Gilets jaunes : couvre-feu de trois jours à La Réunion après plusieurs nuits de violences

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SOCIETE - Un couvre-feu partiel a été instauré dans la moitié des communes de La Réunion où les écoles sont restées fermées mardi à la suite d'une nouvelle nuit de violences en marge du mouvement des "gilets jaunes". Il restera en place jusqu'à vendredi au moins.

Des voitures qui brûlent, des blessés, des écoles fermées... Après plusieurs nuits de violences en marge du mouvement des Gilets jaunes, un couvre-feu partiel a été instauré dans la moitié des communes de La Réunion.


"C'est une mesure forte, inédite, elle me paraît adaptée à la situation, à cette menace que nous devons combattre", a annoncé le préfet de La Réunion, Amaury de Saint Quentin, à la presse après avoir décrété une interdiction de circuler dans douze communes de l'île entre 21h et 6h.


Cette mesure, qui concerne notamment le chef-lieu Saint-Denis, entre en vigueur mardi soir et sera en place au moins jusqu'à vendredi.

L'aéroport également fermé

La chambre de commerce, gestionnaire de l'aéroport international de Roland-Garros, a par ailleurs annoncé que l'aéroport serait fermé à partir de 18h mardi et jusqu'à mercredi matin.


En accord avec le rectorat, le préfet de La Réunion avait décidé dès lundi la fermeture des crèches, des établissements scolaires mardi (soit 523 écoles, 84 collèges et 48 lycées). L'université a également gardé portes closes, tout comme les collectivités locales et les chambres consulaires.

Le préfet a annoncé la tenue de discussions mardi après-midi avec des membres de collectifs et des gilets jaunes qui seront reçus en préfecture à Saint-Denis.


Mardi à midi, il y avait toujours 35 barrages dressés sur les routes réunionnaises pour protester notamment contre la hausse des prix des carburants et la baisse du pouvoir d'achat. L'île a connu une nouvelle nuit de violences avec notamment des affrontements entre groupes de jeunes et les forces de l'ordre. Des voitures ont été brûlées, des commerces ont été vandalisés et incendiés, alors qu'un hypermarché à Saint-Denis a été pillé. 

Des dizaines d'interpellations

Plusieurs caillassages et des actes de racket ont également été perpétrés sur des automobilistes roulant de nuit.

Selon la préfecture, il y a eu une dizaine d'interpellations et cinq policiers ont été blessés.


Des renforts de gendarmes mobiles sont arrivés lundi de Mayotte. D'autres étaient attendus, sans que la préfecture en précise le nombre.

Lundi, la ministre des Outre-mer Annick Girardin avait réuni les élus réunionnais présents à l’occasion du 101 congrès des maires de France pour un point de situation sur les tensions que connaît actuellement La Réunion.


Selon la préfecture, il y a eu depuis samedi 17 novembre, 64 interpellations et 12 blessés légers parmi les forces de l'ordre (6 policiers et 6 gendarmes), au cours des violences survenues la nuit en marge des manifestations des Gilets jaunes.

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