Gilets jaunes : l'éleveur de volailles en détresse ne fournit pas (vraiment) l'Elysée

Gilets jaunes : l'éleveur de volailles en détresse ne fournit pas (vraiment) l'Elysée
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MISE AU POINT - Le jeune volailler de l'Ain qui disait fournir l'Elysée en volaille de Bresse et qui avait poussé un coup de gueule sur Facebook, pour dénoncer le faible montant de son salaire, dans une vidéo de huit minutes a été rattrapé au vol par le chef de l'Elysée, Guillaume Gomez.

L'Elysée met les choses au point. En douceur, malgré tout. Alois Gury, éleveur de volailles de Bresse avait posté une vidéo cette semaine, interpellant Emmanuel Macron et sa politique. L'homme disait avoir fourni l'Elysée en volailles de Bresse, durant les commémorations du 11-Novembre, à l'occasion du dîner des chefs d'Etat. 

Dans cette vidéo de huit minutes, publiée sur Facebook et retirée depuis, il expliquait être dans le dénuement, ne pas parvenir à boucler ses fins de mois avec 700 euros de revenus, le tout avec un travail qui occupait ses semaines à hauteur de 80 heures.  "Vous ne me méritez pas de manger mes volailles (...). Régaler Merkel, Trump ou Poutine, c’est bien. Mais moi, dans mon coin, je ne m’en sors pas. C’est le bordel, je suis dans la merde "avait lancé le trentenaire. Un message vu des milliers de fois sur Internet et qui est arrivé aux oreilles du chef de l'Elysée, Guillaume Gomez. 

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Dans un tweet, ce dernier s'est adressé au jeune éleveur de l'Ain expliquant qu'il était touché par le message et qu'il compatissait avec sa détresse. Mais qu'il n'était pas fournisseur de l'Elysée en volailles de Bresse. 

Ce jeudi matin, le jeune éleveur a publié une seconde vidéo pour remercier les internautes d'avoir partagé la précédente et qu'il n'avait pas mis en ligne la première pour faire le buzz. 

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Il a expliqué qu’il fournissait en réalité deux coopératives liées aux volailles de Bresse : Chapon Bressan et les Volailles Miéral. "Je ne suis pas le fournisseur de l'Elysée. Je suis éleveur pour Miéral et Chapon Bressan, comme beaucoup d'éleveurs". Ces deux coopératives sont, selon ses dires, fournisseuses de l'Elysée mais aucune de ses volailles ne s'est retrouvé sur la table de l'Elysée, le jour-dit. "C'était les volailles de confrères", dit-il. 

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