Agression de deux gendarmes : l'ex-boxeur Christophe Dettinger maintenu en détention provisoire

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JUSTICE - La cour d'appel de Paris a ordonné mercredi le maintien en détention provisoire de Christophe Dettinger, poursuivi pour avoir frappé des membres des forces de l'ordre lors d'une manifestation des Gilets jaunes le 5 janvier à Paris.

Christophe Dettinger attendra son procès en prison. La cour d'appel de Paris a ordonné mercredi le maintien en détention de l'ancien boxeur professionnel, poursuivi pour avoir frappé deux gendarmes le 5 janvier lors d'une manifestation des Gilets jaunes dans la capitale. Des faits qui avaient été rendus publics à travers une vidéo devenue virale.


Incarcéré depuis le 9 janvier après s'être rendu de lui-même à la police, le boxeur originaire de l'Essonne demandait sa remise en liberté sous contrôle judiciaire, en attendant son procès, prévu le 13 février, pour "violences volontaires en réunion sur personnes dépositaires de l'autorité publique". La représentante du parquet général avait requis lundi le maintien en détention de Christophe Dettinger, en raison de la "personnalité extrêmement inquiétante et dangereuse" de cet homme "parfaitement impulsif et totalement déterminé à commettre des actes violents".

"Une décision incompréhensible"

Jugé le 9 janvier en comparution immédiate, l'ex-boxeur avait obtenu un délai pour préparer sa défense. Le tribunal correctionnel avait délivré un mandat de dépôt afin d'empêcher "une soustraction à la justice". Dans cette affaire, les deux gendarmes blessés, qui se sont vu prescrire 15 et 2 jours d'ITT, se sont constitués parties civiles.

"Une décision incompréhensible", a réagi sur LCI l'avocat de Christophe Dettinger, maître Hugues Vigier. "Il y a une immense déception", a poursuivi ce dernier, jugeant que les motivations invoquées, à savoir le risque de se soustraire à la justice et le risque de réitération, étaient infondées. Compte tenu des délais avant le procès, la défense de l'ex-boxeur ne formulera toutefois pas de nouvelle demande de libération, a indiqué l'avocat. 

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