arme et l'automobiliste a fait demi-tour", a indiqué la préfecture de Loire-Atlantique. Les forces de l'ordre "n'ont pas fait usage de leur arme, ça s'est arrêté là", a ajouté la préfecture, précisant que l'automobiliste n'avait pas été interpellé.

Urgent

CHIFFRES


Selon le ministère de l'Intérieur, environ 18.600 personnes, dont 1200 Paris, ont manifesté dans l'ensemble de la France, un chiffre proche de celui de la semaine passée (18.800) qui marquait la plus faible mobilisation depuis le début du mouvement il y a presque six mois.


Ce comptage des autorités est contesté par les "gilets jaunes", qui ont dénombré sur la journée plus de 37.000 manifestants.

LYON


Au moins dix policiers et gendarmes ont été blessés, des blessures allant jusqu'à la fracture, selon la préfecture, qui estime que "la manifestation est gangrenée par des casseurs violents".  La gendarmerie mobile et les CRS encadraient de très près la tête du cortège et étaient visés par des jets de bouteilles, pierres ou pétards. 

LYON


La préfecture du Rhône indique la manifestation peut se poursuivre mais qu'elle a demandé aux forces de l'ordre de bloquer l'accès aux rues commerçantes de Lyon pour éviter d'autres dégradations.

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