"Je n'ai pas demandé à me mettre en avant" : non, le général de Villiers ne veut pas être Premier ministre

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MISE AU POINT - Son nom revient en boucle chez certains Gilets jaunes qui verraient en lui un futur Premier ministre. Le général Pierre de Villiers, ex-chef d'Etat major des Armées limogé par Emmanuel Macron en 2017, a clairement repoussé cette idée.

Il avait fait l'actualité en 2017 lors de son coup de gueule sur les moyens accordés à l'Armée. Avant d'être limogé par Emmanuel Macron. Pierre de Villiers, ex-chef d'Etat major des armées est devenu - bien malgré lui , semble-t-il - une des personnalité dont le nom revient en boucle dans la bouche de certains Gilets jaunes qui voient déjà en lui un potentiel Premier ministre. 


C'est le cas notamment de Christophe Chalençon, le porte-parole des Gilets jaunes du Vaucluse. "Moi, je verrais bien un général de Villiers à la tête du gouvernement. Il a servi la France de gauche ou de droite. Aujourd'hui, c'est un homme de poigne qu'il faut à la tête du gouvernement", lançait-il le 3 décembre dernier, interrogé sur l'antenne d'Europe 1

"Je suis un homme public par effraction"

Invité jeudi 6 décembre de l'émission C à vous sur France 5, à l'occasion de son livre "Qu'est-ce qu'un chef ?" (Fayard), l'ancien chef d'état-major des armées (CEMA) a réagi à cette revendication en pleine crise des Gilets jaunes. "Au-delà de ma personne, dans cette affaire c'est l'institution militaire, vous (Anne-Élisabeth Lemoine, ndlr) avez raison de le souligner, qui est respectée. Je suis un homme public par effraction, je n'ai pas demandé à me mettre en avant", a-t-il confié. "Les événements m'ont mis en avant et maintenant je gère la situation au mieux. J'essaie d'être utile en transmettant de ce que j'ai appris dans l'armée au travers de deux livres en quatorze mois. L'institution militaire est respectée et de plus en plus populaire. 85% des Français apprécient l'institution militaire pour deux raisons : une : nous protégeons la France et les Français et ils ont plutôt confiance, deux : nous sommes une institution qui a conservé son épine dorsale de valeurs qui répondent à ce que les jeunes attendent."

Pierre de Villiers avait démissionné le 19 juillet 2017. Le frère de l'ancien chef de file du Mouvement pour la France (MPF), Philippe de Villiers, avait manifesté son désaccord sur le budget alloué aux armées.  "Si quelque chose oppose le chef d'état-major des armées au président de la République, le chef d'état-major des armées change", avait déclaré le président. Recadré sèchement, le général de Villiers avait alors quitté son poste, une première dans toute l'histoire de la Ve République.

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