La pétition de Priscilla Ludosky pour la mise en place du référendum d'initiative citoyenne atteint (déjà) les 22 000 signatures

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La colère des Gilets jaunes

AVIS EN LIGNE - Publiée lundi à le veille du lancement du Grand débat national, la nouvelle pétition de Priscillia Ludosky atteint déjà 22 000 signatures. Elle souhaite organiser un référendum autour de trois propositions : la mise en place du Référendum d'Initiative Citoyenne, une baisse de toutes les taxes et impôts sur les produits de première nécessité et une diminution des salaires et privilèges des élus et des hauts fonctionnaires.

C'est par une pétition que Priscillia Ludosky s'est fait connaître au sein du mouvement des Gilets jaunes. En réclamant sur le site Change.org une baisse du prix des carburants, la jeune femme de 33 ans avait rassemblé des milliers de Français et mis en lumière un mécontentement latent. Aujourd'hui plus d'un million de personnes l'ont signé. Lundi, celle qui est rapidement devenue l'une des figures centrales du mouvement, a utilisé une nouvelle fois ce procédé. Le texte a déjà recueilli plus de 22 000 signatures depuis son lancement.

Mais les revendications ont cependant évolué depuis la première pétition. Celle-ci réclame un référendum autour de trois revendications : la mise en place du Référendum d'Initiative Citoyenne, le fameux RIC, une baisse de toutes les taxes et impôts sur les produits de première nécessité comme "l'énergie, le logement, les transports, les produits alimentaires, et les vêtements". Un effort supplémentaire est proposé sur les produits bios, sains et fabriqués en France. Troisième point : une "baisse significative de toutes les rentes, salaires, privilèges et retraites courantes et futures des élus et hauts fonctionnaires."

La date de mise en ligne n'a pas été choisie par hasard. Elle a été mise en ligne lundi à la veille du lancement officiel du Grand débat national par le président de la République. "Nous l’avions déjà évoqué, nous nous méfions de ce débat", explique sans détour Priscillia Ludosky. En cause : "l’organisation discutable, le contexte flou et l’issue incertaine." Elle précise cependant qu'elle n'a jamais refusé d'y participer comme certains l'avaient laissé entendre.

La jeune femme a notamment été gênée des revirements du gouvernement sur son organisation. La Commission Nationale du Débat Public avait été mandatée dans un premier temps et sa directrice Chantal Jouanno avait proposé une rencontre à Priscillia Ludosky, avant que l'ancienne ministre ne se retire et avec elle de fait la CNDP.

Des revendications soutenues par les Gilets jaunes

La jeune femme tient à souligner qu'elle ne cherche pas à tirer la couverture sur elle. Elle se décrit ainsi comme n'ayant qu'"un rôle de transmission des besoins exprimés par beaucoup de citoyens Gilets jaunes". Les revendications proposées dans cette pétition sont selon elle, le fruit d'une grande collecte réalisée au sein du mouvement puis soumis à "un sondage posté sur les réseaux sociaux". Toutes trois ont déjà été proposées au gouvernement lors de précédentes rencontres mais n'ont pas été suivies d'effet.

Cette pétition vise donc à les imposer dans un débat national, à travers un référendum.

La trentenaire souhaite par ailleurs prioriser les revendications selon les régions et invite tout à chacun à y contribuer.

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