"Je n'appelle pas à la guerre civile, je mets en garde !" : Chalençon assume ses propos tenus sur une chaîne italienne

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GILETS JAUNES - Christophe Chalençon a créé la polémique jeudi après avoir expliqué à la télévision italienne que des "paramilitaires" étaient "prêts à intervenir de partout". Contacté ce vendredi par LCI, le Vauclusien assume ses propos.

"Il y a des gens qui sont prêts à intervenir de partout. (...) Des paramilitaires, des gens qui sont retraités de l'armée et qui sont contre le pouvoir”. Les paroles de Christophe Chalençon, diffusées par une émission italienne jeudi soir, n’ont pas manqué de faire réagir, ce vendredi. Christophe Castaner, le ministre de l’Intérieur, les a interprétées comme l’annonce d’un coup d’état en préparation.


Le député Matthieu Orphelin a dénoncé, sur Twitter, des "propos graves, honteux et irresponsables". 

Contacté par LCI, le Gilet jaune du Vaucluse, qui avait déjà en décembre réclamé la démission du gouvernement d'Edouard Philippe et appelé à la nomination du général de Villiers à sa place, assume : "Heureusement que je maintiens (mes propos). Pourquoi je ne les maintiendrais pas ? Je n'appelle pas à la guerre civile, je mets en garde ! À force de faire du politiquement correct, de mettre la poussière sous le tapis, on en arrive à des situations qui n’ont pas évolué depuis trois mois et Monsieur Castaner se félicite des gens qu'il mutile dans la rue."

Chalençon précise

En début d'après-midi, ce 15 février, Christophe Chalençon a publié sur Twitter un communiqué dans lequel il explique n'avoir "jamais appelé d'aucune manière que ce soit à un coup d'état" et lorsqu'il évoque "des groupes paramilitaires, c'est car j'entends et je constate les risques croissants de violence, mais il ne s'agit en aucun cas de groupes auxquels j'appartiens". 

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Mardi, Christophe Chalençon et d'autres membres d'une liste de "gilets jaunes" montée pour ces élections européennes avaient semé la zizanie en rencontre Luigi Di Maio, chef de file du Mouvement 5 étoiles et numéro deux du gouvernement italien.


Le mouvement des Gilets jaunes, entamé le 17 novembre, va connaître son 14e week-end de mobilisation. 

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